NOTRE-VIE Mai 2007   Pages 1, 2 & 4
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        Jean Paul II disait à son sujet : « Vous valez ce que vaut votre cœur. Le cœur c’est l’ouverture de tout être à l’existence des autres, la capacité de deviner, de les comprendre. Et pour cela, il faut se détacher de soi »

Le secret du bonheur

serait donc d’aimer en vérité.

L’amour change tout.

Le secret du Bonheur !

 

       Le devoir sans l’éclairage de la compréhension et de l’amour est rigide et glacial. Souvenons-nous du traité de philosophie de Kant qui prônait la Loi parce que c’était la Loi, sans essayer de l’analyser. La responsabilité sans amour ne peut qu’engendrer la révolte tôt ou tard. En effet, comment diriger humainement des ouvriers en occultant la pénibilité de leur travail ? Ne pas aller au cœur de l’usine, ne pas rencontrer ces hommes et ces femmes qui démarrent une ligne de fabrication, c’est l’échec à plus ou moins long terme. L’intelligence sans amour n’est pas moins porteuse de désordre. Sans amour, l’ordre donne un esprit étroit qui se limite à une bibliothèque trop rationnelle remplie de  livres malheureusement fermés…Et sans amour, la Foi rend fanatique. Comment peut-on, au nom d’un Dieu qui se veut Amour, pratiquer une religion à la lettre et être en même temps capable d’assassiner quelqu’un en paroles ou en acte ? Le secret du bonheur réside dans la perception que l’on a de l’autre, ce prochain que le bon samaritain n’a pas laissé sur la route.
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       En fait, l’amour n’est pas donné une fois pour toutes à la naissance. Même si ses parents l’ont beaucoup désiré, l’enfant devra sortir de ce cocon douillet, se mesurer à d’autres, côtoyer tôt ou tard l’adversité. L’amour est un habit cousu main dans l’étoffe pas toujours soyeuse de la vie…

       Si l’amour était une maison, elle serait à bâtir jusqu’à la fin de sa vie. L’amour ne va pas de soi. Si l’amour était un sommet, il serait ce petit point fixe vers lequel l’alpiniste tend au risque de se perdre et par tous les temps. Celui qui ne risque rien ne découvrira jamais ce autre monde caché par la montagne… Si c’était un port, l’amour d’un couple serait ce voyage en pleine mer sur une embarcation légère avec un retour incertain après avoir bravé la tempête. Quel bonheur alors d’arriver au port….

 

Le bonheur c’est tout simplement
ce cœur et cette foi à bâtir sa personnalité au quotidien.

  1. Et si le bonheur c’était encore celui de se sentir bien dans sa tête et bien dans son corps après une randonnée sur les sentiers qui musardent dans nos campagnes
  2. Si le bonheur c’était aussi de chanter ou de jouer d’un instrument pour ressentir cette vibration intérieure qui vous laisse après coup dans une paix profonde…
  3. Si le bonheur c’était d’en donner un peu aux blessés de la vie pour qu’ils soient un peu moins seuls…
  4. Si le bonheur c’était votre sourire, cette lumière éclatante capable de changer le monde.
Gaby Leymarie

 

 

Du CO2 au nucléair

en passant par


le colza, le soleil et le vent


        Il y a fort longtemps, bien avant les dinosaures, la Terre était entourée d'azote, de vapeur d'eau et de gaz carbonique, CO2. La vie n'était possible que pour des bactéries et des végétaux. Lentement, ils absorbèrent ce CO2, libérèrent "O2" l'oxygène, et gardèrent "C" le carbone. En mourant et en s'entassant ils devinrent du calcaire, du charbon, du pétrole, du gaz. Ces organismes ont mis des centaines de millions d'années pour stocker le carbone et libérer l'oxygène que nous respirons. Et nous, un million de fois plus vite, nous sommes en train de faire le contraire.
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        Que l'on brûle de l'essence ou du gazole pour faire rouler camions, tracteurs, voitures, ou du charbon, du fioul, du gaz pour se chauffer ou fabriquer de l'électricité, dans tous les cas on "refabrique" le CO2 d'origine. Ce CO2 forme une serre autour de la terre, la serre conserve la chaleur des rayons solaires, la température monte, les glaces fondent, l'eau se dilate, le niveau des mers s'élève. Les basses terres vont être inondées, les climats bouleversés, et avec eux  la vie de centaines de millions d'hommes : "Après nous le déluge, bonne chance à nos petits- enfants !..." Il est plus que temps de stopper ce gâchis.
Consommer moins
       Première chose à faire : consommer le moins possible d'énergie. Vaste programme ! Isoler la maison, chauffer moins et seulement là où c'est nécessaire, rouler moins, ou en train, en tramway, à vélo, et surtout brûler le moins possible de combustibles "fossiles" qui produisent un CO2 nocif et irrécupérable. De toute manière, avec l'ascension de la Chine, de l'Inde et d'autres pays, quatre milliards d'hommes de plus vont vouloir chacun consommer autant que nous, petit milliard nanti d'hier. Dans le prochain demi siècle les prix vont flamber, et les gisements seront épuisés.
        Certains combustibles sont "renouvelables" : les arbres, en repoussant,  récupèrent le CO2 produit en les brûlant.         Colza et autres permettent de produire du "pétrole vert", mais est-on certain de ne pas consommer, par les engins, engrais, traitements, usines de transformation et transports, quasiment autant d'énergie que celle produite ? Et quelles surfaces de terres faudra-t-il retirer aux élevages et cultures alimentaires ?
        Demain nous n'aurons pas le choix. Nos véhicules rouleront à l'électricité, avec des batteries ou des piles à hydrogène. Nous ne nous chaufferons ni au gaz, ni au fioul. Le solaire ? On est loin d'avoir mis au point des capteurs et des batteries de longue durée, car il faut bien stocker l'électricité pour la nuit, quand le soleil est couché… et l'hiver il est chiche. Les éoliennes ? Multiplier dans nos paysages, nos bords de mer, nos collines ces grands machins bruyants ? Et les jours sans vent ?
Quelle énergie pour demain ?

      Ces jours-là, pour satisfaire la demande, il faut bien faire appel aux centrales électriques, de toute manière indispensables, toujours disponibles, assez puissantes aussi pour suppléer les éoliennes sans vent et les capteurs sans soleil.  Et avec quoi fait-on tourner ces centrales ? Avec de l’eau, avec du charbon ou du fioul lourd générateurs de CO2 et bientôt épuisés… ou avec des réacteurs nucléaires. Ce qui signifie qu'à terme, sauf à revenir à la civilisation de la lampe à huile – option respectable, mais est-elle réaliste ? – l'essentiel de l'énergie sera d'origine nucléaire.

        Nucléaire ! Mot lui-même explosif. N'y touchons pas. Pas aujourd'hui. Ce sera  pour une prochaine fois…

Bernard Maréchal

 
Événéments et Foi

Les chrétiens chassés d'Irak


       Le patriarche Mar Dinka IV (Eglise assyrienne) et le patriarche Emmanuel Delly ('Eglise chaldéenne) viennent de déclarer : "Les chrétiens sont victimes de chantage, d'enlèvements et de déplacements forcés dans de nombreuses régions d'Irak ». Victimes de fatwas et sommés de quitter le pays, les chrétiens irakiens ont lancé déjà un appel à la communauté internationale et à l'ONU.
       Dans un sermon Mgr Delly explique : "Nous sommes aujourd'hui expulsés de nos maisons, contraints à quitter notre patrie et éloignés de nos frères avec qui nous vivions en paix... Je lance un appel au nom de tous les chrétiens à tous les responsables pour qu'ils apportent la paix, la sécurité et la stabilité aux fils de notre patrie". Sur les 500 000 chrétiens de Bagdad, la moitié a fui. Le grand séminaire et la faculté de théologie ont quitté Bagdad pour le Kurdistan.
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Mgr Barbarin : sans fioritures !


       L’évêque de Lyon, le cardinal Barbarin, n’y va pas par quatre chemins. Dans une  interview à l’hebdomadaire Famille chrétienne, le cardinal  a situé la perspective catholique face aux élections. Il y rappelle les fondamentaux chrétiens :

      Lorsqu'un chrétien vote, il pose un acte devant Dieu.
Lorsque le Christ nous jugera au dernier jour, il nous demandera des comptes.
      Un électeur chrétien ne doit pas favoriser l'avortement ou l'euthanasie, le mariage homosexuel, l'injustice dans la répartition des biens ou le rejet des immigrés…
      Notre échéance majeure dans la foi, ce n’est pas celle du second tour de l’élection présidentielle, ni celle d’un « grand soir », mais celle de la venue du Christ et c’est en fonction de cet horizon essentiel qu’un chrétien doit faire son choix à chaque échéance électorale
. » Sans commentaires !.

Les « Limbes » aux oubliettes


 
       La commission théologique internationale du Vatican vient d’abandonner officiellement la théorie des Limbes, ce lieu où les théologiens du XIIIème siècle envoyaient les âmes des nouveaux-nés non baptisés, faute de les envoyer au Paradis. Cette décision a l’approbation du pape. La commission a déclaré que ce concept était le reflet d’une vision excessivement restrictive du salut.
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Un même baptême


        Les représentants de onze églises chrétiennes allemandes, dont les trois  principales : catholique, luthérienne et orthodoxe, viennent de signer lors d’une cérémonie œcuménique le 29 avril, en la cathédrale de Magdebourg, une déclaration de reconnaissance mutuelle de la pleine validité du sacrement de baptême..

Le Darfour : un désastre humanitaire


       Plus de 300 000 civils morts, 2 millions de personnes parquées dans des camps à l’intérieur de la province soudanaise du Darfour, 200 000 réfugiés au Tchad ! Au total : 2 millions et demi de personnes dépendent de l’aide internationale pour l’alimentation et les soins médicaux ! La Chine, principal partenaire du gouvernement soudanais qui jusqu’alors opposait son veto à toute discussion sur ce sujet à l’ONU, vient d’annoncer la création d’un poste de représentant spécial pour l’Afrique dont la tâche immédiate sera de se consacrer au conflit du Darfour.

Diplomatie vaticane


        Le 24 avril, le pape recevait pour la deuxième fois le représentant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il a salué les efforts de relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Le 4 mai, il recevait Mohammad Khatami, l’ancien président iranien. Ensemble ils ont invité la communauté internationale à développer des « initiatives fortes » pour favoriser la paix dans cette partie du monde. Au cours de ces entretiens les problèmes des communautés chrétiennes du Moyen-Orient ont été évoqués.

Les jeux de loterie
interdits aux mineurs


        À partir du 1er juillet, Loto et Jeux de grattage seront interdits aux mineurs. Cette interdiction a pour but de lutter contre la dépendance aux jeux et de « protéger les publics les plus fragiles ».Le docteur Marc Valleur, psychiâtre, salue cette interdiction.Il pense que l’interdiction permettra de prévenir le développement de la dépendance à l’âge adulte. Il fait un parallèle avec l’alcool : « plus on commence à boire tôt,plus l’addiction risque de s’installer à l’âge adulte ».

Fatima


        500000 fidèles se sont rassemblés à Fatima (sud du Portugal) pour y célébrer le 90 ème anniversaire des apparitions de la Vierge à trois jeunes bergers, le 13 mai1917.C’est le plus grand rassemblement qu’a connu le sanctuaire depuis la visite de Jean-Paul II en 2000. Un groupe de pèlerins du Loir-et-Cher y participait.

 

 

Les 100 ans du scoutisme

Le mois dernier nous avons publié un article sur les cent ans du scoutisme. Voici des informations complémentaires qui doivent être connues de nos lecteurs ne serait-ce que pour leur donner la marche à suivre s’ils sont intéressés par les méthodes pédagogiques de ces mouvements. Les branches du scoutisme sont différentes et les méthodes pédagogiques ont évolué depuis Baden-Powell.

C’est ainsi que les Scouts et Guides de France ont fusionné il y a peu de temps et leur méthodes se sont adaptées au fur et à mesure de l’évolution de ces sciences humaines. Le Scouts Unitaires de France sont restés plus fidèles aux méthodes éducatives de leur fondateur. Il est important que les familles, avant d’orienter leur enfant vers telle ou telle branche du scoutisme sachent de quoi il retourne.

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De toutes les manières  il ressort que depuis un siècle d’existence ce sont 500 millions d’hommes et de femmes,  de tout pays et de toute culture, qui ont adhéré à la « promesse »  et à la loi scoute. C’est considérable. Bon nombre d’entre eux ont ensuite fourni les cadres politiques, économiques et spirituels de leur pays respectif. Aujourd’hui le monde compte 28 millions de scouts et guides répartis dans 216 pays ;  

En France neuf associations sont habilitées par l‘Etat dont trois associations catholiques : les Scouts et Guides De France (SGDF) au nombre de 62000, l’Association des Scouts et Guides  d’Europe (AGSE) au nombre de 25000 et les  Scouts Unitaires de France (SUF) au nombre de 19000. Les six autres associations relèvent d’autres obédiences religieuses ou laïques.

En Loir et Cher

●  Les Scouts et Guides de France existent à Blois et à Vendôme (Contact : G. Neveu au 02 54 70 11 66).
●  Les Scouts Unitaires de France sont présents à Blois et à Montoire (Contact :  E. Fermaut au 02 54 20 23 46).
●  Un petit groupe, les scouts St Jean Bosco, non reconnu par l’Etat, existe à Chaumont sur Loire. Il est rattaché à la Communauté Thomas Becket.
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Contacts pour le centenaire

Coordinateurs du comité de célébration du centenaire du scoutisme :
Nicole et Daniel Milaret : 02 54 70 01 80.
Scouts du Loir et Cher :
Maison diocésaine,
7 rue d’Artois, 41000 Blois.

 

Le calendrier du centenaire

●  1er Juillet 2007 : fête du scoutisme dans 11 villes de France. Une délégation des SGDF du Loir et Cher représentera le Loir et Cher à Paris

●  Au cours de l’été, 21ème Jamboree mondial au Royaume Uni (40 000 scouts !) . Ces jeunes travailleront et vivront côte à côte pendants 12 jours.

● Mercredi 1er août : au lever du soleil (8 h, heure locale) : tous les scouts et guides jeunes et anciens dans le monde entier sont invités à se retrouver pour renouveler leur promesse. 

●  13 et 14 octobre pour le Loir et Cher : Les SGDF et les SUF, jeunes et anciens, s’associent pour célébrer le centenaire  aux Grands Prés à Vendôme. Le dimanche se terminera par une messe solennelle présidée par Mgr de Germiny dans la collégiale de la Trinité de Vendôme.

●  Décembre 2007 : les scouts SGDF de Vendôme accueilleront « la lumière de Bethléem » qu’ils partageront avec d’autres groupes. Ce sera les symboles de paix et d’amitié qui clôtureront cette année du centenaire.

Daniel Milaret  et Sylvain de la Tourrasse

La prière scoute

Seigneur Jésus,
apprenez-nous à être généreux,

A vous servir comme vous le méritez,
à donner sans compter,
à combattre sans souci des blessures,

à travailler sans chercher le repos,
à nous dépenser
sans attendre d’autre récompense

que celle de savoir
que nous faisons votre sainte volonté

Paroles de Saint Ignace de Loyola

 
 

 

Je crois en l’Esprit Saint

       

       Croire en Dieu c’est savoir assez qui Il est pour pouvoir lui faire confiance. Il en va de même pour l’Esprit Saint.

Mais qu’est-ce que je sais de Lui ?

       J’ai des chemins pour aller vers Dieu même si Dieu est toujours au-delà du chemin que j’emprunte. J’ai des chemins pour aller vers le Christ même si le Christ, Fils de Dieu, est toujours au delà du chemin que j’emprunte. Mais quel chemin emprunter pour aller vers l’Esprit-Saint ? Il n’y en qu’un : la confiance en la parole de Jésus Christ.

       Avant lui on parlait du souffle de Dieu. Le souffle de Dieu c’était cette force qui anime tout ce qui vit, qui inspire les prophètes et qui pianote sur la sagesse humaine pour en tirer des harmonies inouïes. Mais cette force est-elle autre chose que la force même de Dieu ? Comme le murmure entendu dans mon cœur est-il autre chose que la parole même de Dieu ?
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       Et voilà qu’en Jésus la parole se manifeste comme une personne distincte de celui qui l’émet. Et Jésus à son tour nous envoie son Esprit comme une personne distincte de lui. Alors Dieu nous apparaît « en trois dimensions », le Père, le Fils et l’Esprit.. Nous reviendrons sur cette prodigieuse découverte.

C.P.
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  Qui est cet homme
qui va jusqu’à pardonner les péchés ?

Evangile du dimanche 17 juin
Luc 7,36-8,3

       A la fin du chapitre 7 de l’Évangile de Luc, Jésus est à table chez Simon, un pharisien, un juif qui appartient à ce groupe de juifs très pieux, très attentifs à lire et méditer la Bible, très soucieux d’imprégner tous les actes de la vie quotidienne de leur relation à Dieu.
       Mais le repas est troublé par une femme dont la conduite pécheresse est de notoriété publique : en pleurs elle vient se tenir aux pieds de Jésus. Et elle les couvre de baisers et verse dessus un parfum précieux.
       Le pharisien se dit dans sa barbe que la preuve est faite : Jésus ne peut pas être prophète, sinon il aurait su qui est cette femme, et ne l’aurait pas laissé faire.
       Mais Jésus le provoque : il sait la réputation de cette femme, mais il sait aussi reconnaître l’amour au delà de la réputation. De même il sait la réputation de juste de son hôte ; mais il lui montre que s’il l’a bien invité, il ne l’a pas reçu, il n’a pas déployé les signes de l’accueil de quelqu’un qu’on veut vraiment recevoir, rencontrer ; contrairement à la femme !
       Pour Simon le prophète serait celui qui reconnaît le passé. Mais pour Jésus il est celui qui reconnaît l’avenir, qui l’ouvre, qui libère. Ce n’est pas un juge du passé mais du futur : « tes péchés sont pardonnés, ta foi t’a sauvée, va en paix. »
       Être disciple de Jésus, c’est lui demander de nous apprendre à le recevoir vraiment, et à devenir prophète à sa manière.

François Cordier
 
 
 
 

 

A propos des Roms,

Gitans et Manouches

 


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        Notre article « Roms, Gitans, Manouches, citoyens à part….entière ? paru dans le  n° de Mars a suscité des réactions de la part de certains élus et de lecteurs.
        Interrogé le CCFD répond : il est important de rappeler le pourquoi de cette action. Le CCFD, est une association de solidarité internationale et soutient des actions de développement dans les pays du sud et en Europe centrale et orientale. En Roumanie et en Albanie le CCFD agit au coté d’associations qui luttent contre la discrimination et l’accès aux droits des populations Roms. Le constat a été fait que chez nous aussi, cette population est marginalisée. Le but de cette campagne est bien de  changer notre regard et d’oser la rencontre.

        Nous avons voulu donner la parole à ceux qui agissent à leur côté le 24 mars à Blois lors d’une table ronde. Les élus, Mr Albertini maire de Salbris, Mr Coulon, maire de Fougères sur Bièvre, Mr Charbonnier adjoint au maire de Contres, reconnaissent que pour une commune, le coût de l’aménagement  d’une aire d’accueil est important mais ils ont rappelé que l’Etat en prend 70% à sa charge si les délais de dépôt de dossier sont respectés et ces aides peuvent être complétées par des subventions de la région, du département et des caisses d’allocations familiales. Versée par la C.A.F, l’Etat apporte désormais une aide à la gestion des aires d’accueil de 128,06 euros par caravane et par mois.

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        Sur Contres et la vallée du Cher, grâce à un groupement d’achat pour l’aménagement de 8 terrains le coût a pu être réduit.
        Le choix d’une terrain n’est pas sans problème mais pour Mr Albertini, il faut avoir la volonté de le faire et avec la mise en place d’une aire d’accueil, les tensions avec les riverains s’apaisent comme en a témoigné Mr Charbonnier.
        En région Centre, il reste beaucoup à faire, seulement 30% des aires sont réalisées.

        Les intervenants : les élus, Catherine Rétif de l’AIEI ( Association pour l’Intégration et l’Insertion), Sophie Masson de tziganes 41, Mr Bretheau de Tziganes Habitat,  Samuel Michelet voyageur et pasteur et Jean-Louis Trouslard, aumônier national des gens du voyage,  ont tous insisté sur l’importance de leur donner la possibilité de pouvoir stationner en toute légalité pour travailler, pour scolariser les enfants et pour l’accès aux soins de santé.
        Accompagnant les familles, Sophie Masson affirme que les gens du voyage vivent difficilement des travaux traditionnels (vannerie,..), ils vivent de travaux saisonniers et  pour les travailleurs indépendants  ils sont inscrits à la chambre des métiers ou du commerce. Ils sont en règle avec l’URSSAF. Ils ont très souvent des difficultés avec la lecture et le calcul. Et Jean-Louis Trouslard d’ajouter : « Ils payent des impôts comme tout citoyen de notre pays ».

        La scolarisation est donc essentielle  pour Catherine Rétif travaillant à l’AIEI avec des familles en voie de sédentarisation sur Blois. Les parents s’intéressent beaucoup à la scolarité de leurs enfants. Ils ont beaucoup de crainte et de peur par rapport à l’école.        Le voyage : un choix de vie : Mr Diab, qui vit avec sa famille en roulotte, a choisi d’aller à la rencontre des enfants : « Avez-vous choisi d’être sédentaire ? » « Nous on a grandi comme ça , notre vie c’est le voyage ».
        Tout n’a pas été dit et  Mr Bretheau a conclut « la société fait la moitié du chemin,  les gens du voyage doivent faire l’autre moitié » …

 

Marie-Ange Coly

 

 

CCFD ( Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement)

5, rue d’Artois
41000 Blois
02.54.78.62.94 (répondeur)
ou 02.54.81.31.80.

 
 

Ces saints qui ont jalonné
l'histoire de l'Europe

Édith Stein
juive, philosophe, chrétienne & martyre

       Avec ce mois de juin se termine la série des saints qui ont jalonné l'histoire de l'Europe. Ils ont tous été proclamés « Patrons de l'Europe » par les différents Papes qui se sont succédés dans notre histoire récente. Énumérons encore, pour mémoire, la liste de ces grands modèles :
Benoît de Nursie, le patriarche des moines d'occident
les deux frères évangélisateurs : Cyrille et Méthode
Brigitte de Suède
Catherine de Sienne
la carmélite Élisabeth
et enfin Edith Stein dont voici l'histoire.

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        Édith Stein naît le 12 octobre 1891 à Breslau (aujourd'hui Wroclaw en Pologne) dans une famille juive. Elle naît le jour d'une fête religieuse, le jour du Kippur, c'est-à-dire la fête du Pardon.
        D'une intelligence vive, en 1910, elle s'inscrit en cours de philosophie à l'Université de Bergzabern. Elle y découvre la pensée de Husserl. Elle s'établit à Gôttingen et fait la connaissance du philosophe.
        Elle rencontre un autre philosophe, Max Scheler, qui éveille en elle le sentiment religieux. Scheler, grand,croyant, professait sa foi catholique. Edith est fascinée : "Le monde de la foi s'ouvrait tout à coup devant moi".
        En 1914 elle est infirmière volontaire de la Croix Rouge. La guerre terminée, elle revient à la philosophie, mais enrichie de l'expérience humaine qu'elle vient de vivre auprès des malades : « le dévouement de la vie a le dernier mot ! ».
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Philosophe et Professeur

        Elle retrouve Hùsserl et le suit comme maître-assistant à l'Université de Fribourg, où elle passe sa maîtrise. L'année suivante, elle obtient son doctorat. Mais elle poursuit sa quête spirituelle. En 1921, elle lit la Vie de sainte Thérèse d'Avila : "Voilà la Vérité ! " s'écrit-elle. Elle reçoit le baptême le ler janvier 1922 et ressent les appels intérieurs à la conversion totale au Dieu de Jésus-Christ.

        Elle abandonne Husserl et se consacre à l'enseignement. En 1932, elle devient professeur à Münster. Unissant ses connaissances philosophiques aux lumières de sa foi chrétienne, son principal souci est de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine.

        Mais un évènement historique aux conséquences incalculables met un terme à sa carrière : Hitler promulgue sa loi de la discrimination raciale. Edith, juive, doit abandonner l'enseignement.

Moniale et martyre        

        Le 30 avril 1933, lors de l'adoration du Saint Sacrement, Edith ressent l'appel à la vie religieuse monastique du Carmel. Le 15 octobre, à 42 ans, elle entre au Carmel de Cologne. Novice, elle prend le nom de Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix. En 1938 elle fait sa profession perpétuelle. En décembre de la même année, pour échapper à la persécution, elle quitte Cologne et se réfugie en Hollande, au Carmel d'Echt. En 1941, arrêtée par les nazis, elle est déportée au camp de concentration d'Amersfort, puis à Auschwitz. Elle meurt dans les chambres à gaz le 9 août 1942.
        Le ler mai 1987, l'Église béatifiait, comme l'a dit Jean-Paul II, "une fille d'Israël, qui pendant les persécutions des nazis est demeurée unie avec foi et amour au Seigneur Crucifié, Jésus Christ, telle une catholique ; et à son peuple telle une juive".

        Le 11 octobre 1998, il canonisait sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, et lui décernait, le ler octobre 1999, le titre de co­patronne de l'Europe aux côtés de saint Benoît.

Sylvain de la Tourrasse
 
 

Il y a deux mois nous annoncions le changement de locaux de l’Association Emmaüs à Blois. L’histoire de son implantation mérite d’être contée tant elle a suscité de bonnes volontés, à la suite de l’abbé Pierre, pour venir en aide à ceux qui étaient démunis de tout. Puisse ce récit servir aux historiens locaux pour écrire une page qui aura marqué le quart du siècle dernier. A la suite de l’appel de l’abbé Pierre, deux communautés étaient nées près de Tours et d’Orléans pour accueillir les sans domicile fixe.

Emmaüs : à Blois,
une page d’histoire

        A Blois d’autres besoins se font sentir. En 1970, un magistrat, M. Noyer, prend conscience qu'il faut accueillir les vagabonds et les sortis de prison. Sous la responsabilité de Vincent Durr, délégué à la Probation des repris de justice, ceux-ci sont d'abord hébergés dans des locaux de l'hôpital en Vienne.
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Le « Gourbi »     

        En 1972, le Prieuré, avenue de Verdun, est en vente. M. Durr voudrait acheter le « gourbi », comme l’on disait alors, pour les sortants de prison. Il faut de l'argent. Il demande conseil à l'abbé Pierre, qui lui suggère de faire appel à des Compagnons d'Emmaüs d'Orléans. Sous la direction d'Alain, l'un des leurs, une Communauté itinérante mène, deux années durant, des opérations de ramassage à Blois. Ces objets sont vendus par des bonnes volontés (Henriette Boret, Huguette Eveillard, Marie-Louise Cherouvrier, et bien d'autres…) au profit de l'achat du Prieuré. Le premier Comité d'Amis d'Emmaùs était né.
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Un convoi alimentaire

        Ces Compagnons sont logés avenue de Chateaudun II faut les nourrir. Appel est fait à Daniel Lemaire, jeune agriculteur de Maves. Il faut des légumes, et surtout.des pommes de terre. Daniel essaie de fournir.
         Un ramassage est organisé à Maves et les villages environnants. La « récolte » est bonne. Un jour de 1973, plus de vingt grosses remorques, tirées par autant de tracteurs, quittent la Beauce pour Blois, escortés par des motards de la gendarmerie.

        C'est « l'équipée de Maves ». Un terrain est mis à leur disposition Tout ce qui est « métaux » est entreposé sur ce terrain, à la sortie de Blois, sur Cabochon, aujourd'hui lycée Camille Claudel.       Où stocker tout ce qui est récupérable et craint l'eau ? La  «Capitainerie », des locaux libérés de l'usine de chaussures Leroux,   est mise à leur disposition pour un temps. Beaucoup d'autres locaux seront prêtés successivement.

Le Prieuré

        L' «Association d'aide aux sans logis » peut bientôt acquérir le Prieuré. Le Centre d'Hébergement ouvre ses portes en janvier 1976.  Grâce à Emmaüs, le prieuré peut vivre. Derrière le Prieuré, il y avait un grand terrain en friche. Nettoyé, il peut être cultivé par les nouveaux locataires. Ils travaillent en équipe pour en nourrir d’autres. Au n° 14 de l’avenue de Verdun, voisins du Prieuré, des garages disponibles servent d’entrepôts à Emmaüs qui y fait la vente.

        En 1992 les locaux de l’Avenue de Verdun sont abandonnés pour raison d’exiguïté. Emmaüs inaugure ses nouveaux locaux  rue des Pontchartrains en Vienne.

        Une page se tourne encore  Emmaüs à nouveau à l’étroit quitte Blois pour s’installer dans les environs immédiats. Nous renvoyons nos lecteurs à l’article publié dans le précédent numéro.

Janine Boret

 
 
Élisabeth de la Trinité


Élisabeth Catez – Sainte Elisabeth de la Trinité – dont nous avons donné la biographie dans notre dernier numéro n’est pas née à Dijon comme plusieurs sources l’indiquent mais à  Avord, dans le Cher.  Vérification approfondie  faite, c’est bien là qu’elle est née le 18 juillet 1880, au Camp d'Avord exactement, à côté de Bourges.

 
Tous sur le pont
28 juin – 13 juillet


La 5eme édition de cette manifestation qui est de plus en plus appréciée aura lieu à Blois du 28 juin au 13 juillet. Grande journée à la Creusille en Vienne le dimanche 8 juillet.

ÉCHOS
Pélerinages diocésains


Lourdes
– Pèlerinage diocésain (en TGV) . Du samedi 7 au 12 juillet, présidé par Mgr de Germiny.

Pellevoisin – le dimanche 26 août (en car).

Malte - Du 8 au 15 octobre 2007 (par Avion)
Surnommée ‘le nombril de la Méditerranée », c’est un sensemble d’ îles superbes aux couleurs  de toute beauté enrichies de la luminosité méridionales. Sa superficie est celle du département ! C’est à proximité de ces îles que  Saint Paul et son compagnon Saint Luc firent naufrage. Leur souvenir  y est soigneusement gardés . C’est également la patrie des Chevaliers de Malte qui remontent à l’histoire des Croisés.

Tamanrasset – Sur les pas du Bienheureux Charles de Foucauld. Du 27 janvier au 3 février 2008 (par avion) .

S’adresser au Service diocésain des pèlerinages, Maison diocésaine, 1 rue de Berry, 41000 Blois.
Tel/Fax : 02 54 57 26 48.
ou à La Chaussée St Victor
chez  m. l’Abbé Michel Lemaire
Tel/Fax 02 54 78 65 19