| NOTRE-VIE Avril 2008 Pages 1, 2 & 4 |
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La page 3
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Les nouvelles du monde ne sont guère réjouissantes en ce moment. Manifestations réprimées au Tibet ou en Chine, le Darfour toujours, enlèvement tragique de l’archevêque de Mossoul en Irak, flambée des cours du pétrole et des produits alimentaires, menaces terroristes renouvelées - que sais-je encore !- n’incitent guère à l’optimisme. « Où allons-nous ? » soupirons nous, en témoins découragés.
J’assiste dans les jardins alentour, tout au long de la rue, au miracle permanent qu’est le retour du printemps. Les bulbes ont sorti de terre leurs feuilles allongées et les boutons sont près d’éclore. Sagesse et patience de la nature. Me revient en mémoire le poème de Tagore :
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« Non,il n’est pas en ton pouvoir de faire éclore le bouton,
Secoue le, frappe le : tu n’auras pas la puissance de l’ouvrir.
Tes mains l’abîment ; tu en déchires les pétales et les jettes dans la poussière.
Mais aucune couleur n’apparaît, ni aucun parfum.
Ah ! il ne t’appartient pas de le faire fleurir.
Celui qui fait éclore la fleur travaille si simplement… »
Bulbes et graines se sont tus pendant la saison d’hiver. On les oubliait. Sans bruit, sans éclat, ils préparaient leur apparition nouvelle, celle que je vois ces jours-ci. Vents et gelées ne les ont pas détournés de leur dessein. Au terme d’une mystérieuse alchimie, les voilà resurgis à nos yeux.
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Un peu partout dans le monde, il se produit, chez les hommes, des évènements discrets de même sorte. Sans éclat médiatique, des gens que tout oppose acceptent de vivre ensemble, comme dans cette école de Jérusalem où arabes et juifs travaillent ensemble. D’autres s’ingénient à résoudre leurs difficultés économiques grâce au micro-crédit - il a fallu bien des années pour que cela aboutisse à un prix Nobel -. Ici, des voisins se mobilisent ; là, des camarades de classe soutiennent cet autre qui est malade en lui prenant ses cours ; des retraités font de l’alphabétisation pour permettre à tous d’accéder au savoir et mieux se comprendre ; lentement, trop lentement pense-t-on, des chercheurs tenaces attaquent toujours mieux les maladies : on n’en parle qu’à l’annonce d’un résultat…Chacun à sa manière, selon ses moyens, sème sans toujours le savoir ce qui naîtra demain. Cela semble bien dérisoire face aux grandes calamités. Et pourtant.
Nul doute à avoir : cela finira par éclore. Et, croyons le, « les fruits passeront les promesses des fleurs » comme a dit le poète.
Rappelons nous. En leur temps, douze hommes ordinaires n’ont-ils pas semé à tous les vents la bonne nouvelle de la Résurrection ? Et il y avait sûrement bien des évènements qui paraissaient plus importants aux gens de cette époque : guerres, famine, catastrophes naturelles…Et ce qu’ils ont semé n’a pas encore cessé de porter du fruit.
« Celui qui fait éclore la fleur travaille si simplement »
Claude Beaulande |
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Les ressources du Diocèse de Blois
Une rencontre avec Thierry Chevalier, économe diocésain
Notre Vie - Thierry Chevalier, vous êtes économe diocésain et vous êtes chargé de gérer, en lien avec le Conseil économique de l’évêque, les finances de l’Église de Blois. Si l’on se promène en Loir et Cher on s’aperçoit que les églises sont parfaitement entretenues.
Thierry Chevalier – Mêmes si elles sont animées par les communautés paroissiales présidées par les curés, la plupart des églises sont, depuis 1905, la propriété des communes qui ont la charge de leur entretien. Dans notre département c’est remarquablement fait. Les ravalements des façades et l’entretien des toitures de nos églises sont pratiquement partout soigneusement assurés. Merci donc à nos municipalités qui ont à cœur la conservation du patrimoine départemental.
N.V. – Comment vivent les prêtres du Loir et Cher, de quelle somme disposent-ils mensuellement pour vivre ?
T. C. – Les prêtres du Loir et Cher ne vivent que de la générosité des catholiques du département. Ils reçoivent 550 euros par mois par l’intermédiaire du diocèse ; environ 400 euros d’honoraires de messe directement des fidèles et sont souvent logés gratuitement.
N.V. Quelles sont donc les ressources ordinaires de l’ensemble des paroisses et du diocèse ?
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Ressources
Voici les comptes de 2006.
Les ressources principales proviennent de cinq postes principaux :
- les quêtes des messes du dimanche : 912 000 euros.
- le denier de l’Église, dont vous avez vu fleurir les affiches ces dernières semaines, rapporte quant à lui 1 175 000 euros
- Autres ressources : 1 349 000 euros
dont principalement: cierges (122 000 €) - Livres ( 109 000 €) - Kermesses (132 000 €) - avantage en nature pour le logement des prêtres (61 000 €) - Recettes pèlerinages, Maison diocésaine ( 215 000 €) - Subventions diverses (261 000 €) - Dons et legs (255 000 €).
- les offrandes versées à l’occasion des célébrations de mariages et de funérailles. En 2006, elles ont généré 440 600 euros.
- les honoraires de messes, offrande versée lorsqu’on demande de célébrer une messe pour des intentions particulières, principalement des défunts : 396 000 euros
soit une masse globale de recettes pour 2006 de 4 272 600 euros. .
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Les Dépenses
Voici maintenant les dépenses pour 2006. Globalement elles s’élèvent à 4 745 000 euros, qui se répartissent comme suit :
- Traitements et charges sociales des 99 prêtres en exercice sur le territoire diocésain : 824 000 euros (soit 694,60 euros mensuels pour chaque prêtre)
- Services diocésains (catéchisme, aumôneries, maison de retraite des prêtres, fonctionnement de la maison diocésaine etc..) :
425 000 euros
- Salaires et charges du personnel employé par le diocèse : 508 000 euros
- Frais généraux (entretien et charges des presbytères, formation des séminaristes au nombre de 3) : 1 850 000 euros
- Amortissements et provisions, charges financières et impôts : 1 138 000 euros.
Il en résulte, vous pouvez le constater, un écart négatif pour 2006 de 472 400 euros.
Ceci motive l’appel de notre évêque à la générosité des habitants du Loir et Cher pour combler ce résultat négatif. Ceci explique aussi la campagne annuelle d’appel aux dons qui a revêtu depuis quelques années une forme plus moderne afin d’en améliorer la gestion et l efficacité.
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Comment, combien et où donner ? –
En espèces ou par chèque à l’ordre de l’Association diocésaine de Blois 2 rue Porte-Clos Haut 41000 Blois.
On peut donner par prélèvement automatique en étalant son don sur l’année.
On peut même maintenant faire un don en ligne par internet sur le site sécurisé du diocèse :
http://dons.catholique-blois.net.
L’ Église catholique souhaite que chaque baptisé participe au denier de l’Église à hauteur d’une ou deux journées de travail par an, soit pour un revenu mensuel de 1000 euros, une somme annuelle de l’ordre de 50 à 100 euros, pour un revenu de 3000 euros, entre 150 et 300 euros. |
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N.V. - Le diocèse a-t-il des projets pour les années à venir ?
T.C. - Ils ne manquent pas ! Dans un futur immédiat il y a
deux projets qui nous préoccupent : le lancement d’une radio chrétienne diocésaine s’appuyant sur la Région apostolique, mais pour cela il nous faut attendre les autorisations d’émettre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, et le réaménagement total du point d’appui de Saint-Aignan qui va s’élever à une dépense avoisinant les 600 000 euros !
Propos recueillis par Sylvain de la Tourrasse |
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L’Eglise se doit d’aller à la rencontre des SDF
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Le 1er congrès international pour la pastorale des personnes sans domicile fixe s’est tenue fin 2007 au Vatican. Le document final vient d’être rendu public. Il donne quelques pistes de travail : « Des édifices ecclésiaux inutilisés pourraient être mis à disposition pour en faire des logements économiques et des centres d'accueil »… « l'Eglise a pour rôle « de promouvoir la collaboration entre institutions ecclésiales…et de promouvoir la coopération « avec les autorités civiles » avec d'autres traditions religieuses et avec des institutions non confessionnelles. »
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Tibet : des morts |
La Chine emploie la manière forte au Tibet, où ses troupes ont réprimé des manifestations de centaines de moines bouddhistes qui protestent contre « une colonisation politique et culturelle chinoise ».Le Dalaï-Lama, chef des boudhistes tibétains en exil aux Indes depuis l'invasion de 1959, a violemment dénoncé « la répression et la brutalité de plus en plus forte au Tibet ». On parle de plusieurs centaines de morts. Le régime chinois verrouille toute information. A cinq mois des jeux olympiques, ces violations des droits de l'homme jettent une tache indélébile sur les dirigeants chinois.
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Le coût de la guerre en Irak
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Le coût des opérations de guerre en Irak a déjà dépassé celui des douze ans de la guerre du Vietnam. Il représente le double du coût de la guerre de Corée soit 3 000 milliards de dollars. Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie) estime que ces 3 000 milliards de dollars auraient pu financer la construction de 8 millions de logements, la paie de 15 millions de professeurs, les soins de 530 millions d'enfants, des bourses d'études pour 43 millions d'étudiants, offrir une couverture sociale pour cinquante ans aux Américains. Les Etats-Unis versent 5 milliards de dollars pour l'aide au développement en Afrique, l’équivalent de dix jours de combat de l'armée américaine en Irak.
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Le pouvoir d’achat…en Italie
L'Eglise italienne avait fait part de sa préoccupation concernant le pouvoir d'achat et avait invité tous les partis politiques à en faire une priorité de leur programme. « Les attentes les plus urgentes et les problèmes immédiats et croissants de la population demandent des réponses crédibles, concrètes et rapides » a estimé le président de la conférence épiscopale italienne, le cardinal Bagnasco. Fort de l’appui unanime des partis politiques, le gouvernement italien vient de procéder au blocage des prix des produits de première nécessité
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Une église catholique au Qatar
Pour la première fois, une église catholique a été consacrée au Qatar. A noter que, coiffée d'une coupole, la nouvelle église n'arbore pas de croix extérieure et que les cloches ne sonnent pas. Pour la messe de consécration de Sainte-Marie-du-Rosaire, une foule de quinze mille fidèles était rassemblée en présence de Mgr Hinder, vicaire apostolique, et du Cardinal Dias, représentant le Saint-Siège C'est une première dans ce pays de tradition musulmane rigoureuse. Le Qatar héberge une communauté chrétienne de cent mille membres, principalement des travailleurs immigrés de l'Asie et du Moyen-Orient .Le premier ministre a déclaré qu « au moment où nous réclamons en occident la construction de mosquées...nous devons en retour être justes ». |
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Salon du livre : boycott du boycott
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Des éditeurs et écrivains arabes ont boycotté le salon du livre, parce que l'état d'Israël en était l'invité d'honneur pour son 60ème anniversaire. Il est dommage que livres et écrivains soient pris pour cible. Beaucoup d'auteurs israéliens sont d'ailleurs les premiers à critiquer les positions de leurs gouvernants. Ce refus reste un signe inquiétant pour un dialogue possible. Un auteur arabe a déclaré « je boycotterais le boycott » qui lui paraît inopportun, au nom de la liberté de penser et d'écrire. Ce n'est pas parce qu'il invite des auteurs russes, chinois ou américains, que le salon du livre approuve leurs gouvernements.
Lyon : les Vierges se font rares
400 statuettes de la Vierge, nichées dans les rues de Lyon, étaient répertoriées en 1913. En 1995, dernier recensement, la moitié avait disparu. Depuis lors, une dizaine manque à l’appel, victimes des intempéries et/ou de programmes immobiliers. Les Lyonnais montrent pourtant un réel attachement à ce patrimoine spirituel. Répondant à un courrier de l’archevêché, la ville de Lyon a promis d’étudier une incitation financière à la rénovation, avec le soutien de la Fondation du patrimoine. |
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Les chrétiens en Irak
en butte aux pires difficultés
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Dans la situation actuelle, les chrétiens irakiens sont devenus des cibles. «Ils subissent la plus terrible période de leur existence » a déclaré Mgr Casmoussa, évêque syriaque de Mossoul. Depuis janvier 2006, les pressions se sont accentuées sur les chrétiens de Bagdad, Mossoul, Kirkouk : spoliation des biens, enlèvements, harcèlements des prêtres,exécutions…
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Benoît XVI, Pax Christi, l’Œuvre d’Orient, Justice et Paix, la Fédération Protestante de France, Chrétiens de la Méditerranée ont exprimé leur indignation devant l’enlèvement de Mgr Paulos Faraj Rahho, archevêque Chaldéen de Mossoul, ainsi que l’assassinat de ses trois accompagnateurs, le 29 février à la sortie d’une célébration. Le corps sans vie de Mgr Rahho vient d’être retrouvé sous une fine couche de terre.
Avant mars 2003, la communauté chrétienne d'Irak totalisait quelque 800 000 membres, soit 3% environ de la population. Depuis, plus de la moitié des chrétiens ont fui le pays ou ont émigré au Kurdistan irakien voisin.
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L’histoire de Tarik
L’histoire de Tarik nous est rapporté par le bulletin de l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse). Tarik est chrétien, d'une famille enracinée dans l'histoire de l'Irak. Sa plus jeune fille, Aissa, 5 ans, aime beaucoup la Vierge Marie et la bienheureuse Mère Teresa : comme elle, elle voudrait s'occuper des malades. En décembre 2007, Aissa a été enlevée par des fanatiques sous les yeux de sa famille. Quelques jours après, les ravisseurs ont lancé un avertissement à Tarik : «Si tu veux revoir ta fille, quitte l'Irak et n'y reviens jamais plus. Ou abjure ta foi chrétienne et convertis-toi [NDLR : à l’Islam]. »
La famille de Tarik a choisi de rester fidèle à sa foi. Tarik a payé une rançon pour qu'Aissa revienne. Ils sont tous partis en Syrie grossir le flot des réfugiés qui ont tout quitté sans espoir de retour. Tarik et ses enfants ont échoué à la paroisse Sainte Thérèse de Damas où deux prêtres irakiens se dévouent pour accompagner 6 000 familles réfugiées. Elles demandent en premier une catéchèse pour leurs enfants. Tarik est confronté à un mur de difficultés matérielles qui rend sa vie de foi difficile.
L'histoire de Tarik, c'est l'histoire d'une famille chrétienne irakienne ordinaire. |
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Je crois à la rémission des péchés |
Notre siècle est fâché avec l’idée de péché. Se reconnaître pécheur, c’est reconnaître qu’on a fait de mauvais choix et que c’est de notre faute. Et ces mauvais choix sont jugés par une règle morale dont nous ne sommes pas les maîtres. Et ces mauvais choix nous brouillent avec Dieu, avec nos frères, avec nous-mêmes. Cela fait beaucoup de faiblesses et de dépendances et nous n’aimons guère cela. Et pourtant c’est vrai et telle est notre condition. Croire en la rémission des péchés, c’est croire que le Christ, par l’intermédiaire de son Eglise, peut rétablir le bon réseau de relations d’avant la faute. Cela ne nous dispense pas de toute réparation. Il faut aussi simplement reconnaître, demander pardon et accueillir le pardon. Mais la rémission est possible. C’est une grande joie de le savoir.
C.P. |
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Le Bon Berger
Le bon berger appelle chacune de ses brebis par son nom ; elles le suivent car elles connaissent sa voix
Evangile du 4eme dimanche de Pâques 13 avril 2008.
Jean, ch 10, v 1 à 10
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Jésus a vécu dans une société rurale, aussi n'est-il pas étonnant qu'il ait utilisé un langage que comprenait bien le monde qui l'entourait. Il a emprunté ses exemples, ses paraboles, ses comparaisons, au monde rural.
Un « pasteur », c’était alors plus parlant qu'aujourd'hui. C'est le berger à qui l'on confie un troupeau, qui exerce sa responsabilité sur toutes les bêtes qui lui sont confiées et qui, en fin de saison, doit les ramener toutes au propriétaire. Il court la montagne pour ramener la brebis égarée, laissant un moment, s'il le faut, les autres en sécurité,
Dieu connaît chacun d'entre nous ; il nous appelle par notre
nom. Nous sommes invités à suivre notre berger, à ne pas répondre aux sollicitations des mauvais bergers.
« Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien »
Psaume 22
Jeanine Boret |
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Le nécessaire repos du dimanche
Le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France a consacré un numéro de la revue Documents Episcopat à ce sujet. Il est intitulé « Le dimanche au risque de la vie actuelle ».
Le pasteur Gill Daudé, pasteur de l’Eglise Réformée, est un des acteurs de l’œcuménisme à la Fédération protestante de France. Il était à Sibiu (Lire ci-dessus). Il vient à Blois passer le dimanche 13 avril à l’église Saint Pierre de Cabochon. Il y parlera du travail de l’Unité et de la Fédération Protestante de France. En préambule à cette visite Notre Vie a réussi à le joindre et à lui poser quelques questions.
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Ce texte s’organise en trois chapitres : « Le respect du repos du dimanche », « Signification chrétienne du dimanche » et « Précieux loisirs ». Il donne les raisons qui rendent ce repos hebdomadaire indispensable à tous.
Il faut, bien sûr, que les chrétiens puissent célébrer, chaque dimanche, la résurrection du Seigneur. Grâce au repos dominical, « chacun dispose du temps pour se reposer, vivre en famille, rencontrer les autres, avoir une vie sociale et bénéficier des diverses propositions culturelles, sportives, etc., qui lui sont offertes.
Le dimanche laisse à chacun le choix de son emploi du temps (…) et permet de se donner un équilibre de vie mis à mal par le rythme de la semaine. » |
L’économie et le travail ne sont pas le dernier mot d’une vie sociale. Le dimanche est « le temps des retrouvailles entre générations, adultes, jeunes et enfants quelles que soient leurs activités »
«Elargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence. Il n’y aurait plus de jour de congé hebdomadaire commun. Ceci accentuerait l’atomisation de la société française »
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La Quinzaine
du Commerce Équitable
du 25 avril au 11 mai 2008 :
« Le soutien à l'agriculture paysanne »
Le Commerce Equitable (C.E.) est né et s'est développé sur un constat : l'économie mondiale est déséquilibrée au détriment des producteurs des pays du Sud, notamment les producteurs de produits agricoles. Les prix et les conditions d'achat, dans la plupart des cas, ne couvrent pas les coûts de production et, par conséquent, ne permettent pas de dégager un revenu décent. Le C.E., lui, permet aux producteurs de vivre dignement de leur travail, et aux consommateurs de trouver la maîtrise et le sens de leurs actes. Il vise à réduire les inégalités du commerce conventionnel international et à redonner à l'homme sa place centrale dans les échanges.
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Principes du Commerce Equitable.
1- Assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans en leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires
2- Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes en leur assurant un revenu décent.
3- Instaurer des relations durables entre partenaires économiques, impliquant une dimension politique avec un engagement pour plus de justice dans les règles du commerce international.
4- Favoriser la préservation de l'environnement et de la biodiversité.
5- Proposer au consommateur des produits de qualité.
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Comment faire appliquer ces principes ?
Pour l'association Artisans du Monde (AdM), le moyen choisi est de lancer sa propre marque de produits. Premier réseau de magasins spécialisés en C.E. en France et acteur pionnier du secteur, AdM a lancé le 5 mars sa propre marque de produits ; les « consomm'acteurs » pourront acheter des produits vendus sous le nom « Artisans du Monde » et présentés dans un emballage plus beau et plus clair. L'élément le plus distinctif est un nœud plat composé de rubans en texture végétale. Il symbolise l'union entre le producteur et le consommateur et les autres acteurs du commerce équitable. Des informations précises figurent au dos de l'emballage.
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Couleur éthique
A la boutique « Couleur éthique », membre relais d'Artisans du Monde à Blois, 3 rue Beauvoir (en haut de la rue Porte Chartraine), le consommacteur trouvera des produits alimentaires (thés, cafés, chocolats, riz, pâtes, épices, confitures, biscuits, jus de fruit ...etc) ; de l'artisanat (décorations,bijoux, jouets etc. ) et des vêtements (homme, femme, enfant) en coton bio.
L'agriculture paysanne en France est-elle concernée par ce type de commerce équitable ?
Face aux difficultés rencontrées par les agriculteurs et les éleveurs de notre région, plusieurs AMAPP (Aide au maintien de l'agriculture paysanne de proximité) viennent d'être créées s'inspirant des principes du commerce équitable et facilitant le contact direct du producteur au consommateur.
Animations prévues pour la quinzaine du commerce équitable
Les détails restent à mettre au point mais le thème est choisi : autour des produits du Laos. Par exemple, les activités sur la protection de l'environnement et de la biodiversité sont importantes pour l'organisation Laos Farmers Products (LFP). La relation est directe entre l'importateur Solidarmonde et l'entreprise d'exportation laotienne. Les nombreuses rencontres et collaborations entre la fédération AdM et l'Association du Soutien au développement des sociétés paysannes du Laos manifestent ce que AdM nomme « Filière intégrée ».
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Rendez-vous donc cette quinzaine, entre le 25 avril et le 11 mai 2008,
à la boutique « Couleur Ethique » pour y rencontrer les membres
de l'association «Artisans du Monde-Blois
« autour d'une animation sur le Laos et sur le maintien de l'agriculture paysanne.
Jacqueline Morel et Marie-Thérèse Hubert |
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Ces pèlerinages qui ont façonné le diocèse de Blois
Notre-Dame de Villethiou
Nous dédions cet article à Jean Noulin, de Saint Amand. Il venait de commencer un texte sur N D de Villethiou qu’il devait nous remettre, lorsque son coeur s’est arrêté brutalement. Nous avons une pensée toute spéciale pour lui et pour son épouse. Notre Vie
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Notre-Dame de Villethiou, à côté de Saint Amand-Longpré, fait l'objet d'un pèlerinage qui remonte au 9eme siècle . Le pèlerinage doit son existence à la découverte d’une statue de la Vierge dans la fontaine de la Coudre à quelques pas de l’actuel sanctuaire. Cette statue était vénérée dans les paroisses alentours mais chaque fois qu’elle « voyageait » miraculeusement elle était retrouvée le lendemain au cœur de la source. Que cela voulait-il dire ? Un ouvrier - inspiré par le ciel ? - lança de toute ses forces son lourd marteau en faisant cette prière «Bonne sainte Vierge, portez le vous-même à l’endroit que vous aimez ». Le marteau alla si loin que cela ne pouvait être de main d’homme et l’on y vit une volonté miraculeuse. On y construisit le premier sanctuaire pour y loger la Vierge présentant son fils. Dès le moyen-âge le sanctuaire attire de nombreux pèlerins pour mettre un terme aux souffrances du corps, aux caprices du temps et aux tourments de l’âme.
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Le succès de Villethiou s’amplifia au cours des siècles et l’on vint de partout vénérer la Vierge et implorer ses grâces. Quelques révolutionnaires tentèrent bien de mettre fin à cette dévotion populaire mais sans succès. En 1842 on décida d’un nouveau sanctuaire. Une chapelle neuve fut inaugurée et bénie le 27 avril 1844 et la statue y fut installée. Par la suite le sanctuaire fut agrandi par l’adjonction de deux travées supplémentaires et de six chapelles latérales, trois de chaque côté du transept. Deux flèches complétaient l’ensemble.
Dans la seconde partie du 19eme siècle le nombre annuel des pèlerins s’élève à 12 000. Trois mille fidèles se rassemblent le 8 septembre lors des fêtes de la Nativité de la Vierge. En 1860 l’abbé Hamon écrit : « On vient à Villethiou des diocèses de Blois, de Tours, du Mans, quelques fois même de pays éloignés. » Trois pèlerinages y étaient organisés : le lundi de pentecôte, le 8 septembre (fête de la nativité de la Vierge) et le Grand pèlerinage dans la seconde quinzaine de septembre.
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1886 voit la suppression du Grand pèlerinage trop proche du 8 septembre. Le nombre de fidèles fréquentant Villethiou commence alors à décroître.
L’épopée de la statue
Au cours des siècles la statue faite de pierre tendre fût brisée plusieurs fois. Il ne restait que les deux têtes et le haut des deux bustes. Après la construction du nouveau sanctuaire le chapelain d’alors substitua aux deux têtes une madone bien lisse et bien propre. Ce fut la révolution ! Le chapelain suivant récupéra les morceaux de l’ancienne statue enterrés dans le boissier du presbytère. En tout 59 morceaux furent réunis et consolidés. Un homme de l’art redonna à la Vierge à l’enfant son ancienne apparence ! La réinstallation de l’ancienne statue fut faite le 15 juillet 1877. L’idée vint alors de procéder au couronnement de cette vierge, ancienne tradition qui remontait au 17e siècle. Le 8 septembre 1902 deux diadèmes furent posés sur la tête de la Vierge et sur celle de l’enfant Jésus en présence de 15 000 fidèles.
Les grâces de Villethiou
Les rites de dévotion : il faut retenir trois éléments : la chapelle et la statue de la Vierge à l’enfant, la fontaine et un arbuste : une aubépine séculaire. On vient prier la Vierge et se rafraîchir à la source.
Les guérisons miraculeuses : au 19ème siècle on a rapporté 24 cas de guérisons miraculeuses. Plus de la moitié des cas sont liés à des guérisons de paralysies, ce qui explique l’amoncellement de béquilles qui jadis tapissait la chapelle ainsi que le grand nombre d’ex-voto de marbre. On a relevé aussi des guérisons de maux de gorge, de thyroïdites, de diarrhées, de mal de Saint-Guy, de cécité etc…
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Villethiou de nos jours
Récemment, un pèlerin canadien allant de Paris à Compostelle et passant par le sanctuaire écrit dans son journal : « Je suis conquis par la sérénité du lieu où trône, derrière l'autel, une magnifique statue de la Vierge. Je ressens des vibrations spéciales. Je lis sur le document à l'entrée qu'on y vient en pèlerinage depuis des siècles…De nombreuses guérisons ont été opérées en ce lieu. Jusqu'à tout récemment, on pouvait encore voir en ex-voto des béquilles et autres prothèses abandonnées par les miraculés ».
Sylvain de la Tourrasse |
Tel est Notre-Dame de Villethiou aujourd’hui. La fréquentation des pèlerinages s’est considérablement amoindrie. Seul le pèlerinage principal, celui du début septembre, existe toujours. On y compte encore 500 à 600 pèlerins tous les ans. Avec la création des points d’appui décidée par le Synode diocésain, de la vitalité a été retrouvée. Le premier ou second dimanche de septembre voit le secteur de Vendôme Madeleine-Trinité se regrouper à Villethiou avec le secteur de Saint-Amand Longpré où l’Equipe d’Animation Pastorale veille sur le sanctuaire.
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