NOTRE-VIE Mars 2008   Pages 1, 2 & 4
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Un matin de Pâques

        Quelqu’un me disait, il n’y a pas si longtemps, « Je croirais quand les chrétiens auront un visage de ressuscité ». Est-ce à dire que pour lui, les chrétiens d’aujourd’hui sont trop austères pour être suivis sur le chemin de la Foi ?.
        Vingt siècles se sont passés à parler encore et toujours d’un fameux matin de Pâques. On s’imagine combien la nouvelle du tombeau vide peut bousculer ses amis. Dans notre monde où l’on demande à voir pour croire, nous ne ferions pas mieux que Thomas. Incroyable ! Le Christ ressuscité prend visage d’un quelconque étranger et continue à cheminer à côté de ses disciples. C’est bien pour cela qu’aucun spécialiste de l’image n’a jamais su Le représenter autrement qu’avec un flou artistique…
        Tout a tremblé dans la tête des proches du Christ, même les convictions profondes . Un mort peut-il ressusciter ? Plus de 2000 ans plus tard et malgré les progrès de la science, il est impossible de remettre un homme debout alors que ses fonctions vitales sont arrêtées. Et pourtant les fictions déborde d’imagination. Les metteurs en scène sont nombreux à avoir essayé en vain de traduire cet événement.
Notre réflexion se heurte au mystère de Pâques. Pourquoi Jésus mort et ressuscité apparaît-il aux siens et qu’ils ont du mal à reconnaître ?
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Le Christ est vivant

        Rien à voir dans ce souvenir transfiguré avec la résurrection du Christ. Jésus est ressuscité. Sorti du tombeau, il est apparu à ses disciples, il a mangé et bu avec eux. A Thomas, l’apôtre incrédule, il lui a fait mettre sa main dans ses plaies. C’est de ce fait que les chrétiens témoignent aujourd’hui encore.   

        La mort n’a pas eu le dernier mot. Alors ce matin de Pâques qui invite à changer de vie et à ouvrir grand ses oreilles, est un superbe  printemps. Et tout comme  l’apôtre Paul nous pouvons affirmer : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » 1 Corinthiens 15,4.

         Un visage de ressuscité

        Au delà du tombeau, on a l’impression que celui qui nous a quitté prend un autre visage…en ne laissant à ceux qui restent que le meilleur de lui-même. Les vivants se réfugient dans le souvenir et la vie de l’absent s’éclaire avec des idées « phares » plutôt qu’avec ses défauts. Plus le temps passe, plus ce côté négatif de la personne disparaît pour laisser la place à ce « visage de ressuscité » ce visage autre dont rêvent les incroyants pour se décider à se convertir.
        C’est dans cet exemple que je trouve la force de dire que ceux que l’on a aimé nous tracent le chemin. C’est une parole, un geste, un éclat de rire : un tout qui en fait une personne nouvelle chargée de messages. De son vivant, on était peut-être sourd  à ses discours  sur la religion ou l’éducation : « sème largement, il en restera toujours quelque chose » ou encore : « les liens du sang c’est sacré, un jour tu prendras plaisir à rechercher tes origines ».
Et voilà que le visage de l’aïeul se dessine à nouveau sur ses descendants, au rythme des saisons, des années et des siècles. Rien d’étonnant pour les passionnés de généalogie qui se penchent sur la photo de leurs ancêtres.»

 

Gaby Leymarie

 

L’avant dernière étape avant le baptême des adultes

L'Appel décisif des Catéchumènes

       Le dimanche 10 février à Blois, en l’église St Vincent de Blois, quatorze adultes -  5 hommes et  9 femmes - se sont présentés à l’appel décisif précédant leur baptême. Ces hommes et ces femmes sont appelés « catéchumènes ». Ils ont été « appelés » par Mgr de Germiny, l’évêque de Blois.

       Les responsables du  service diocésain du catéchuménat ont présenté à l’évêque celui qui doit être appelé : « Père,... nous estimons que vous pouvez les appeler ». Chaque catéchumène a été ensuite nommé par son nom. Il s’est avancé avec son parrain ou sa marraine. L’évêque s’adressant alors à l’assemblée et à ces derniers les a interpellé : « Devant Dieu, pensez-vous que ces candidats peuvent être admis aux sacrements de l’initiation chrétienne ? ».

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       Après la réponse de l’assemblée, l’évêque s’est adressé directement aux catéchumènes :
« Maintenant chers catéchumènes, je m’adresse à vous. Il vous revient donc, à vous qui avez entendu depuis longtemps la voix du Christ, de répondre devant l’Église, en exprimant votre désir. Je vous invite à donner votre nom pour avoir part aux sacrements de la Pâque … Vous êtes appelés. Vous serez initiés par les sacrements de la foi pendant la prochaine veillée pascale ».
Ces sacrements  dont parle l’évêque sont le baptême, la confirmation et  l’eucharistie.

       Avec cet appel, les catéchumènes entrent dans le troisième temps de leur cheminement : le temps de la préparation ultime avant la célébration des sacrements qui aura lieu au cours de la cérémonie pascale. C’est pourquoi on le nomme « décisif ».

Le carême : un temps de purification

       Les catéchumènes reçoivent une écharpe violette qu’ils porteront pendant le temps du carême,  Cette période est un temps de retraite spirituelle et de conversion. Puis chacun signe de son nom le registre des futurs baptisés. Cet appel est l’aboutissement d’un long processus et le début d’une « nouvelle » vie.

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La nuit pascale et ensuite…

       Au cours de la nuit pascale qui suit ce temps de carême les nouveaux appelés recevront les sacrements de l’initiation chrétienne dont nous venons de parler.
L’Église, après, doit prendre soin d’accompagner les nouveaux baptisés encore un peu de temps car ils sont fragiles comme de nouvelles plantes. Ces nouveaux baptisés ont alors à trouver peu à peu leur place dans la communauté chrétienne et celle-ci se doit de les accueillir et de veiller à eux avec attention et délicatesse.
       Enfin, comme tous les baptisés, ceux qui ont reçu les sacrements ont  alors à vivre selon l’Évangile et à témoigner là où ils sont.

 

Isabelle Maignan et Georges Niedermeyer
Service diocésain du Catéchuménat 

 
Événéments et Foi

Enfants nés sans vie

        
       La Cour de Cassation a permis de déclarer à l'Etat-Civil un enfant mort-né avant 22 semaines d’aménorrhée. Elle reconnaît ainsi le vécu des parents et leur permet de faire leur deuil .Cet arrêt soulève cependant des questions dans le domaine juridique, éthique ou social. A partir de quand un fœtus sera-t-il compris comme enfant mort-né? Qu'en sera-t-il du congé de maternité ?De nombreuses réflexions sont en cours, tant au niveau du gouvernement que des praticiens, qu'il s'agisse des droits de l'enfant ou des droits des parents...
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Des imams à la Catho
     
       20 futurs imams commencent une formation à l'Institut catholique de Paris pour un cursus « Religions, laïcité, interculturalité». Pour le recteur, Pierre Cahné, l'objectif est simple : "Nous voulons favoriser la paix sociale. Mes seuls interlocuteurs sont les pouvoirs publics, préoccupés d'intégration." Cinq piliers vont servir d’ancrage à ces cours : «Liberté, égalité, fraternité, laïcité et démocratie.» La Mosquée de Paris et son institut de formation des imams va bénéficier de cette formation. La moitié des étudiants possèdent la nationalité française, les autres viennent  du Maghreb ou d'Afrique..

Un juste

       Lorsque quelqu’un nous quitte, il nous arrive de chercher le mot, l’adjectif qui lui convient le mieux. Michel Bacquart, ancien Président de la BRO et de la Chambre de Commerce, vient de nous quitter. C’est ce mot de « Juste » qui paraît le plus adapté pour le qualifier. Juste, cela veut dire vivre sous le regard de Dieu, et il l’a fait. Juste, cela veut dire tenir compte, avec attention, des personnes et des choses, et il l’a fait. Juste, cela signifie dire en quelques mots et quand il le faut l’essentiel et il l’a dit bien souvent. Juste, cela veut dire rendre discrètement et humblement les services que l’on peut rendre, et il les a rendus. Il n’était pas le seul juste du Loir et Cher. Mais pourquoi ne pas en remarquer au moins un ?
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Lourdes : 150 ans
       Le cent-cinquantième anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes a vu un afflux de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins dans la cité pyrénéenne. C'est un témoignage de l'importance qu'a prise pour tous l'apparition à Bemadette et le mouvement incessant des malades vers le sanctuaire. A noter également à cette occasion la parution de nombreux ouvrages sur Bernadette Soubirous ou Lourdes.

Toujours la laïcité
       La question de la laïcité reste très épidermique en France. Les déclarations récentes du président de la République sur l'importance des religions dans la société ont ainsi donné lieu à une levée de boucliers montrant le caractère sensible de la question. Le sujet mérite mieux que la polémiquent il serait fâcheux que toute approche du fait religieux soit considéré comme une atteinte à la laïcité, dont la tolérance devrait être une des premières vertus.

Respecter la femme et la vie

        Le Planning familial d'Ile-de-France, l'Association des centres de grossesse et de méthodes contraceptives (Ancic) et la Coordination pour la défense de l'interruption volontaire de grossesse et de la contraception (Cadac) ont lancé  à Paris une campagne d’affichage : « Sexualité, contraception, avortement : un droit, mon choix, notre liberté ».
        Les évêques d’Ile-de-France, le cardinal André Vingt-Trois en tête, ont publié une déclaration intitulée « Promouvoir l’avortement, c’est renoncer à nos responsabilités » : « L’avortement n’est pas un épisode banal de la vie d’une femme. C’est toujours une blessure et un échec… Trop de femmes se trouvent désemparées face à une grossesse mal supportée. On ne peut présenter leur détresse comme une liberté…Au lieu de promouvoir l’avortement comme solution d’avenir, il est temps que tous participent résolument à la promotion d’une culture respectueuse de la vie et de la dignité des femmes. »

Dialogue interreligieux.
       Régis Debray appelle au dialogue au moyen-orient, et appelle à soutenir les chrétiens de la région. « On ne peut laisser mourir cette foi dans le berceau où elle est née... Je regrette que les dialogues interreligieux n'aient pas lieu dans les endroits où on en a le plus besoin, en Terre sainte. Ils ont lieu en Europe, en  Italie, en France, c'est très bien, mais affrontons les luttes d'aujourd'hui » (Sur France 2, dimanche 17 février).

 

 

 

Espoirs de renouveau
et d’unité des Eglises
chrétiennes en Europe.

       Comment témoigner de la 3ème rencontre œcuménique européenne en quelques lignes, quand 2000 délégués de divers Eglises protestantes, orthodoxes et catholique se sont réunis dans la ville de Sibiu en Roumanie ? Il y a effectivement beaucoup à dire de cette assemblée d’européens qui venaient de l’Irlande jusqu’à l’Estonie et de la Suède à la Grèce. Si, le début, à coloration diplomatique, fut lourd des discours sans fin des multiples Eglises, les jeunes délégués (de -30 ans) ont redynamisé l’assemblée en présentant leur message.

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Des intervenants de qualité

          Les journées étaient organisées par la réunion plénière du matin où des intervenants illustres, comme monseigneur Hubert (évangélique), le Patriarche orthodoxe Bartholomé de Constantinople ou le cardinal Kasper, introduisaient les forums de l’après-midi (unité, spiritualité, témoignage, Europe, religions, migration, création, justice et paix).
Les intervenants qui m’ont marqués sont : le Pr Ricardi de Sant’Egidio qui a témoigné de l’essentiel de la foi des chrétiens.          

  Le révérend Mesrop Parsamyan de l’Eglise apostolique d’Arménie pour le témoignage de sa conversion ; le jeune anglican Tim Dorgu pour le témoignage simple et fort de son chemin de foi ; l’enseignement exigeant d’Enzo Bianchi, prieur du monastère œcuménique de Bose (Italie). Après plusieurs mois, j’en retire tout l’enseignement. Mais l’un des plus beaux moments, fut pour moi les Vêpres de la Nativité de la Vierge dans la cathédrale orthodoxe de Sibiu : c’était le paradis au milieu de cette foule hétéroclite des paroissiens, des européens de toutes confessions chrétiennes. Et le chœur était comme les anges, chantant toutes langues : roumain, anglais, russe, grec, slavon, français, allemand. Je me demande si le Royaume de Dieu n’avait pas pris de l’avance cette fois là !
Il a fallu donc un certain temps pour que l’Esprit du Seigneur vienne vraiment régner parmi nous, hors des temps de prière. Oui, un certain temps pour que les dignitaires osent sourire avec décontraction, et qu’un sentiment fraternel s’établisse sur toute l’assemblée.

Karine Neveu,
Coordination des Jeunes Professionnels

 


Je crois à la
communion des saints

        Je crois à la communion. Ce mot est plein de résonance et nous renvoie à la vie sociale, à la vie familiale, au rassemblement, à la fraternité, à la concorde, à la paix. Croire à la communion, c’est croire que Dieu est communion et non pas solitude ; c’est croire que Dieu nous invite à cette communion avec lui et nous en donne la possibilité ; c’est croire que l’Eglise est la communion de tous ceux qui accueillent ce don ; c’est croire que le baptême nous introduit dans une communauté ; c’est croire que cette communauté est invitée à communier au corps du Christ pour former un seul corps ; c’est croire que les membres de ce corps doivent s’efforcer de vivre en communion les uns avec les autres.
        On dit communion des saints parce que cette communion se forme par le partage de choses « saintes » : le baptême, l’eucharistie mais aussi parce que ces choses saintes n’ont d’autre but que de nous permettre de devenir des saints puisque le saint c’est celui qui vit en communion avec Dieu et avec ses frères. Cet article de foi est un programme !

C.P.

« Vous, soyez sans crainte ! …  Il n’est pas ici
car Il est ressuscité comme Il l’avait dit …
Allez dire à ses disciples :
« Il est ressuscité d’entre les morts
 »
Matthieu 28,1-10   Evangile de la veillée pascale  


 Il fait encore nuit, Marie-Madeleine et l’autre Marie partent pour terminer la toilette funéraire de Jésus, entamée le soir du vendredi.
Oui, la page est tournée. Jésus est bel et bien mort. Mais, dans le fracas d’un grand tremblement de terre, voici le tombeau vide. Et voici LA rencontre promise avec LE VIVANT . Il est ressuscité. « Allez annoncer à mes frères qu’ils me verront ».
Depuis l’aube de l’humanité, l’homme n’a pas manqué de motifs de crainte et de doutes pour sa vie. Aujourd’hui encore l’actualité quotidienne peut alimenter notre morosité et notre pessimisme.
 Mais voici la Bonne Nouvelle : « La vie est plus forte que la mort. Dieu ouvre à chacun d’entre nous un chemin de vie :
« Soyez sans crainte, Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » 

François  Guignard

 
 

Le Pasteur Gill Daudé
un témoin du travail de l'Esprit-Saint pour l'unité des chrétiens

Le pasteur Gill Daudé, pasteur de l’Eglise Réformée, est  un des acteurs de l’œcuménisme à la Fédération protestante de France. Il était à Sibiu (Lire ci-dessus). Il vient à Blois passer le dimanche 13 avril à l’église Saint Pierre de Cabochon. Il y parlera  du travail de l’Unité et de la Fédération Protestante de France. En préambule à cette visite Notre Vie a réussi à le joindre et à lui poser quelques  questions.

 
Notre Vie
 - Quelles sont vos fonctions au sein de la Fédération protestante ?
Gill Daudé - Je suis responsable de l’œcuménisme. Mon action s’exerce sur trois axes  1) J’assure un lien entre la Fédération et les autres Eglises chrétiennes  2) J’interviens dans le dialogue théologique inter-Eglises. J’assume le secrétariat d’un groupe d’experts qui se réunissent régulièrement. 3) J’assume un rôle d’information et de communication œcuméniques au nom de la Fédération. C’est ainsi que je viendrais à Blois le 13 avril parler de l’oecuménisme et de la Fédération protestante de France.

N.V. - Quel intérêt y trouvez-vous ?
G.D. - C’est une grande richesse pour moi. Je me trouve au carrefour national et international de tout ce qui se passe au point de vue unité des chrétiens. J’ai une vision de l’Eglise universelle en marche vers l’unité tant désirée. En tant que témoin de ces rencontres je suis animé d’une grande espérance et j’en rends compte.
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N.V. - Quels sont vos liens avec les Luthériens ?
G.D. - Les Luthériens sont des protestants qui appartiennent à la Fédération. Ils sont en lien dit de « pleine communion » avec nous. Ils forment une seule Eglise avec les Réformés et les Méthodistes. Chaque Eglise garde sa spécificité illustrée par exemple par le rapprochement des luthériens avec les catholiques sur la doctrine de la justification en 1999 et les sensibilités diverses des uns et des autres par rapport à la présence eucharistique.

N.V. - Et les Evangéliques ?
G.D. – Mais les Evangéliques font partie intégrante de la Fédération depuis l’origine en 1905, qu’ils soient Baptistes ou qu’ils fassent parte de l’Armée du Salut et autres obédiences. Les tous nouveaux Charismatiques intègrent peu à peu la Fédération qui est composée à l’heure actuelle d’un tiers d’Evangéliques et de Charismatiques.
 
                                                           Propos recueillis par S. de la Tourrasse

 
 
 
 

OUI Docteur : 33... 33

       Cher Docteur,
Je vous adresse ce petit mot pour vous dire que tout s'est bien passé. Très bien même, et en tout cas bien mieux que je ne l' appréhendais.

       Vous m'aviez dit qu'il était temps, maintenant, d'aller voir un spécialiste. J'ai donc rencontré l'un de ceux que vous m'aviez indiqués. Il confirma votre diagnostic et nous avons fixé ensemble la date de l'opération.
Analyses, visites de rigueur au cardiologue (nous avons parlé de Amin Maalouf et de son livre – que je vous recommande : "Les Identités meurtrières"…) et à l'anesthésiste (nous avons opté, ensemble, pour une anesthésie générale - je n'ai encore jamais été endormi…). Entrée dans l'établissement la veille au soir.
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Opération, réveil, première nuit avec fréquentes visites d'infirmières pour vérifier pouls, tension, drain etc. Le lendemain : debout ! Quelques pas, puis descente à la cafétéria avec des visiteuses de la famille – merci à elles - en remorquant la potence et ses poches, reliée à moi par divers tuyaux : frère siamois temporaire, en quelque sorte…
Le jour d'après je me suis appliqué à une sorte de comptabilité : celle des personnes qui entraient dans ma chambre.

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     Cela commence à 5h45 : On frappe (On frappera toujours à la porte avant d'entrer, mais là, honnêtement je n'ai rien entendu : je dormais…) "Bonjour !" Deux infirmières viennent, entre autres choses, retirer mes tuyaux. "Ca va ?",  "Vous ne souffrez pas ?", " A la douche !"
     6h50 – Le chirurgien : "Bonjour ! Ca va ? Vous sortez demain matin ou demain soir." Il explique que faire, ne pas faire, durant un mois, un trimestre. (Ni vélo, ni tracteur…)
7h00 – "Bonjour ! Ça va ?" – On m'apporte un médicament à prendre avec le petit déjeuner. (On m'avait demandé la veille si je voulais du café, du thé ou du chocolat…)
     8h10 – " Bonjour ! Voilà votre petit déjeuner ! C'est bien du chocolat ? "
     8h50 – " Ça a été ?" Elle remporte le plateau (que j'ai consciencieusement vidé).

     9h30 – "Bonjour, je viens prendre votre tension. Ca va? Vous ne souffrez pas ?"
     10h00 – " Bonjour, ne vous dérangez pas (je suis dans la salle de bains). Je refais votre lit."
     10h25 – "Bonjour, ne vous dérangez pas, on vient faire le ménage." Une dame astique le sol de la chambre, passe le chiffon partout. L'autre s'occupe de la salle de bains. Vite et bien.
     10h30 – "Ça va ?" L'infirmière regarde le bocal "ad hoc" : "C'est bien, continuez !"
     10h35 – Ce doit être une aide-soignante : "Voilà votre médicament, à prendre avec le déjeuner." (la veille on m'avait demandé quel plat je préférais…).
     Et cela continua : Les dames des repas, les aides-soignantes, les infirmières de jour, l'infirmier et l'infirmière de nuit (j'ai su qu'ils étaient venus jeter un coup d'oeil pendant que je dormais, deux fois, que je n'ai d'ailleurs pas comptées), l'anesthésiste, en coup de vent, le kinésithérapeute, deux fois, pour recommander certains exercices, et à nouveau, vers 20h… le chirurgien : "Bien, vous sortez demain matin."
     En tout : 29 fois. 29 fois dans la journée quelqu'un a frappé et poussé la porte de la chambre, a dit "Bonjour !" ou "Ça va ?" ou "Que souhaitez-vous manger demain ?" et plein d'autres petits mots montrant qu'on prête attention à vous.
     Avec l'épouse, la fille passée en allant à son travail, l'aînée venue spécialement de Bourgogne, et l'ami - un vrai - ça a donc fait 33. Oui Docteur, 33 ! 33 regards, 33 sourires. Et le sourire, Docteur, c'est un fameux médicament ! Vous devriez le prescrire plus souvent sur vos ordonnances. Ça fait guérir plus vite, ça ne creuse pas le trou de la sécu et ça soigne même celui ou celle qui le donne. Ça ne coûte rien et pourtant, comme c'est écrit dans l'Evangile, c'est remboursé au centuple à qui vous fait ce magnifique cadeau.

Vous savez, Docteur, à chacune, à chacun, il faut que je dise… avec un sourire : MERCI !

Bernard Maréchal

 

 

 Responsabilité …

La responsabilité…des autres est un filon bien exploité de nos jours.
J'ai posé malencontreusement le pied dans un trou sur le trottoir, distrait que j'étais par une personne que j'avais aperçue plus loin, et je me retrouve avec une entorse. Mais qui donc est responsable de ce trou mal placé ? Vraiment la municipalité s'occupe bien mal de la voirie. N'est-ce pas de sa faute cet accident ?
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Il a neigé cette nuit, nous n'y sommes guère habitués. J'ai pris la route ce matin, sûr de moi, mais au bout de quelques kilomètres, me voilà dans le fossé. Pourquoi  cette nationale n'est-elle pas  encore  déneigée ? I1 va falloir se retourner contre les responsables !

L'exploitation de la carrière est bien signalée. Il y a des panneaux d'interdiction à «toute personne étrangère au chantier». Qu'à cela ne tienne, Jean-Pierre ou Bruno, épris d'aventure et de curiosité, en fait fi et enjambe le fil de fer....et c'est la chute. Bilan : une jambe cassée...Mais pourquoi donc cet accès n'est-il pas surveillé ? I1 y a sûrement quelques indemnités à recevoir de cette entreprise.

Une cour de collège. Une bagarre. Et voilà en miettes la paire de lunettes. Le coupable est trouvé,  ses parents convoqués : « Heureusement, nous sommes bien assurés...Mais pourquoi le surveillant a-t-il mis tout ce temps à venir du bout de la cour? N'est-ce pas sa faute? Que fait la direction ? »

On pourrait multiplier à l'infini les exemples. Le bureau de tabac responsable des malades du poumon, le barman responsable de l'ivresse. Il y a toujours un responsable autre que soi, et peut-être de l'argent à récupérer... Et pourtant ? Je pourrais peut-être regarder où je mets les pieds, éviter de rouler par ce temps de chien, tenir compte des interdictions Je pourrais peut-être éviter de me battre dans la cour pour un motif futile. Et si je savais dire non à mes cigarettes ou à l'apéro qu'on m'offre ?

Nous vivons dans cette ambiance où le responsable c'est toujours l'autre. Cela ne me paraît pas sain. « Etre homme, c'est se sentir responsable » écrivait St-Exupéry. Ne faudrait-il pas revenir à cette sagesse qui veut que l'on assume soi-même ses actes .C'est par là qu'on se révèle un être humain qui ne cherche pas à se décharger habilement sur autrui.

Cette dérive n'est pas nouvelle. Qui donc a dit : « Hypocrite, tu vois la paille dans l'œil de ton voisin, et tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ! ».
 

Claude Beaulande

 
 

Ces pèlerinages qui ont façonné le diocèse de Blois

Saint Marcou,
le 1er mai,  à Blois

Saint-Marcou est invoqué à Blois en l’Eglise Saint-Nicolas. Le 1er mai de chaque année de nombreux fidèles viennent demander son intercession. C'est au Xe et XIe siècles que s'est développé partout en Europe le culte des reliques. Celles de Saint Marcou ont essaimées en divers lieux et notamment en Beauce. On trouve des reliques de ce saint à Blois. On en trouve aussi  dans le nord du département au Poislay et aux confins nord du Loir et Cher à Charray.

Marcou est né dans une famille noble de Bayeux vers 490.  Ordonné prêtre en 520 il parcourt le nord de la Bretagne en prêchant l’évangile. Devant sa popularité et ses charismes, le roi Childebert lui donne dans le diocèse de Coutances la terre de Nanteuil où il fonde un monastère bénédictin. Mais, travaillé par la nostalgie de sa vocation première, Marcou repart prêcher l'Évangile dans les îles du littoral normand. Malade,  il revient mourir à Nan­teuil le 1er mai 558.

Saint Marcou est un saint guérisseur. De son vivant, il a marqué de son empreinte la Normandie de par sa particularité de guérisseur de scrofules (inflammations et abcès atteignant surtout les ganglions lymphatiques du cou,  goîtres, humeurs froides, maladie des glandes).

Dès sa mort, les foules se pressent sur son tombeau et les guérisons miraculeuses se multiplient. Nanteuil devient un centre de pèlerinages. Mais les invasions normandes chassent les moines de Nanteuil. Ils emportent avec eux le corps de Saint Marcou et se fixent sur les bords de l'Aisne.
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Charles le simple les accueille et leur construit un monastère qui devient bien­tôt une bourgade qui prend le nom de « Corbeny » près de Laon. Là  s'ar­rêtent les rois au lendemain de leur sacre à Reims pour y prier et recevoir, dit-on, le pouvoir de « toucher » les écrouelles.

Dès le XIIe siècle les reliques de Saint Marcou sont vénérées à Blois dans l’ancienne église St-Nicolas. Elles disparaissent à la Révolution française. L’église est détruite mais le culte populaire demeure. En 1794, l’Eglise abbatiale Saint Laumer devient église paroissiale du quartier du Foix en reprenant le nom de l’ancienne église détruite et l’une de ses chapelles est consacrée à Saint Marcou. L'antique pèlerinage* continue de nos jours encore chaque 1er mai, jour anniversaire de la mort du Saint.

Sylvain de la Tourrasse

 

 
MCR : Journées
du monde de la retraite

       Lourdes  -  16 au 18 septembre 2008
      Le MCR, Mouvement Chrétien des Retraités, organise les 2èmes Journées du Monde de la Retraite qui réuniront 10.000 participants du 16 au 18 septembre 2008.
      Le thème : « La retraite : savoir vivre autrement ». Michel Camdessus, ancien directeur du FMI, et Bruno Frappat, président du directoire de Bayard, assureront les conférences principales.
      Au sein de 5 ateliers seront abordées diverses facettes de cette belle étape de la vie qu’est la retraite, avec, en particulier, des témoignages concrets et les réponses aux questions posées par l’auditoire. Tous les retraités sont invités à cette rencontre qui se tiendra à Lourdes choisi pour ses capacités d’accueil.

Pour toute information : site Internet : www.mcr.asso.fr
Car prévu au départ de Blois : contact, Lucienne Brochard au 02 54 23 20 48.
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ÉCHOS
Blois 13 avril
Œcuménisme
à Saint Pierre de Cabochon

      Le pasteur Gill Daudé, secrétaire pour l’oecuménisme à la Fédération protestante de France, à l’invitation du Père Michel Viot, curé de la paroisse Saint Pierre de Blois, vient le 13 Avril.
      10 h 45 Messe présidée par le Père Viot, accompagné du Père Dominique    Dupont, en charge de l’oecuménisme pour le diocèse. Prédication du Pasteur Gill Daudé.         
      12h15 Apéritif  -  13 h    Repas (plats préparés par chacun  et mis en commun)
      14h30- 16 h 45 : Présentation de la Fédération Protestante de France, évolution, ouverture, influence des Eglises évangéliques, recherche de l’unité œcuménique.

Renseignements :
Père Michel Viot (tél. : 06 17 65 54 10).     

MRJC : Camp d’été
pour les 15 18 ans


Le MRJC Centre (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne) propose un camp de découverte aux jeunes âgés de 15 à 18ans. Il se déroulera en deux temps : un mini camp (10, 11, 12 Mai) et un séjour éducatif du 29 Juillet au 12 Août.

Le séjour se déroule dans un premier temps à la ferme de la Guilbardière à Monthou sur Bièvre (41) et dans un second temps aux Viel Audon en Ardèche. Coût du séjour : 310€  (50€ de mini séjour + 280€ de camp d’été). Les bons CAF, MSA, CE… sont acceptés. Il est possible de payer en plusieurs fois.

Pour tous renseignements complémentaires : Séverine Basty  MRJC au 02 54 57 26 64 ou par courrier au 5, rue d’Artois 41000 Blois
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60ème pèlerinage Monfortain
Lourdes 13 au 19 avril 2008
       
    
150ème anniversaire des apparitions . Thème : « L’Eglise en mission avec Marie ».
Informations et inscriptions Centre de Blois (Loir et Cher  et régions limitrophes) : secrétariat Pèlerinage Monfortain , 27 mail Pierre Charlot (apprt 30) 41000 Blois. Tel 02 54 78 22 10.

Vous pouvez également vous inscrire auprès de :
Blois : B. Schuller 02 54 43 26 34 - Vineuil : B. Hureau 02 54 42 64 24 –
Vendôme : M.J. Moreau 02 54 77 23 28 – Lamotte Beuvron : G  Chanudet  02 54 88 1102

 

Les Pélerinages diocésains 2008
Lourdes -
Diocésain  Mardi 8 au Dimanche 13 Juillet – (en train) (150°anniversaire des apparitions)

Malte -
Lundi 10 au Samedi 15 mars

Roumanie -
Mercredi 9 au  Jeudi 17 Avril  à la rencontre de l’Orthodoxie

Irlande -
Vendredi 2  au Vendredi 9 Mai

Rome-Naples
Jeudi 18 au Jeudi 25  Septembre

Renseignements et inscriptions :
Service Diocésain des Pèlerinages, Maison Diocésaine,  1 r. De Berry  41000  BLOIS –  tél/fax/rép. 02.54.57.26.48 -  Directeur : Michel LEMAIRE tél/fax/rép. 02.54.78.65.19 ou 06.83.54.05.69 - Courriel : milemer@wanadoo.fr

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Autour de la voix

Stage de formation de la voix.
Lundi 21 avril (14 h) au samedi 26 avril (14 h).

Session proposée en collaboration avec le Conseil de Formation des la Province de France des Capucins au Foyer Notre Dame de la Trinité à Blois
Contenu : Techniques vocales de base – Pratique collective de la voix parlée ou chantée – Pratique individuelle – Suivi personnalisé – Accompagnement individuel.
Intervenants : des professionnels de la voix ( Chanteurs et comédiens)

Inscriptions : Foyer NDT 15 rue Vauquois 41000 Blois Tel 02 54 56 77 74 – Fax 02 54 56 77 73 – foyer.ndt@wanadoo.fr
Date limite d’inscription : 17 mars 2008

De l’Ascension vers la Pentecôte


Retraite au Foyer ND de la Trinité

Du jeudi 1er mai 20 h au Dimanche 4 mai 14 h
Animateur : frère Michel Nicollin capucin
Renseignements : 02 54 56 77 74 – 06 03 53 33 35 – foyer.ndt@wanadoo.fr

 

Fête patronale de
Notre Dame de la Trinité

18 mai 2008 à Blois

11 h – Messe solennelle à la Basilique, présidée par Mgr Verrier, Vicaire général du diocèse.
15 h – Célébration mariale : procession dans le parc – Bénédiction du Saint Sacrement.
16 h – Concert de carillon et verre de l’amitié

Permanence assurée dans la Basilique pour recevoir intentions de prière, messes et abonnements.

Session du Roucas 2008

« Accueillir la Parole de Dieu dans la mouvance du Concile Vatican II »

Du lundi 30 juin (soir) au dimanche 6 juillet 2008 (17 h)

Une semaine de réflexion à N. D. du Roucas à Marseille : Qu’est « devenu » le Concile Vatican II, 40 ans après ?
Nous redécouvrirons le texte de la Constitution qui invite les chrétiens à un accueil de la Parole de Dieu et à une réflexion théologique. Nous réfléchirons sur la « transmission » de cette Parole et les lieux où le rapport à la Parole de Dieu est bien marqué : exégèse, prédication (catholique, protestant), vie de prière, etc.
Intervenants : Le Père Jacques Wersinger (enseignant à l’Institut Catholique de Paris) et plusieurs témoins et spécialistes. 
Renseignements et tracts détaillés : modalités d'inscription  disponibles dans les églises (doyennés, points d'appui), à la Maison Diocésaine et au Service de Formation à Blois, etc.
Secrétariat : Nathalie Récamier, 150 rue Jolivet 37000 Tours –
02 47 46 27 39 – nathalierecamier@tele2.fr