| NOTRE-VIE Mai 2007 Pages 1, 2 & 4 |
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Sibiu, en Roumanie, a été choisie cette année par l’UNESCO comme ‘ville européenne de la culture’. C’est cette même ville qui a accueilli au mois d’août le troisième Rassemblement oecuménique européen. Pendant une semaine, les 3 000 participants - catholiques, orthodoxes et protestants - ont réfléchi à la façon dont les chrétiens, en Europe, pouvaient davantage promouvoir la paix, la justice et la sauvegarde de la création.
Le fil conducteur de cette réflexion était la conviction que ‘la lumière du Christ illumine tous les humains’, et la déclaration finale affirme : ‘Nous, pè-lerins chrétiens de toutes régions d’Europe, témoignons du pouvoir transfor-mateur de cette lumière, qui est plus forte que les ténèbres, et nous la procla- mons comme l’espérance qui porte toutes les Églises, l’Europe et le monde’
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Dialogue de vie
Cette même déclaration ajoute : ‘Aujourd’hui, il n’y a pas d’alternative au dialogue : non pas en vue d’un compromis, mais pour un dialogue de vie’. Dialogue de vie, c’est-à-dire dialogue pour la vie, pour la défense de la vie, dans un monde où les forces de mort semblent parfois l’emporter : mépris des personnes, conflits sanglants, non-respect de la vie. La vie est chose fragile, tellement fragile qu’on pourrait quelquefois être tenté de ne plus y croire. C’est ainsi qu’un jeune rwandais ayant découvert toute sa famille égorgée, pouvait dire au cœur de sa terrible dépression : ‘À quoi ça sert de vivre, puisqu’on va tous mourir !’
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Noël :
Dieu a fait le choix de la vie
Noël arrive et nous rappelle que Dieu choisit totalement le parti de la vie, de la naissance à la mort terrestre, de cette mort à la résurrection et à la vie éternelle. Celui qui est à l’origine de la vie, car il est vie, s’est fait petit enfant pour assumer la totalité de notre humanité, et la revivifier en plénitude. Cette lumière nous donne la force nécessaire pour être à notre tour, les défenseurs de la vie :
-« La lumière du Christ nous conduit à vivre pour les autres, et en communion les uns avec les autres.
-« En rencontrant la lumière du Christ dans nos sœurs et frères…nous nous engageons à lutter contre le péché d’exclusion.
-« La lumière du Christ rayonne sur le mot justice en le liant à l’amour.
-« Nous nous engageons à travailler pour la réconciliation entre l’humanité et la nature. »
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Noël porte toutes ces espérances. Que cette fête soit lumière pour nos cœurs !
Dominique Dupont |
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Grands dossiers des évêques (Lourdes 2007)
L’Assemblée plénière des évêques de France a tenue ses assises du 5 au 8 novembre à Lourdes. D’entrée elle a élu Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques en remplacement de Mgr Ricard, en fin de mandat.
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Le ministère des prêtres et la vie des communautés religieuses
Les évêques ont poursuivi le travail sur "Le ministère des prêtres et la vie des communautés religieuse" déjà abordé en 2006. La situation des prêtres est à l’heure actuelle difficile en France. Leur nombre diminue et cela conduit à répartir le travail sur ceux qui restent. Le territoire géographique confié à chacun d’eux devient de plus en plus étendu. Comment être pasteur proche et toujours en train de courir entre deux réunions ? Faut-il que toute la vie ecclésiale soit centralisée autour du prêtre ? Que faire devant le poids de la demande sacramentelle présente dans certains secteurs ?... Les évêques ont travaillé sur ces questions en ayant bien présent à l’esprit que les prêtres attendent d’eux une écoute, une prise en compte et des propositions.
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Catholiques et musulmans
Autre préoccupation des évêques de France : les catholiques et les musulmans dans la France d’aujourd’hui : les évolutions et les enjeux. Quatre à cinq millions de personnes résidant en France sont de culture ou tradition musulmane. Plus de 50% parmi eux sont citoyens français et on ne peut plus les considérer comme des immigrés. Les plus jeunes se disent « Français de confession musulmane ». De nouvelles situations se font jour : multiplication des « mariages mixtes », adultes venant de la tradition musulmane qui se font baptisés dans l’Église catholique (150 à 200 par an). Situation inverse : des Français de tradition catholique se convertissent à l’Islam.
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Les enjeux
Il y a là plusieurs enjeux et des défis à relever :
- un enjeu citoyen : comment permettre à des personnes de traditions, de cultures, de religions différentes de vivre ensemble dans la société française ? Comment éviter la tentation facile du communautarisme ?
- un enjeu spirituel : dans notre société fortement sécularisée, comment chrétiens et musulmans peuvent-ils témoigner du Dieu unique et d’une conception de l’homme créé par et pour lui ?
- un enjeu propre à la foi et au témoignage chrétien : le dialogue comme attitude spirituelle fondamentale. Comment enraciner la posture du dialogue dans l’Évangile, dans la méditation de l’attitude même du Christ ? Comment inscrire l’attitude des catholiques de notre pays dans la dynamique de l’enseignement du magistère de l’Église ?
- un enjeu de formation : Comment former, rassurer, les catholiques à la fois dans la connaissance de l’islam mais aussi dans l’approfondissement de la spécificité de la foi chrétienne.
- un enjeu oecuménique : quel dialogue, en France, avec nos frères protestants sur l’attitude commune à tenir vis-à-vis des musulmans : dialogue, conversions, prosélytisme… ?
- un enjeu interreligieux : est-il possible de pratiquer un « dialogue à trois »,
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Juifs-chrétiens-musulmans, si les principes qui sous-tendent ce dialogue ne sont pas identiques ? Comment soutenir et accompagner la réflexion intellectuelle, les initiatives des plus ouverts parmi nos interlocuteurs ?
Nouveaux groupes de travail
Les évêques ont décidé de l’ouverture de trois nouveaux chantiers de réflexion, de trois nouveaux groupes de travail : bioéthique, indifférence religieuse et devenir des bâtiments d'Eglise. Ils seront inscrits au programme des prochaines assises de la Conférence.

Sylvain de la Tourrasse
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ONU : 5 millions de signatures
contre la peine de mort
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La Communauté Sant’Egidio et la « World Coalition Against the Death Penalty » (Coalition Mondiale contre la Peine de Mort) ont remis 5 millions de signatures contre la peine de mort au président de l’Assemblée générale de l’ONU. Ces signatures ont été recueillies dans 153 pays et présentées au siège de l’organisation à New York par une délégation des deux organismes. Peut-être votre signature y figure-t-elle si dernièrement vous avez signé. Le 15 novembre une commission de l'ONU a adopté une résolution qui "engage tous les Etats qui maintiennent encore la peine de mort à (...) instituer un moratoire sur les exécutions, en vue de l'abolition" de ce châtiment. La Chine, les Etats-Unis, le Japon, l’ Iran, l’Irak, Arabie saoudite ont voté contre. Les exécutions sont passées dans le monde de 2 148 en 2005 à 1 591 en 2006 ( Source ACAT).
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La Bible interdite aux Jeux
Olympiques de Pékin
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Le Comité d'organisation des Jeux Olympiques de 2008, qui se dérouleront à Pékin, a publié une liste d'objets prohibés « pour des raisons de sécurité » dans le village olympique où résideront les athlètes. Interdiction leur est ainsi faite d’emporter laBible ! C’est vrai, ils ont raison les organisateurs, la Parole est coupante comme un glaive à deux tranchants.
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L’Eglise de France
entend garder ses églises
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A l'heure où 3000 églises de France sont menacées de désaffectation ou de démolition, Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême, vient de déclarer : "Oui, l’Église catholique en France veut encore de ses églises, mais je pense pouvoir et devoir aller plus loin en partant du vocabulaire lui-même qui emploie le même terme, église, avec une minuscule et une majuscule, pour désigner deux réalités différentes et pourtant étroitement associées : les églises, en tant qu'édifices affectés au culte catholique et l’Église, en tant que mystère de foi qui vient de Dieu et s’inscrit à l’intérieur de notre humanité (...) Il me paraît absolument normal que nous soyons ensemble convaincus que nos églises sont des maisons de Dieu ouvertes à tous et que l’on peut y pratiquer un dialogue concret entre la culture, l’art et la foi… je ne peux me résigner à ce que l’on puisse un jour imaginer une sorte de cogestion de nos églises, pour lesquelles on imaginerait une sorte de double affectation, cultuelle et culturelle. » Il convient de signaler que cet état de fait n’est pas pour le Loir et Cher, département où les églises sont en parfait état de conservation au titre du Développement rural. |
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Médias : rechercher la vérité
et la partager
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"Entre utilisation et service, rechercher la vérité pour la partager", tel est le thème choisi par Benoît XVI pour la 42eme Journée mondiale des communications sociales qui a lieu l’an prochain le dimanche 4 mai. Dans cette perspective, le président du Conseil pontifical pour les communications sociales invite à réfléchir à la mission des médias et en particulier sur le risque qu'ils deviennent leur propre référence et non plus des instruments au service de la vérité. La vérité doit toujours être recherchée, puis partagée".
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L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, anglican, va se convertir "dans les prochaines semaines" au catholicisme, religion de son épouse et de leurs 4 enfants, selon The Tablet. Il devrait être accueilli dans l'Eglise catholique par le cardinal Cormac Murphy-O'Connor au cours d'une messe dans la chapelle privée de l'archevêque de Westminster à Londres. Selon le journal précité, le processus de conversion aurait été engagé alors que M. Blair était Premier ministre. Il ne devrait pas être baptisé par l'Eglise catholique car son baptême anglican est reconnu valide par Rome.
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Points de vue convergents
avec les orthodoxes
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Un document conjoint entre catholiques et orthodoxes sur laprimauté du pape et la conciliarité a été élaboré à Rome Il est le fruit du travail de la commission de dialogue théologique entre Églises catholique et orthodoxes qui s’est réunie à Ravenne (Italie) en octobre. Les signataires reconnaissent que l’Église de Rome "occupe la première place dans l’ordre canonique et que l’évêque de Rome est donc le tout premier parmi les patriarches". Des désaccords subsistent quant à ses prérogatives exactes. Ce dernier ne peut gouverner seul : selon les orthodoxes "Le premier ne peut rien faire sans le consentement de tous." En outre, ces mêmes orthodoxes sont désunis : le document publié simultanément au Vatican, à Istanbul, Athènes et Chypre, n'a pas été signé par le patriarcat de Moscou, qui représente la moitié des orthodoxes du monde.
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Le 150è anniversaires des apparitions à Lourdes |
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L'année jubilaire du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes a été inaugurée à Lourdes le 8 décembre 2007 en la fête de l’Immaculée conception par Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes. Elle a pour thème : « Venez boire à la fontaine et vous y laver ! ». Elle se conclura le 8 décembre 2008. Chaque année ce sont six millions de personnes qui viennent dans ce Haut-lieu de prières. Benoît XVI y viendrait en pèlerinage mais la date exacte de son voyage n'a pas encore été annoncée.
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ECCLESIA 2007
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C’est le nom du « Congrès de la responsabilité catéchétique » qui s’est déroulé à Lourdes du 26 au 28 octobre dernier. 7000 participants dont 55 du diocèse de Blois. 55 chrétiens du diocèse engagés dans des services divers de l’Église : le catéchisme des enfants, mais aussi la présence auprès des jeunes (aumôneries scolaires, enseignement catholique, mouvements), la préparation des parents au baptême de leur petit enfant, la préparation au mariage, la présence auprès des malades, la mission ouvrière, le catéchuménat des adultes, l’action caritative…
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Un congrès autour d’une question : « Comment nos communautés catholiques sauront-elles servir la Parole de Dieu et la faire résonner dans la société actuelle ? ». Un congrès qui a une histoire : depuis 1994 les évêques de France se sont attelés ensemble à la réflexion sur la proposition de la foi dans la société actuelle. Ce n’est pas un « scoop » de dire que le monde bouge, change, que rien n’est plus vraiment comme avant. Et dans ces changements ce qui est encore plus difficile c’est qu’on ne voit pas bien par où vont les choses à tous points de vue. La ligne du « progrès » est devenue très floue…
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Cela représente un défi pour les chrétiens quand ils veulent vivre et proposer leur foi. Un défi qui n’est pas (ou alors seulement aux marges) un problème de mots ou de discours, mais un défi pour la vie concrète des communautés chrétiennes dans leurs manières de se laisser transformer par la Parole de Dieu, dans leurs manières d’initier à la foi, leurs manières de célébrer, leurs manières de partager, leur manières de témoigner. |
Le renouveau catéchétique
En novembre 2006 était publié un « texte national pour l’orientation de la catéchèse en France ». Pour le résumer à l’excès, il concerne la catéchèse, une tâche de toute l’Église pour tous les âges, et non pas l’institution « catéchisme » pour les enfants de 8-12 ans. Et il choisit de mettre en œuvre une « pédagogie de l’initiation » : faire résonner la Parole de Dieu, ne doit pas être essentiellement une affaire cérébrale, d’apprentissage de type scolaire, mais une expérience vivante, communautaire d’une bonne nouvelle à vivre aujourd’hui.
Le Congrès de Lourdes a été une formidable occasion d’approfondir les enjeux de ce renouveau catéchétique et de rendre visibles les multiples initiatives pour vivre et proposer la foi dans les communautés d’aujourd’hui. Les participants du Loir et Cher, sont rentrés enthousiastes : ils ont pu confronter leurs questions, leurs tâtonnements, leurs espérances avec beaucoup d’autres. Ils ont pu « toucher » une Église très vivante, enthousiasmante, quand elle se met humblement et à tâtons au service de la « Parole vivante ». Ils ont pu approfondir leurs réflexions (au risques de conversions !) sur ce magnifique défi : oser vivre et chrétien, oser en témoigner, oser proposer la foi.
Maintenant le travail continue. Le 1er décembre aura eu lieu toute une longue après midi de travail en diocèse, à beaucoup plus de 55, pour poursuivre les réflexions, les initiatives, et œuvrer à la transformation des pratiques pour un meilleur service de la Parole agissante au cœur du monde.
François Cordier |
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Je crois à l’Eglise – 1 * |
Je crois à l’Eglise, je crois l’Eglise, je crois en l’Eglise, je crois dans l’Eglise, je crois que l’Eglise est ceci et cela. Pas facile de trouver le bon enchaînement entre « je crois » et « église ». On sent bien qu’on n’est pas tout à fait sur le même terrain que lorsqu’on dit je crois en Dieu. L’Eglise, concrètement, c’est d’abord les églises, c’est à dire les communautés chrétiennes répandues à travers le monde entier. Elles sont visibles à travers les églises de pierre, à travers les fidèles qui s’y réunissent le dimanche, à travers leurs évêques, prêtres ou pasteurs qui les rassemblent. Ces églises sont diverses. Il y a les églises orthodoxes, réformées, luthériennes, évangélistes, baptistes etc.…Il y a aussi l’église catholique. On remarque qu’elles ont toutes le même baptême, le même livre de référence : la Bible, le même « je crois en Dieu », la même prière du « Notre Père » mais au-delà il y a beaucoup de différences et même de divergences. Alors comment passer du « Je crois en Dieu » au « Je crois à l’Eglise » ? Peut-être en acceptant de regarder au-delà de l’apparence comme on passe de l’homme Jésus au Christ et au Fils de Dieu.
C.P. |
* D’autres méditations sur ce thème suivront dans les prochains numéros |
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« Es-tu celui qui doit venir
« ou devons nous en attendre un autre ? »
Mathieu 11, v. 2
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Étonnante question de Jean-Baptiste à Jésus.
Quand on est au catéchisme on a l’impression que Jean-Baptiste a fait depuis le début le tour du problème. Cousin du Christ, précurseur du Christ, il baptise Jésus, il le désigne comme l’agneau de Dieu et il ajoute « Et moi j’ai vu et j’atteste qu’il est le Fils de Dieu » ( Jean 1. v. 34).
Et voici qu’on nous le montre, lui qui est en prison, en train d’envoyer des messagers à Jésus pour poser cette question: « Es-tu celui qui doit venir ou devons nous en attendre un autre ? ».
Peut-être faut-il apprendre à entrer dans le jeu de l’évangéliste.
A certains moments tout semble dit en quelques mots, à d’autres il faut du temps, des événements et des explications pour que ces mots prennent leur sens et leur poids.
Le narrateur sait que trente ou quarante ans après la mort du Baptiste, Jean a toujours des disciples qui s’interrogent: « Jésus est-il le Messie ? » Et c’est à eux qu’il s’adresse : « Regardez, rappelez vous tout ce qu’a fait Jésus et vous aurez la réponse à votre question ».
A travers eux, il s’adresse à nous. « En ce temps de l’Avent rappelez vous ce qu’a fait Jésus et, à Noël, vous pourrez accueillir « celui qui vient. ».
Claude Picard |
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Opréation 10 millions d'étoiles
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Cette année, l'opération 10 millions d'étoiles prend diverses formes dans le Loir-et-Cher : tenue de stands organisée par nos différentes antennes, illumination du Conseil Général (à Blois) et de l'Escalier Denis Papin (le 2 décembre, centre-ville de Blois).
Dès le 2 décembre et jusqu'à Noël, des bénévoles proposeront des bougies sur les marchés de Noël, à la sortie des messes... Vous pouvez aussi vous en procurer à la délégation au 84, avenue de Verdun à Blois.
Allumez-les, le 24 décembre à la veillée de Noël, sur les bords de vos fenêtres, sur vos tables lors du partage du repas en famille et pendant toute cette période de festivités. Chaque bougie allumée exprimera votre solidarité envers les personnes seules, isolées et votre lutte contre la pauvreté.
L'argent récolté servira à soutenir un projet local, sur votre canton ou international (appui au programme de Santé de la Caritas à Sibut, Centrafrique).
Merci.
Anne Claire NKOL BAYANAG Déléguée départementale
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En attendant l'Hydrogène
Dans cinquante ans, plus de pétrole ni de gaz ! Ou devenus si rares et si précieux qu’ils seront hors de prix… D’ailleurs brûler ces hydrocarbures ou du charbon devient suicidaire, car on ne sait pas récupérer le gaz carbonique, CO², cause majeure de l’effet de serre, avec ses conséquences : fonte des glaciers, terres envahies par la mer, bouleversements climatiques. En outre, et surtout, quatre à cinq milliards seront venus s’ajouter au milliard de dévoreurs d’énergie d’aujourd’hui dont nous, lecteurs de Notre Vie, faisons partie. Afin de remplacer, pour tout ce monde, les réserves d’énergie en voie d’épuisement que la vie primitive a mis, grâce au soleil, des centaines de millions d’années à fabriquer, que faire ? Eh bien, faire comme le soleil !
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Comme le soleil, ou presque… : le projet ITER
Le soleil est essentiellement composé d’hydrogène. La température y atteint plusieurs millions de degrés et la pression un milliard de fois la pression atmosphérique. Les atomes s’y combinent, « fusionnent », pour produire de l’hélium et de la chaleur. Une petite partie de cette chaleur sert à entretenir la réaction et le reste est rayonné dans l’espace.
Si, pour essayer de copier le soleil, on sait obtenir sa température, il est impossible d’approcher sa pression. Mais on peut obtenir la fusion à la pression atmosphérique en utilisant non pas l’hydrogène ordinaire, mais deux de ses variétés (ou isotopes), le deutérium et le tritium.
La « marmite » utilisé est très spéciale : comme aucun matériau ne résiste à la température, on emprisonne le gaz, en suspension, dans un champ magnétique.
C’est le principe du projet ITER, que la communauté internationale a décidé récemment de réaliser - honneur à nos savants ! - en France, à Cadarache.
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Des centrales
beaucoup plus propres et sûres
La chaleur libérée par la fusion permettra d’alimenter des turboalternateurs, tout comme les centrales thermiques actuelles. Mais les centrales à fusion seront beaucoup plus sûres, et beaucoup moins polluantes, que les centrales nucléaires ou à charbon. Car, on n’en parle guère, les centrales à charbon, outre du CO², produisent des cendres contenant des traces de thorium et d’uranium, radioactifs… Les « cendres » des centrales à fusion seront moins radioactives que celles des braves vieilles centrales à charbon ! Et infiniment moins que nos centrales nucléaires actuelles qui, ne l’oublions pas, outre le fait qu’elles ne rejettent que des petits nuages de vapeur d’eau, ont mis la production - et le prix - de notre électricité à l’abri des caprices des états qui ont en main les robinets du pétrole.
Une centrale nucléaire actuelle, à « fission », où les noyaux d’atomes sont « cassés », contient plusieurs dizaines de tonnes d’uranium et de résidus, hautement radioactifs, susceptibles de s’emballer, d’exploser, et de se répandre en poussières sur des milliers de km² si des techniciens incompétents, comme à Tchernobyl, accumulent de manière impensable les erreurs et négligences.
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Quelques grammes de gaz
très peu radioactif
Une centrale à fusion ne produit que de l’hélium, ce gaz qui gonfle » les ballons des enfants. Elle utilise du deutérium, gaz non radioactif. Donc pas de retraitement de tonnes d’uranium, pas de transport de matériaux radioactifs, et en cas d’incident, comme la réaction est particulièrement difficile à amorcer et à entretenir, arrêt instantané.
En cas d’accident majeur, provoquant l’ouverture de la « marmite », c’est la quantité de… quelques grammes… de tritium, gaz très léger et très faiblement radioactif (quelques millimètres d’air stoppent son rayonnement, et sa durée de vie est faible), qui s’envolera dans l’atmosphère avec le deutérium et l’hélium inoffensifs. Quiconque tenterait de se suicider en le respirant n’y parviendrait pas car, contrairement à l’iode de Tchernobyl, le tritium ne se fixe pas dans l’organisme.
Ce serait donc faire preuve d’une grande ignorance, ou d’une totale malhonnêteté, que brandir le spectre d’irradiations cancérigènes catastrophiques à propos des futures centrales à fusion.
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Plus d’utilisation guerrière,
ni de monopole
La « marmite » de fusion ne produit que des gaz sans aucune utilité pour la fabrication des bombes A ou H, donc les va-t-en guerre ne pourront en détourner, comme aujourd’hui, l’utilisation à leur profit. D’autre part la matière première, le deutérium, ou hydrogène lourd, est naturellement présent dans l’eau de mer, chacun peut en disposer sans dépendre de quiconque, et sans lui faire éventuellement la guerre… On peut extraire 33 grammes de deutérium par mètre cube d’eau. Ils produiront autant d’énergie que 300 000 litres de pétrole, autant que 2kg d’uranium. L’humanité dispose ainsi de quoi subvenir à ses besoins pendant quelques milliards d’années.
On pourra mettre au rencard les centrales actuelles et, entre autres, les éoliennes qui défigurent nos paysages et dont le kWh coûte bien plus cher. L’électricité ainsi produite permettra d’électrolyser l’eau et produire l’hydrogène – encore lui – qui remplacera, dans nos réservoirs, le pétrole disparu, pétrole que l’huile et l’éthanol agricoles, qui priveraient l’humanité de terres nourricières indispensables, ne pourront pas remplacer. Et un moteur à hydrogène ne produit que de l’eau. |
Un devoir fondamental :
Economiser notre unique planète
Mais avant que les centrales à fusion soient mises au point et se généralisent une cinquantaine d’années sont nécessaires. Il faut donc, d’ici là, et même après, impérativement restreindre notre consommation : isoler au maximum les maisons, baisser de 1 à 2 degrés le thermostat en hiver (mais si ! on s’y fait), utiliser des ampoules basse consommation et des pompes à chaleur, rouler moins, moins vite, en co-voiturage, à vélo, par les transports en commun, utiliser intelligemment l’énergie solaire, faire la guerre aux emballages jetables, etc. etc. Stop au « Toujours plus ! », place au « Encore moins ! »
Oui, je crois à l’hydrogène pour demain, mais je crois aussi, dès aujourd’hui, à tous les efforts de chacun pour économiser notre planète, unique, dont nous sommes tous issus et où nous vivons tous, solidaires.
Bernard Maréchal |
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Emmaüs-Blois en ses nouveaux locaux …
Après l'Avenue de Verdun en 1978, puis 15, rue des Ponts Chartrains depuis 1992, Emmaüs-Blois vient d'inaugurer ses nouveaux locaux, 124 bis, route nationale 152, sur le territoire de St-Denis-sur-Loire, le 16/11/07.
Une grande foule (amis, bénévoles, salariés) se pressait à la suite des autorités civiles et religieuses, invitées pour la circonstance : Emmaüs-France, la préfecture, le Conseil Général, l’évêque de Blois, la mairie de Blois, la communauté de communes, et, bien sûr, M. Villeneuve, maire de St-Denis-sur-Loire. Le parking, vaste pourtant, était comble ; les salles étaient illuminées. C'était la fête.
M. Claude Barbereau, président, remercia le Conseil Général, la ville de Blois, pour l'aide apportée à l'achat et la mise en conformité de ces nouveaux locaux. Malgré ces subventions, l'Association a dû s'endetter. M. Barbereau remercie ensuite le Comité des fêtes de La Chaussée-St-Victor, très présent pour ce déménagement et les entreprises blésoises qui ont donné présentoirs, étagères (Galloux, Couppé, Leclerc ) . Un merci aussi, très chaleureux, aux nombreux bénévoles et aux donateurs.
Le résultat est formidable. Sur deux niveaux, dans les locaux occupés il y a quelques années par "Mobilier de France", les objets exposés étaient mis en valeur. Comme a dit Mme Edith Chabot, du Comité National d'Emmaüs-France, c'est spacieux, beau, et même luxueux. C'est un beau "bric à brac" ! Et, comme dirait quelqu'un : "il faut travailler plus pour aider plus" : il y a toujours des mal-logés, des chômeurs, des travailleurs pauvres, des réfugiés.
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M. Villeneuve, heureux d'abriter Emmaüs, reconnaît qu'il y a encore des difficultés à surmonter : la desserte par bus par exemple. Appel est fait à la Communauté de communes, pour prolonger la ligne qui dessert La Chaussée-St-Victor. Mme Gourault, vice-présidente de la Communauté, annonce que le projet est en cours et que St Denis fait partie, depuis peu, de la Communauté.
Emmaüs Blois emploie 23 salariés dont certains sont en emplois aidés. L’association vient en aide aux plus démunis signalés par les services sociaux. |
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Les ventes
N’hésitez pas : faites de bons achats pour une bonne cause : le mercredi de 14h30 à 17h 30 et le samedi de 9h30 à 12h et de 14h30 à 17h30. L'abbé Pierre se plaisait à répéter : « Aidez-nous à aider ».
Les dons
Ouverture du mardi au samedi de 8 h à 12h et de 13h30 à 17h30
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Les bénévoles
de grands besoins se font sentir pour aider au déménagement et à la mise en rayons et surtout pour la vente et le tri. Il faut téléphoner pour cela au 02 54 74 46 03.
Jeanine Boret |
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Sclérose en plaque :
une délégation en Loir et Cher |
L’Association Française des Sclérosés en Plaques-la NAFSEP) a un nouveau correspondant en Loir et Cher, Patrice Bachet, qui vient compléter l’équipe existante. Les correspondants pour mission de soutenir les personnes atteintes de cette maladie, de les informer et de les orienter dans leurs démarches administratives. Ils mènent régulièrement des actions au plan local, par le biais de rencontres amicales, de réunions, de groupes de paroles. Patrice Bachet ,5 rue Buisson Gérôme, 41500 Avaray Tel : 02 54 81 11 86. Courriel : patrice.bachet@nafsep.org
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ÉCHOS |
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Concert de Noël
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Église Saint Pierre de Cabochon 16 décembre à 18h.
76, rue de Cabochon Blois
La messe de minuit de Marc Antoine Charpentier - Pièces d'orgue - Chants traditionnels
Avec la participation de la Cantoria, sous la direction d'Annette Bénard et à l'orgue Rémy Crépin - Entrée libre
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Salon Religio 2008 |
Pour sa 12° edition, le salon Religio 2008 se tiendra du samedi 19 au lundi 21 janvier 2008 dans le hall A de l'Espace Champerret, à Paris. Ouvert de 10 h à 18 h. Religio 2008 ouvre en priorité ses portes à tous ceux qui souhaitent s'informer, se former, approfondir ses connaissances religieuses chrétiennes et rencontrer d'autres personnes partageant les mêmes attentes.
RELIGIO se répartit en deux pôles d'activités :
1 - Carrefour des communautés et expressions chrétiennes.
2 - Salon des responsables de paroisses et de communautés.
De nombreuses conférences et animations sont également prévues.
Informations pratiques:
- Prix d'entrée : 7 € par jour (salon et conférences) -15 € pour les 3 jours
Familles nombreuses: 5 € par jour sur justificatif - Gratuit pour les enfants de moins de 16 ans accompagnés - Gratuit pour les membres du clergé et les religieux.
Site Internet : vwwv.salonreligio.com
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Echos du MRJC 41 |
Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne du Loir et Cher a organisé son Assemblée Générale les 3 et 4 Novembre à Azé. Cette rencontre fut l'oc casion à une quinzaine de jeune de se retrouver pour échanger ensemble sur le bilan de l'année passée et réfléchir à l'année scolaire 2007-2008.
Ainsi, entre débat sur les élections municipales, bal folk, rencontre autour de pâques ou encore séjour éducatif, les jeunes du MRJC vont une nouvelle fois s'efforcer à animer le milieu rural dans lequel ils vivent.
Un nouveau conseil d'administration a été élu pour mener à bien ses beaux projets. II regroupe aujourd'hui 7 jeunes des alentours de Blois et de Vendôme.
Pour prendre contact avec l'association, Séverine, Permanente du MRJC Loir-et-Cher, reste à votre disposition au 02 56 57 26 64 ou par mail mrjc 41@yahoo.fr .
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