| NOTRE-VIE Mai 2008 Pages 1, 2 & 4 |
|
|
La page 3
de chaque édition locale
est à voir sur le site du secteur correspondant (s'il est en ligne)
Consulter la carte |
Ce magazine est aussi disponible
pour les mal-voyants
sur cassette audio à la
Bibliothèque Sonore |
02.54.78.42.15 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Enjeux de société
autour de la fin de vie
Ces dernières semaines, les média se sont fait l’écho, parfois sur un mode très émotionnel, de plusieurs affaires de demandes d’euthanasie ou de suicide assisté.
Ces différentes situations de vie, toutes tragiques et pleines de souffrance, semblent parfois avoir été mises en avant dans une démarche d’instrumentalisation médiatique, pour introduire dans la législation française une reconnaissance du suicide assisté ou de l’euthanasie
|
Douleur et souffrance
Cette fièvre médiatique retombée, nous pouvons plus sereinement évoquer quelque uns des véritables enjeux de société en cause : la souffrance des patients, les conditions de la fin de vie et les bonnes pratiques professionnelles.
Reconnaissons d’abord que dans les situations évoquées dans les média, mais aussi dans les témoignages ou réactions entendus, la part de la douleur (« avoir mal ») mais aussi de la souffrance (« être mal ») est considérable.
Ce qui rappelle un impératif absolu que doit avoir notre société envers les personnes malades et leur proches: traiter la douleur et soulager la souffrance. Et pas seulement en fin de vie, mais dès que la maladie grave vient bouleverser et menacer la vie.
haut de page
Des formations nécessaires
Des efforts considérables de formation restent donc à faire auprès des professionnels de santé, en terme de prise en charge adaptée de la douleur, mais aussi d’attention et de prise en compte des autres problématiques du patient, qu’elles soient du domaine physique, psychologique et relationnel, mais aussi social. L’enjeu est que tous les soignants, médicaux et non médicaux, puissent avoir dans leur cursus initial mais aussi tout au long de leur exercice, non seulement une bonne formation dans le domaine biomédical, mais soient aussi sensibilisés à l’importance de la relation avec l’autre et la nécessité d’apprendre à travailler en pluridisciplinarité autour des situations complexes.
Rappelons juste un fait attesté par l’expérience : lorsqu’une prise en charge attentive et des soins adaptés sont mis en place, sous réserve que ceux-ci soient acceptés par le patient - ce qui ne semblait pas être le cas pour Mme Sébire -, l’énorme majorité des demandes de mourir cesse d’elle même.
haut de page
Diffuser une « culture palliative »
Constatons par ailleurs que malgré un indiscutable effort des pouvoirs publics pour créer ou développer des structures spécialisées des soins palliatifs, l’accès à ces soins, pourtant inscrit dans la loi, reste encore trop limité. L’inégalité entre certaines régions est flagrante. Le renforcement des structures de l’ensemble du dispositif des soins palliatifs doit être mis en œuvre, mais aussi plus largement la diffusion d’une « culture palliative » dans la société.
|
|
|
|
 |
|
Trop de nos concitoyens, et même des professionnels de santé, considèrent les soins palliatifs comme des soins aux mourants et les associent donc à la perte d’espoir, ce qui ne facilite pas la mise en œuvre de soins adaptés auprès de la personne malade. Il faudrait que notre société puisse réapprendre à évoquer la mort ou la fin de vie autrement qu’à travers des situations extrêmes ou très médiatisées.
Faire connaître la loi Léonetti
Enfin, le déficit d’information est criant concernant la loi sur le droit des malades et la fin de vie (dite loi Léonetti). Cette loi, qui condamne l’acharnement thérapeutique, qui renforce les droits du patient à refuser tout traitement, même si cette décision raccourcit la durée de sa vie, est toujours très mal connue du grand public et même des professionnels de santé. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics que cette loi, très novatrice, soit mieux connue et surtout mieux appliquée.
Soigner jusqu’au bout de la vie
La question du suicide assisté dépasse le champ de la santé. La problématique principale est un choix de société : donner la mort (l’euthanasie) ou faciliter le suicide, sont elles des réponses adaptées à la souffrance du patient, même si celui-ci le demande ?
Souhaitons nous mettre en avant l’individu (et même plutôt l’individualisme) ou continuer à inscrire des repères de solidarité et d’humanité dans notre société ?
Sept sociétés savantes, de différentes spécialités médicales (voir www:sfap.org), ont récemment rappelé que l’engagement fondamental des soignants, médicaux et non-médicaux, est de soigner et prendre soin jusqu’au bout de la vie. Et que donner la mort ne peut pas être la solution face à la détresse du patient.
Dr. Godefroy Hirsch
Médecin d’une équipe mobile
de soins palliatifs à domicile en Loir et Cher
|
|
|
Une société pour la vie
Le président de la Conférence des évêques, le cardinal André Vingt-Trois, dès l’ouverture de l’assemblée de évêques à Lourdes au début du mois d’avril a tenu a évoqué la question de la dignité et du respect de la vie de son commencement jusqu’à son terme naturel. Voici les^paroles très fortes qu’il a délivré à ce sujet.
|
« Une récente campagne a été orchestrée, une nouvelle fois, à partir du drame personnel d'une personne gravement malade délivrer pour faire passer dans l'opinion le sentiment qu'il y aurait urgence à délivrer légalement un permis de disposer de sa vie. En réalité, il s'agirait d'un nouveau permis de disposer de la vie de son prochain, disons-le simplement : d'un permis de tuer…. On parle beaucoup de dignité ! Nous n'avons certainement pas la même conception ni la même pratique de ce mot.
haut de page
Le courage de la « dignité »
« Sournoisement, le travail admirable des équipes de soins palliatifs a été discrédité et dévalué aux yeux de l'opinion. Honteusement, des milliers de personnes gravement atteintes ou dans le dernier âge de leur vie ont été soupçonnées de ne pas avoir le courage de la « dignité ». Frauduleusement, la requête de reporter la décision de sa mort sur la société a été présentée comme un progrès humain. La loi, votée il y a deux ans et pas encore vraiment appliquée, a été occultée. La passion pour la mort a remplacé la compassion pour la vie…
« Aujourd'hui, nous voulons dire ensemble notre conviction que la société n'a pas vocation à organiser la mort, la mort de personne : ni celle de l'enfant à naître, ni celle du grand malade en phase terminale, ni celle des vieillards en fin de vie.
Si elle le faisait, elle saperait les fondements mêmes de son existence. Elle deviendrait un lieu du doute : veut-on encore de moi ?
|
haut de page |
Les admirables équipes soignantes
« Comme évêques mais tout simplement comme êtres humains, nous voulons rappeler que la dignité humaine n'est pas de chercher dans la mort la solution aux situations graves et angoissantes auxquelles tous les hommes sont confrontés un jour ou l'autre. Nous voulons dire encore une fois notre estime et notre admiration pour les hommes et les femmes qui assument leur vie avec courage et discrétion, pour les médecins qui cherchent sans cesse à soulager la souffrance, pour les équipes soignantes qui respectent, elles, la dignité de leurs malades, pour les familles qui accompagnent courageusement leurs membres éprouvés. Surtout, nous voulons exprimer notre résolution d'agir conformément à ces convictions en soutenant tous ceux qui se mettent vraiment au service de la vie. Nous le faisons particulièrement en n'abandonnant pas les malades graves à leur détresse et à leur souffrance. Nous voulons encourager le travail des aumôneries d'hôpitaux et de maisons de retraite. Nous voulons appeler les fidèles laïcs ou consacrés à se proposer pour des services de visite et d'accompagnement auprès des personnes malades ou des personnes âgées, en particulier celles qui sont en grande souffrance physique ou psychologique.
« La dignité humaine est vraiment à promouvoir, mais cette promotion ne peut pas passer par le déni de la valeur de chaque existence humaine quels que soient ses handicaps ! Une société pour la vie est une société qui aide ses membres à vivre jusqu'au bout leur vie, qui ne les fait pas douter de la valeur de leur présence ici-bas.
+ Cardinal André Vingt-Trois
|
|
|
Pétrole : ce n’est pas la fin !
Bizarre, bizarre …la compagnie brésilienne Petrobras vient de découvrir un gisement de pétrole offshore qui pourrait être un des plus importants du monde. Ce nouveau champ pétrolifère, au large de l'Etat de Rio de Janeiro, aurait des réserves estimées à 33 milliards de barils : la plus grande découverte des 30 dernières années. Petrobras avait annoncé en novembre la découverte d'un autre gisement géant dans ce même bassin, dont les réserves sont estimées entre 5 à 8 milliards de barils. Comme quoi… en cherchant bien ! Voilà de quoi se réjouir.
haut de page
|
|
La carte Famille nombreuse
Au cours de la polémique concernant la Carte Famille nombreuse, Mgr Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France, a rappelé que « la politique familiale de l'Etat doit soutenir la famille, structure essentielle de notre société…Le soutien des familles nombreuses est un acte politique de préparation de l'avenir ». I1 a aussi souhaité « que l'Etat maintienne une politique sérieuse d'engagement à l'égard de la famille et ne la déstabilise pas davantage. » Finalement cette fameuse carte est bien maintenue.
|
|
Solidarité avec les chrétiens de Terre sainte
Lors d'un congrès d'Aide à l'Eglise en Détresse (AED), l'archevêque Fouad Twal, futur patriarche latin de Jérusalem, a appelé à une plus grande solidarité avec les Chrétiens de Terre sainte menacés de disparition et « oubliés par les responsables politiques …II y a cinquante ans les chrétiens constituaient encore 10% de la population arabe, alors qu'aujourd'hui ils sont moins de 2% » a-t-il déploré. ors d'un congrès d'Aide à l'Eglise en Détresse (AED), l'archevêque Fouad Twal, futur patriarche latin de Jérusalem, a appelé à une plus grande solidarité avec les Chrétiens de Terre sainte menacés de disparition et « oubliés par les responsables politiques …II y a cinquante ans les chrétiens constituaient encore 10% de la population arabe, alors qu'aujourd'hui ils sont moins de 2% » a-t-il déploré.
haut de page
Chine : la flamme…de la foi
Selon l’agence « Fides », dans les 80 diocèses de Chine continentale, 13 608 personnes, adolescents et adultes, ont été baptisées lors de la Vigile pascale 2008, recevant également la confirmation et l’eucharistie. L’an dernier, ils étaient 8000. Ces chiffres sont le résultat d’une étude faite par le site catholique chinois « Faith ». Selon l’estimation la plus probable, il y aurait, clandestins et officiels confondus, 15 millions de catholiques en Chine.
|
|
Le Monde souffre, la presse souffre
Il y a peu de temps, fait inhabituel, le personnel du quotidien du soir « Le Monde» s’est mis en grève à plusieurs reprises. Un plan de redressement prévoit 129 suppressions d’emplois à la Société Editrice du Monde. A la rédaction 89 postes seraient supprimés : 45 chez les journalistes attitrés et 16 chez les pigistes, 28 dans le personnel technique et administratif. Le quotidien devrait être plus « resserré » en semaine et plus copieux le week-end. Mauvaise nouvelle pour la pluralité d’expression par la presse écrite.
Un nouveau prélat à l’Académie Française
Il s’agit de Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême. Il a été élu le 17 avril au siège laissé vacant par René Remond, intellectuel catholique. Il célèbrera ses 68 ans dans le courant de ce mois. Restera à pourvoir à l’Académie le fauteuil laissé vacant par le Cardinal Jean-Marie Lustiger, fauteuil qui ne sera pas forcément attribué à un ecclésiastique.
Liturgie eucharistique au pôle Nord
Une liturgie eucharistique orthodoxe au eu lieu le dimanche 4 avril et ceci pour la première fois en cet endroit. Elle a été célébrée par un prêtre et deux diacres dans une chapelle itinérante au campement de Barnéo où vivent une poignée d’explorateurs russes. Il y a eu un baptême. Et tout cela par une température extérieure de - 25°.
|
|
|
Annonçons Jésus-Christ
au monde d'ajourd'hui
Inlassablement le Service de Formation permanente du diocèse de Blois continue la mission que lui a confié Mgr de Germiny l’évêque de Blois. Notre Vie a rencontré Marie-Brigitte Feuillée la responsable du service et lui a demandé de présenter la suite du programme (voir nos éditions antérieures).
|
|
C’est la 3ème conférence de l’année. Au 1er trimestre, notre évêque est venu nous parler de « mystagogie », c’est-à-dire comment rentrer toujours plus dans le mystère chrétien qu’est le Christ lui-même, par notre approche répétée des sacrements. La 2ème conférence avait pour sujet la Doctrine sociale de l’Eglise ou comment mettre en accord ses paroles et ses actes. En effet, rentrer toujours plus dans la connaissance du Christ suppose que l’on s’attache toujours plus à vouloir avoir un comportement conforme à l’Evangile dans notre manière de vivre quotidienne.
|
|
Aller au coeur de la foi chrétienne
Ce 3ème trimestre est consacré à l’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui, ce qui répond à l’exigence première de l’Eglise qui trouve sa raison même d’exister dans l’acte d’annoncer l’Evangile, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ au monde qui ne le connaît pas encore.
haut de page
La raison qui a présidé au choix de ce thème s’inscrit dans l’évolution de l’Eglise aujourd’hui. C’est en 1996 que la Conférence des Evêques de France s’adresse aux catholiques dans une lettre où il est noté très clairement l’urgence de prendre conscience pour l’Eglise des changements de société qui caractérisent le monde en cette fin de XXème siècle. Il s’agit d’une prise en compte sociologique du monde tel qu’il est pour adapter nos comportements à cette civilisation fortement marquée par les progrès technologiques et l’accélération dans laquelle les hommes sont embarqués. Les évêques ont rédigé un autre texte « Allons au cœur de la foi » qui a été travaillé dans notre paroisse, où le cheminement qui est donné pour modèle à l’annonce de la foi est celui de la Veillée Pascale dans la mesure où elle permet à chaque chrétien de se remémorer l’œuvre de salut pour son peuple.
|
Un troisième texte important est venu au jour en novembre 2006 pendant l’assemblée plénière des évêques à Lourdes : « Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France » qui donne les nouveaux axes de travail pour l’annonce de l’Evangile dans la société telle qu’elle est en ce début de millénaire, compte tenu de tous les changements constatés par l’analyse sociologique.
La communauté chrétienne responsable de l’annonce
Il découle de ce texte qu’un modèle unique ne peut plus être présenté en catéchèse et que toute annonce de l’Evangile doit s’adapter au contexte pour lequel elle est destinée.
Le texte met en avant la posture que cette annonce nécessite de la part des chrétiens quant à l’écoute et à l’accueil, quant à la relation à la Parole de Dieu. Il concerne aussi l’attitude de la communauté qui, en tant que « communauté », se doit de prendre conscience de son rôle d’annonce de l’Evangile.
Ce travail d’une soirée n’est que le début d’un processus qui doit prendre forme dans tout le diocèse pour aboutir à une nouvelle évangélisation où le souci de chaque chrétien sera avant tout de se soucier de ceux qui ne sont pas encore au seuil de l’Eglise.
Marie-Brigitte Feuillée |
|
|
|
|
Je crois à la résurrection de la chair |
Esprit et chair. Ame et corps. Même si nous n'employons pas ces mots nous sentons bien ces deux pôles dans notre vécu quotidien et les contrecoups, sans cesse, de l'un sur l'autre. Lorsque nous mourons ces deux pôles sont - ils appelés à se dissocier ? L'âme d'un côté, le corps de l'autre. Et, s'ils restent associés, autour de quel pôle s'enroulera définitivement ma vie ?
Autour du pôle mortel, celui de mon corps, qui entraînera avec lui mon âme et tout disparaîtra de moi ? Autour du pôle spirituel qui entraînera avec lui mon corps, ma chair ? La résurrection du Christ est l'expression de cet enroulement. En lui la vie divine illumine l'âme et transfigure le corps en un corps spirituel. Ce qui est vrai du Christ est pour nous une promesse dont nous possédons déjà le germe. Le baptême nous entraîne dans ce sillage et nous irons nous aussi jusqu'au bout de cette transfiguration. II suffit de nous laisser conduire et d'être fidèles.
C.P. |
|
|
La Fête de Dieu
Moi je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Evangile du 25 mai 2008
Jean, ch 6,51-58
|
|
|
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Les Juifs savent bien que, lorsqu’ils font un "sacrifice" - "rendent sacrée" une offrande - à Dieu, pour le remercier, ou pour demander pardon, ils en mangent une part. Repas partagé, communion avec Dieu.
Mais ils ne comprennent pas que Jésus, par toute sa vie, son enseignement, sa mort, sa résurrection, va devenir l'offrande la plus sacrée, car il est la Parole de Dieu lui-même, Parole éternelle, qui ne peut mourir.
Jésus nous dit que celui qui se nourrira de lui, de sa Parole, de son amour pour tous les hommes, qui vivra comme lui, sera uni à Dieu, pour toujours.
Et il nous laissera ce "signe" : "Prenez et mangez ce pain, ceci est mon corps… Vous ferez cela en mémoire de moi."
Bernard Maréchal
|
|
|
Venue de Noella
Secours catholique - Réseau mondial CARITAS
La délégation du Secours Catholique de Loir-et-Cher – Caritas France – recevra, du 26 au 31 mai 2008, Noella, jeune femme Centrafricaine impliquée dans le « groupe Espoir » soutenu par la Caritas Centrafrique.
Son intervention se situe dans le cadre de la campagne d’action internationale 2008 sur le thème « migrations et familles ».
Sa venue permettra au Secours Catholique d’expliquer pourquoi et comment il intervient à l’international, à travers le réseau des Caritas.
Une exposition de photos « immigrés : pourquoi ils ont fui leur pays » permettra d’aborder ces points tant avec les adultes qu’avec les ados et les enfants.
D’ores et déjà plusieurs rencontres sont prévues à Blois, Vendôme, Mer et Onzain.
Le planning des rencontres pourra :
www.secours-catholique.org.
|
|
|
|
Où il est question de vocabulaire
|
|
L'heure est, semble-t-il, de nouveau, à débattre de laïcité, sujet dont on pourrait penser que, depuis 1905, beaucoup en ait été dit. Voici, à suivre, un point de sémantique non exhaustif et sous la forme de rappel de quelques notions.
haut de page
Rendons au christianisme ce qui lui revient d'origine : la distinction clerc/laïc , c'est-à-dire entre les ministres ordonnés et le peuple chrétien mais aussi et surtout, entre l'institution Eglise et celle de l'Etat ou encore entre le domaine spirituel et le domaine temporel dont on peut trouver le fondement dans l’Evangile avec la parabole de l’impôt (« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » Luc 20-25). Si bien que, pour le chrétien, il existe une sphère de société civile autonome et même politiquement indépendante…encore que toute création humaine soit en relation avec la « Loi divine ». On peut avoir d'ailleurs, en cela, une grille de lecture de l'histoire, tant nombreux ont été les problèmes de frontières entre ces deux pouvoirs, en particulier dans l’Europe médiévale.
haut de page
De là s'impose le terme de fidèle « laïc » qui se différencie du clerc, c'est-à-dire des membres du clergé. L'immense majorité des chrétiens est qualifiée ainsi. Dans notre société contemporaine, les laïcs peuvent exercer des charges au sein de l’Institution aussi bien qu'en dehors.
La laïcité est, en revanche, une autre notion. Elle puise en partie ses fondements dans la tradition chrétienne (Edit de Nantes), laquelle a, paradoxalement, permis l'émergence d'un Etat non religieux (ainsi que le définit le Lexique des termes juridiques) qui adopte à l'égard des religions « une attitude sinon d'ignorance, du moins d'impartialité, de neutralité ». |
|
Notion différente de la vision chrétienne pour laquelle s'il y a distinction entre le spirituel et le temporel il n'y a pas pour autant séparation.
Si le climat de passion né de loi de 1905 s'est apaisé de nos jours, l'application du principe de laïcité fait débat de façon périodique : l'enseignement des religions, le port des insignes religieux, le statut des écoles confessionnelles, les questions de bioéthique. D'un point de vue pratique, qui plus est, il y a bien un minimum de relations entre l'Etat et les religions, ne serait-ce que pour l'entretien des édifices du culte, les églises en l’occurrence. Et que dire des statuts dérogatoires : Alsace, Lorraine, Mayotte... qui sont en dehors du champ d'application de la loi de 1905.
Ces caractéristiques sont tout particulièrement aiguës en France, puisque nos voisins d'Europe n'appliquent aucunement cette distinction, certains chefs d'Etat, comme en Grande-Bretagne, étant même des chefs religieux.
En France, on trouve autant d'exemples d'attitudes de coopération - telle la création de l'Union nationale des Combattants par Clemenceau et notre compatriote loir-et-chérien le père Brottier, un peu plus de 10 ans seulement après la loi de 1905 - que d'attitudes d'opposition telle que la rémanence de la question scolaire. D'où le débat ayant lieu à propos de la mention des origines chrétiennes de L’Europe dans le projet de Constitution européenne et les interrogations sur le contenu de la notion de laïcité en ce début de XXIème siècle.
Emmanuel Legrand
|
|
|
|
L'initiation au Français
facteur d'intégration |
 |
L'atelier de français et d'alphabétisation de Vendôme se situe au nord de la ville, au cœur de ce qui fut une vaste ZUP édifiée peu après la Libération, Appelé habituellement « Alpha », il est hébergé par le Centre Social géré par la Caisse d'allocations familiales. Son but est l'initiation à notre langue ou sa meilleure maîtrise orale ou écrite. La population avoisinante comprend, en effetr de nombreuses personnes d'origine étrangère.
haut de page
Actuellement, 57 stagiaires bénéficient d'une formation adaptée à leur niveau personnel. Ils sont de 17 nationalités avec une prédominance d'originaires de Turquie, du Maghreb et des pays de l'Est, essentiellement des femmes. N'ayant pas d'activité professionnelle, celles-ci ne sont pas obligées de parler quotidiennement le français et restent, trop souvent, dans leur logement, coupées du monde. Pourtant, elles ont besoin de faire leurs courses, de rencontrer enseignants, médecins, services sociaux... |
Les moniteurs sont tous des bénévoles. Ils sont en ce moment 24 dont 15 retraités et quelques mamans au foyer. Ils s'engagent à assurer au moins une séance par semaine, à 1, 2, ou 3 stagiaires maximum mis en équipe.
Une conseillère en économie sociale et familiale est responsable de l'atelier. Elle accueille les demandeurs, teste leur niveau en vue d'une formation vraiment personnalisée. Elle reçoit les bénévoles, les suit dans leur travail, organise des réunions de perfectionnement et met à disposition des outils pédagogiques.
« Alpha » a été lancé au début des années 1960 par simple solidarité de
voisinage pour lutter contre l'isolement de nombreux étrangers arrivés depuis peu et favoriser les échanges entre cultures. Dès sa fondation, en 1968, le Centre social a structuré et développé cette activité. Plusieurs demandes sont aujourd'hui en attente, faute d' enseignants disponibles. Appel est donc lancé aux retraités désirant être présents et actifs dans la société. |
DEVENEZ BENEVOLES
Le Centre CAF de Vendôme organise des ateliers de français auprès d'adultes. Ils sont animés par des bénévoles qui ont en charge des petits groupes constitués de 1 à 3 apprenants. L'action est coordonnée par une Conseillère en économie sociale et familiale. |
Aider à communiquer
Le but est d'aider les familles à mieux communiquer en français dans leur vie. Vous maîtrisez bien le français et vous souhaitez partager vos connaissances, n’hésitez plus, De nombreuses personnes souhaitent améliorer leur français et bénéficier de votre expérience. |
Pour tous renseignements
Centre CAF Vendome
3 rue du colonnel Fabien
41100 - Vendome
Tél : 02.54.77.11.58
|
|
Ces pèlerinages qui ont façonné le diocèse de Blois
Notre-Dame d'Aiguevives
et Saint-Gilles
L'abbatiale Notre-Dame d’Aiguevives, sur la commune de Faverolles-
sur-Cher à 7 km au sud-est de Montriehard dresse vers le ciel depuis plus de 8 siècles les cinquante mètres de son élégant clocher. Il est le seul et magnique témoin d'un important monastère de chanoines réguliers de Saint- Augustin fondé en 1147, qui s'installent à Aiguevives en 1154 date à laquelle la construction du sanctuaire est en grande partie achevée.
|
|
Le déclin de cette merveille a commencé il y a plus de quatre siècles, en 1558. Le dernier abbé régulier vient de mourir, le premier abbé commandataire est nommé. En 1562, l’abbaye est pillée, saccagée par les Huguenots ; les titres et document brûlés. Dès 1680, le monastère est en ruines ; il n’y a plus que trois moines. Pour tenter un rétablissement, des chanoines réguliers (Abbaye Sainte Geneviève-Paris) s'installent à Aiguevives. Ils apportent la réforme génovéfaine.
haut de page |
Mais un siècle plus tard il faut vendre des bois pour réparer le réfectoire dont les voûtes s’écroulent. Quelques années encore et le dernier prieur est expulsé de l’abbaye (Septembre 1790). La maison conventuelle, l'abbatiale et le cloître sont mis en vente. Le cloître est démoli, les tuiles et les charpentes de la nef sont vendues. Les voûtes de pierre livrées aux intempéries pendant plus de trois décennies sont démolies vers 1830. Alors, commence 1e grand abandon. |
Prières à Saint Gilles, pèlerinage à Notre-Dame
Seule, la chapelle absidiale Sud pouvait encore servir de lieu de culte ce qui permit assurément de conserver le pèlerinage à Notre-Dame et à Saint-Gilles comme voulaient l’assumer les moines qui accueillaient lea pèlerins avec leur devise parlante : « Super eminet caritas ». Les pélerins de tous âges se pressaient autour de la fontaine dédiée à Saint Gilles, en contrebas de l'abbatiale. Ils se mouillaient les mains, les yeux et faisaient provision d'eau pour se protéger des convulsions et autres danses de Saint-Guy.
haut de page |
En 1875, grâce à la bienveillance de la propriétaire du domaine la comtesse de Marelles, la messe pouvait être célébrée pour le pélerinage ce qui n'était pas arrivé depuis 1790 ! En 1880 il est rapporté que le dimanche 5 Septembre, Mgr. Laborde, évêque de Blois, est venu bénir la nouvelle statue de Notre-Dame d’ Aiguevives, entouré de 18 prêtres et de 5000 fidèles. Après la remise en état de l’abbatiale sous 1’ impulsion et avec le concours de M. Jean Giraud du Cercle d’ Etudes romanes de Parle, le renouveau s’est affirmé et lors des pèlerinages la nef était remplie et les fidèles y assistaient depuis le narthex.
|
Aiguevives aujourd’hui
Les familles avec les jeunes enfants ont retrouvé le chemin d'Aiguësvives et l'initiative du Père Yves Marquer, curé de Montrichard, d'instaurer les baptêmes à la fontaine de Saint Gilles le jour du pèlerinage après la messe du matin y a aussi sans doute contribué. Depuis le foudroiement de 1990, les offices de la journée se déroulent par prudence dans le narthex. L’actuel curé de Montrichard, qui dessert Faverolles et Aiguevives reçoit des lettres tout au long de l’année demandant des prières pour obtenir des grâces par l’intermédiaire de Saint Gilles.
|
Chacun attend de pouvoir à nouveau pénétrer en sécurité et à l’abri dans ce magnifique sanctuaire qui, n’était-ce la folie des hommes n’aurait jamais dûcesser d’être ce à quoi il était destiné. Chacun peut toujours venir se ressourcer et profiter de la si belle nature que 1e Créateur a placée en ces lieux uniques. Le prochain pèlerinage a lieu le dimanche 7 septembre 2008.
Pierre du Donjon
|
|
Pèlerins de l’Eau Vive
C’est une association d’aide aux malades de l’alcool et à leur famille. Une rencontre des Cœurs locaux de la Région-Ouest aura lieu à Pellevoisin (Indre) le dimanche 28 mai de 10 h 30 à 17 h. C’est une journée de partage, de témoignage, de réflexion et de prières. Ouvert à tous. Renseignements 02 54 78 51 16 ou 02 54 32 37 64 |
| |
|
|
|
ArtVillage - Mer
Programme des concerts de l’été
- Vendredi 23 mai 2008 à 21 heures à l'Eglise Saint-Hilaire de Mer : Quatuor Diotima,
Quatuor n° 12 américain d'Anton Dvorak, Quatuor n° 2 de Leos Janacek "Lettres intimes", Quatuor n° 12 Ludwig Van Beethoven.
- Dimanche 6 juillet 2008 à 17 heures à l'Eglise N-D d'Aulnay de Mer : Duo Piano et Violon : Fantaisie de Schubert, 2e"16 sonate de Prokofiev, Danses d'Aram Khatchatourian.
- Vendredi 26 septembre 2008 à 20 heures 30 à l'Eglise Saint-Hilaire de Mer : Orchestre Symphonique Région Centre-Tours : Concerto pour flûte de Jacques Ibert avec Michel Moragues, soliste - symphonie n° 3 dite «Eroïca » de Ludwig Van Beethoven.
Entrées : libre participation .
|
|
|
Stages de voile en Vendée
« Les Catmarins » organise des stages de voile pour les jeunes de 8 à 17 ans à L'Epine sur l'île de Noirmoutier.
Séjours du 4 au 16 et du 17 au 31 juillet ; du 1er au 15 et du 16 au 28 août.
Tarifs suivant le quotient familial ; bons et chèques vacances acceptés. Voyages organisés au départ de Paris, Blois, Tours et Nantes.
Renseignements et inscriptions : Siège social : 10 avenue de l'Arrou 41000 Blois - Tel : 02 54 43 38 97
Centre nautique Les Catmarins BP 12 85740 L'Epine - Tel : 02 51 39 11 12
mail : catmarins@wanadoo.fr -
www.les-catmarins.asso.fr |
|
|
|
| |
|
| |
| |
|
|