NOTRE-VIE Mars 2007   Pages 1, 2 & 4
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Enthousiasme de l’après-guerre
C'était l'après guerre. Nous étions optimistes. Après ces années noires, on se mettait à revivre. L'activité ne manquait pas : il y avait tant à faire et à rebâtir. Un vent nouveau dégageait devant nous des horizons plus larges, dépourvus de brumes. L'homme serait plus heureux, plus sage. On entendait les travailleurs fredonner en effectuant leur ouvrage quotidien. La « quatre chevaux » détrônerait bientôt la sympathique bicyclette. C'était une époque extraordinaire. Après quatre longues années de privations, on témoignait de la vitalité retrouvée, et l'enthousiasme était là, même dans les manifestations de rues qui ponctuaient l'existence des gouvernements successifs. Et, pour les enfants, cela allait de soi, ce serait mieux encore. Après la prostration, on allait de l'avant.

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Des témoins

enthousiastes

Enthousiasme de l’après-mort

Il y a deux mille ans, un petit groupe apeuré découvrait tout à coup l'impensable : celui qu'ils avaient vu supplicié et exécuté comme un malfaiteur était là devant eux, et partageait leur repas. Il leur ouvrait la vie, l’espérance naissait. Bientôt, sous le souffle de l'Esprit, ils oublieraient leurs angoisses et témoigneraient hardiment, bien au-delà des frontières de leur petit territoire, et leur témoignage irait jusqu'aux limites de leur existence terrestre.

Nous revivons chaque année l'événement. Le cheminement du carême nous a conduits à l'épanouissement de la nuit de Pâques. Dépassées les craintes et la tristesse de la Passion. Nous vivons dans un monde nouveau. C'est mieux que l'après-guerre, c'est l'après-mort. « Mort, où est ta victoire ? ». Quelle ne doit pas être notre ardeur devant cette perspective inouïe ! De quoi aurions-nous peur ? Depuis deux millénaires des témoins transmettent le message, chacun en son temps et à sa manière. C'est notre tour. Cela n'a rien de mélancolique. Montrons la joie de Pâques.

Enthousiasme de l’après-Pâques

Nous entrons dans une période riche en événements. C'est le moment (c'est toujours le moment) d'insuffler dans nos vies cet esprit joyeux de Pâques. Voici les consultations électorales, bien sûr, avec leur cortège d'espoirs, de débats, de disputes. Un petit zeste d'enthousiasme pascal sera le bienvenu dans l'isoloir.

Tout près de nous, les rencontres des voisins, les menues tâches quotidiennes, les efforts de partage, en seront éclairés. Dans un autre registre, les professions de Foi qui se préparent, les retraites de Confirmation, les préparations au mariage, sont autant d'occasions de retour sur soi, certes, mais surtout de retour à l'essentiel. Pourquoi ces périodes si riches ne laisseraient pas filtrer la joie pascale ?

C'est cela le temps d'aujourd'hui. Il est bien vrai, le dicton qui proclame qu' « un saint triste est un triste saint ».Les portraits que l'on a du père de Foucault, de mère Térésa  ou de l’abbé Pierre ne sont pas des visages éplorés. Si nous avons trouvé la perle rare ou le trésor enfoui au fond du champ dont nous parlent les paraboles, pourquoi cela ne se verrait-il pas ?

Claude Beaulande

 

 

Emmaüs-Blois, organisme de récupération et de vente d'objets pour venir en aide à ceux qui en ont besoin, a trouvé un nouveau lieu d'implantation près de Blois.

        Comme beaucoup de villes et villages, Blois a réagi, au lendemain de l'appel de l'Abbé Pierre, hiver 1954. A la suite de cet appel naissaient, près d'Orléans, à Ormes, et près de Tours, à Esvres,  deux Communautés d'Emmaüs qui regroupaient des Compagnons sans logis.

        Au début de 1970 que s’est créé à Blois le Comité des Amis d’Emmaüs dans le but d’acquérir un lieu d’hébergement pour les sortants de prison. C’était le point de départ d’un mouvement de récupération d’objets réutilisables et de la création de l’association de l’aide aux sans-logis qui gère aujourd’hui le Prieuré et ses nombreux services.

        En 1992, les locaux de l'Avenue de Verdun qui ont servi au stockage et à la vente es objets récupérés  sont abandonnés. Emmaus inaugure ses nouveaux locaux, plus vastes,  rue des Ponts Chartrains en Vienne.
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Emmaüs-Blois

déménage . . .

et continue

 


De nouveaux locaux encore plus vastes
       

En 2007, ces locaux ne sont plus aux normes, et encore  trop petits. De nouveaux locaux viennent d'être acquis sur la Nationale 152, sur la commune de St Denis sur Loire (les cars Blois-Beaugency y feront un arrêt). Le Président d'Emmaüs-Blois, Claude Barbereau. s'en réjouit. Ces locaux seront encore plus vastes et bénéficient d’un parking important. Il faut les aménager afin d’accueillir les objets mis en vente, mais aussi les ateliers de réparation. Pour ce faire, Emmaüs a obtenu des subventions du Conseil Général et de la ville de Blois, mais a aussi dû faire un emprunt.

       L’association emploie maintenant 7 salariés et a quelques emplois aidés, transformés en Contrats d'Avenir. Outre ses frais de fonctionnement, Emmaüs accorde des aides financières   aux particuliers à la demande des services sociaux, des aides aux associations humanitaires et des dons à Emmaüs-international. pour les pays en détresse.

Bénévoles et donateurs

       Appel est toujours fait aux donateurs. « Dans nos poubelles, nos caves, nos greniers, il y a de quoi faire vivre et rendre l'espoir aux plus pauvres » disait l'abbé Pierre (vêtements, appareils ménagers, mobilier, livres, bibelots, cadres).  Les dons d'argent sont les bienvenus.

       Soixante bénévoles actuellement  trient, réparent, nettoient et puis vendent les objets récupérés à des prix avantageux. Appel est lancé  aussi à de nouveaux bénévoles. Emmaüs peut venir chercher les dons s'ils sont encombrants et livrer les achats si nécessaire.

       Acheteurs, rendez-vous à St Denis sur Loire fin juin, c'est promis ce sera ouvert. D'ici  là, il y aura, rue des Ponts Chartrains, les ventes habituelles le mercredi de 14 h 30 à 17 h 30 et le samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 17 h 30  Une vente promotionnelle géante aura lieu le samedi 28 avril. Vous y êtes attendus.

Janine Boret

* II existe 4 Comités d'Amis Emmaüs en Loir-et-Cher : Salbris, Vendôme, Saint- Laurent des Eaux et … Blois, bien entendu .
* Emmaüs-Blois : 02.54.74.46.03

 
 
Événéments et Foi

Le Vietnam et le Vatican


       A la suite de la réception du premier ministre viet­namien par le pape, une délégation du Vatican a été in­vitée et a rencontré les autorités vietnamiennes. 1 a communauté catholique vietnamienne est la deuxiè­me d'Asie du sud-est avec quelque 6 millions de fidèles (7% de la population). Le Vietnam et le Vatican n'en­tretiennent pas de relations diplomatiques. La liberté religieuse est garantie par le gouvernement... mais tou­te Eglise qui refuse le contrôle du Parti communiste est de facto illégale. L'église catholique a toutefois obte­nu des espaces de liberté. Ainsi en novembre 2005, cin­quante sept prêtres ont été ordonnés lors d'une cérémonie publique célébrée à Hanôi par le cardinal Sepe venu tout exprès de Rome.
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Chine : restauration
de la cathédrale de Canton


       La cathédrale de Canton vient d'être remise com­plètement à neuf. La cathédrale a été édifiée de 1863 à 1888 par la Société des Missions étrangères de Paris. Endommagée durant la guerre sino-japonaise (1937-1945) elle souffrit des dommages considérables lors de la Révolution culturelle (1966-1976), convertie alors en entrepôt. Rendue au culte en 1979, elle a connu une première campagne de réparation. Inscrite en 1996 sur la liste des monuments historiques, elle vient de faire l'objet d'une totale restauration financée à hauteur de 80% par la municipalité de Canton. Le reste a été ap­porté par le diocèse et les catholiques locaux. Les grilles qui se trouvent en avant de l'édifice portent à nouveau les deux lettres « ME » pour « Missions Étrangères ».

Les filles sacrifiées d'Asie

 
       Selon Isabelle Attané (Le Monde du 13/12/06), dé­mographe chargée de recherches à l'Institut national d'études démographiques (INED), l'Asie est souffre d'un déficit de 90 millions de femmes ! Naturellement il naît 105 garçons pour 100 femmes. En Chine il naît 117 garçons pour 100 filles. En l'an 2000, dans les Etats in­diens du Pendjab et de l'Haryana, il est né 125 garçons pour 100 filles et dans les provinces chinoises du Jiangxi et du Guangdong, 138 garçons pour 100filles. Ces dis-parités s'expliquent par les avortements sélectifs, les infanticides et le manque de soins dont sont victimes les filles. Le fait de "choisir" le sexe de son enfanta été encouragé par la politique chinoise de l'enfant unique. A la Commission de l'ONU sur le Statut de la Femme, la Mission d'Observation du Saint-Siège a regretté que la Commission soit restée silencieuse sur la "sé­lection prénatale du sexe", I"infanticide" et la "préfé­rence pour un enfant mâle".
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Journalisme :
vers une nouvelle charte éthique


       Réunis du 7 au 9 mars à Lille, les journalistes et les organisations professionnelles se sont engagés à éla­borer une charte d'éthique et de déontologie commu­ne à toute la profession. « Inspirée des textes existants en France et en Europe, elle définira les droits et les de­voirs des journalistes» Elle serait annexée à la conven­tion collective des journalistes. En fait cette charte existe, elle date de 1918 et a été révisée en 1938 !


Vers une trêve des « blasphèmes »
par les caricaturistes

       Selon l'AFP, le dessinateur de presse français Plantu a proposé une "trêve des blasphèmes" lors d'un débat à Genève entre caricaturistes européens, iranien, liba­nais, israélien, et algérien, réunis par une opération lan­cée par l'ONU après la polémique sur les caricatures du prophète Mahomet. Une telle 'trêve" devrait égale-ment être observée par « les dessinateurs moyen-orien­taux vis-à-vis des Juifs ou des Israéliens » a fait remarquer le caricaturiste français.

L'euthanasie en question


       Une énorme pression orchestrée par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) est mise sur les candidats à la présidentielle pour la léga­lisation de l'euthanasie. Le Parisien du 6 mars sou-ligne que le corps médical reste très circonspect : le Dr Louis Puybasset, réanimateur à la Pitié-Salpêtrière à Paris, déclare : « On est face à une stratégie très or­ganisée. Ils communiquent très bien sûr le registre de l'émotion, de la peur, de la souffrance ». Claude Mar-tin, président de la Société française d'Anesthésie et de réanimation, rappelle que « la loi actuelle règle 99% des problèmes. Nous sommes en mesure d'accompagner les patients en fin de vie vers une mort digne. Alors que, à l'opposé, l'euthanasie est un acte brutal ».

Sant'Egidio
et le processus de paix en Côte d'Ivoire


       L'accord de Ouagadougou a été signé le 4 mars par le Président Laurent Gbagbo et par le chef des Forces Nouvelles Guillaume Soro. II est le fruit du dialogue entre les parties en présence qui dure depuis près de deux mois dans la capitale du Burkina Faso. La Com­munauté de Sant'Egidio, engagée depuis des années à mener une action de dialogue et de pacification en Côte d'Ivoire, n'y a pas été étrangère surtout pendant la dernière phase de la négociation.

 

 

Deux nouveaux diacres pour le diocèse de Blois

      

Le 25 mars, Mgr de Germiny dans la cathédrale de Blois a ordonné deux nouveaux diacres permanents : Jean-Luc Navard, originaire de Bracieux, célibataire et Jean Chauvin marié et père de famille, habitant Yvoy-le-Marron et travaillant à Orléans. Le diocèse compte actuellement 13 diacres. Deux se préparent à être prêtre et les 11 autres, permanents, exercent leur ministère dans des activités variées : responsabilités paroissiales, mouvements d’Eglise, présence de l’Eglise dans des activités professionnelles, syndicales ou associatives.
Être serviteur

       Le mot diacre tire son origine  du mot grec diakonos qui veut dire serviteur. Dans les Actes des apôtres il est fait mention des diacres pour la première fois. Le diacre est choisi parmi les chrétiens et est ordonné pour le service des frères. Il est appelé pour secourir le plus démunis de la communauté et pour gérer les biens de l’Eglise naissante, déchargeant ainsi les prêtres de ces tâches afin de les rendre plus libres pour leur ministère apostolique.
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Petit à petit au cours des siècles le diaconat devient un « ordre » conduisant ensuite vers la prêtrise. Dans les années 1960 c’est le Concile Vatican II qui va redonner au diacre sa place dans l’Eglise. Il existe maintenant deux sortes de diacres : les diacres ordonnés en vue de la prêtrise. Quand ils sont ordonnés prêtres ils ne cessent pas pour autant d’ailleurs d’être diacres mais leurs  fonctions sont alors autres. Existent aussi les diacres permanents ordonnés par l’évêque, qui comme dans la primitive église, sont destinés à servir les plus pauvres et à avoir une mission bien définie par l’évêque. Ils ne sont pas destinés, sauf conditions particulières que nous verront plus loin, à devenir prêtre.

Consacrés aux offices de charité

La raison invoquée par le concile pour le rétablissement de ce diaconat permanent est la difficulté en plusieurs endroits du monde de l’accomplissement de ces tâches nécessaires à la vie de l’Eglise.  Ils sont, dit le concile, Le diacre peut être marié. Il a généralement un métier hors de l'Église. Il peut baptiser, recevoir le consentement des époux lors du mariage, enseigner et prêcher lors des eucharisties. Il distribue la communion. L'âge minimum requis est de vingt-cinq ans pour le célibataire et de trente-cinq ans pour le candidat marié. Dans ce cas le consentement de l’épouse est nécessaire. Un diacre permanent devenu veuf, ses devoirs d’éducateur auprès de ses éventuels enfants sont remplis (enfants devenus adultes), peut ensuite accéder à la prêtrise.
Les diacres, dit le Concile, sont  « consacrés aux offices de charité et d’administration… miséricordieux, zélés, marchant dans la vérité du Seigneur ».

Sylvain de la Tourrasse

                                                             

 
 

D’où il viendra juger
les vivants et les morts
(1)»

Voici une première méditation sur cet article du"Credo catholique". Une seconde suivra dans le numéro du mois de mai.

       Puisque le soleil se lève il faut bien qu’il se couche. Puisque le Christ est monté au ciel il faut bien qu’il en revienne. « Gens de Galilée, pourquoi restez vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui vous a été enlevé pour le ciel viendra  de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel » Actes 1/11.
       La première venue du Christ s’est faite dans l’humilité, l’humiliation, l’abaissement de la crèche et de la croix. A travers elle l’amour de Dieu se faisait petitesse fragile, souffrance partagée, proximité réconfortante. A travers elle les hommes pouvaient apprendre à aimer leur Dieu sans que sa grandeur ne les écrase. Ils n’ont pas fini de le faire et c’est pourquoi les temps se poursuivent. Les temps de la patience de Dieu, les temps de la croissance de l’église, les temps du développement du mystérieux dessein de Dieu. « Pour Dieu mille ans sont comme un jour ». Le Christ ne sortira pas de sa gloire, c’est sa gloire qui se manifestera au monde comme le soleil se lève sur le monde et le transforme par sa seule présence.
       Marana tha, « viens Seigneur Jésus », c’est le denier mot du Nouveau testament. C’est un mot clef de la messe : « nous attendons ta venue dans la gloire ». C’est vraiment au cœur de notre foi.

C.P.
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  Le doute . . . et l'amour

Evangile du dimanche de Pâques, 22 avril
Jean, ch. 21, v. 1-19

       Noël Copin, journaliste chrétien, mort le 4 mars dernier a écrit un livre intitulé : « Je doute, donc je crois ». Il n'était pas le premier...
       Sur un lac, loin de Jérusalem, après la mort de Jésus, Simon-Pierre et six autres disciples pêchaient. Ils passèrent la nuit sans rien prendre. (Jean, ch. 21). Au matin, sur le rivage, près d'un feu, un homme les appelle - Ils ne savaient pas que c'était Lui...: « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? »... « Non ! ».. . « Jetez le filet à droite ! » Et le filet fut plein à craquer... «Apportez donc de ce poisson... Venez déjeuner».. . Aucun n'osait lui demander : « Qui es-tu ? »
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. Après le repas il s'adresse à Simon-Pierre, à trois reprises : « Simon, est-ce que tu m'aimes ? » Et Pierre, lui qui l'avait renié trois fois, trois fois lui répond : «Oui Seigneur, je t'aime, tu le sais bien !»
       Le reniement, la fuite, l'échec, le doute... et un matin, l'amitié, la joie : «Les enfants!... apportez donc... venez déjeuner !», le pain donné... et ce duo d'amour et de pardon.
       Eux, ses disciples, ils ont douté. Alors nous...! Mais dans l'échange de gestes et de paroles d'amitié, d'amour avec celui qui leur était d'abord inconnu, ils L'ont reconnu.
       Dans le doute, ne nous abstenons pas... d'écouter l'inconnu, d'aimer. C'est le plus sûr moyen de Le re­trouver.

Bernard Maréchal
 
 
 
 

Les légumes de la femme
"plus très jeune"

et les cardons

ou la charité ordinaire


      Mardi, Jour de marché dans le village près de chez moi. Oh, un tout petit mar-ché ! Pensez donc : un boucher, un pois-sonnier, et une marchande de légumes,
"Avez-vous des cardons ? " "Des... comment dîtes-vous ?"
      "Des cardons, C'est un peu comme les côtes de bettes, mais avec des feuilles toutes découpées, et un goût plus fort. Ma grand-mère, dans le Bugey, en faisait souvent, en sauce blanche, ou plutôt à la cocotte, avec du jus de viande. Fameux !"
      "Je vais me renseigner, Monsieur, et tâcher de vous en rapporter mardi pro-chain, "Elle va dans son camion et elle écrit ça sur un bout de papier.
      J'étais le seul client du moment sur tout le marché. Alors on bavarde avec le boucher, le poissonnier, et avec la marchande de légumes qui est en train de remplir un sac avec ceci et cela, mais elle coupe court :

"Excusez-moi, Monsieur, je dois aller porter des légumes à une dame qui n'est plus très jeune. Vous comprenez, je ne la voyais plus depuis deux-trois semaines. Alors je me suis dit qu'elle avaitpeut-être eu un problème.

      Elle habite là, pas loin, de l'autre côté de la route. Alors j'y suis allée et j'ai sonné à sa porte pour prendre de ses nouvelles. Elle était bien là, mais elle ne pouvait pas sortir. Vous comprenez, elle était tombée, et s'était fait bien mal, elle avait peur de tomber encore. Alors je lui ai dit : Dites-moi ce qu'il vous faut, comme légumes, je vous les apporterai... Bon, c'est prêt, je vais lui porter, excusez-moi. "
      Et la voilà qui abandonne son étal et s'apprête à traverser la route avec, dans son panier, le sac de légumes de la dame plus très jeune qui était tombée. Sans oublier de me lancer : "Et pour vos cardons, je vais voir. "

      Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Il y a des gens, plus qu'on ne croit heureusement, qui pratiquent la charité, la vraie, celle qui se soucie vraiment des autres, sans le savoir non plus. Et donc sans le dire... Je ferais bien de m'en inspirer plus souvent. Pas vrai ?

Bernard Maréchal

 
 

Ces saints qui ont jalonné
l'histoire de l'Europe

Catherine de Sienne
un pilier de l'Église

       Au moment où l’on célèbre le 50ème  anniversaire de la naissance de l’Europe, "Notre Vie" passe en revue les grands saints qui l’ont marqué. Après Benoît, Cyrille et Méthode, Brigitte de Suède, c’est la vie de Catherine de Sienne que nous retraçons dans ce numéro. Suivront dans les prochains mois Elisabeth de la Trinité puis Edith Stein.

 

       Catherine Benincasa naît à Sienne en Italie le 25 mars 1347.  A cinq ans elle a une vision du Christ et fait vœu de virginité. A quinze ans, elle entre chez les sœurs de la Pénitence de Saint Dominique. L'origine de ce groupement remonte à saint Dominique qui avait réuni et organisé des laïcs chargés de défendre les biens de l'Eglise et de résister aux hérétiques. Les soeurs de la Pénitence  avaient la permission d'entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs (les dominicains).

       Après la mort de sa soeur de sang Bonaventura, Catherine mène une vie d’ascète. En 1368  son père meurt. En 1370, à 23 ans, elle se consacre à Jésus « pour l’Eglise ». De cette année là datent ses premières lettres et les premières conversions qu’elle opère. Ne sachant ni lire ni écrire elle dicte ses pensées. La jeune mystique est néanmoins turbulente. Elle doit comparaître devant le Chapitre général des dominicains à Florence en 1374. Elle y rencontre alors le Bienheureux Raymond de Capoue qui devient son directeur spirituel. À la Pentecôte de cette année là, elle reçoit les stigmates du Christ.

La défense du Pape
        En 1375 elle prend la défense des intérêts du Pape réclamant son retour d’Avignon à Rome. Elle va se rend à Avignon. En septembre 1376, elle revient à Sienne et le pape Grégoire XI s’installe à Rome. Mission réussie. En 1378  Urbain VI succède à Grégoire XI. Commence alors le Grand Schisme d’Occident. Catherine se bat pour que soit reconnu le vrai pape : Urbain VI.

Les dialogues
       
La même année, Catherine commence à dicter ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours du 9 au 14 octobre. Elle s’établit définitivement  à Rome. Deux ans après, après avoir reçu dans une vision la nef de l’Eglise sur ses frêles épaules, Catherine, épuisée de privations,   meurt à  l’âge de 33 ans.
      Ne sachant ni lire ni écrire, elle laisse une œuvre dictée considérable. Canonisée en 1461, le pape Pie II la nomme patronne de l’Italie. Le 4 octobre 1970, elle est déclarée docteur de l’Eglise par Paul VI en même temps que Sainte Thérèse d’Avila. Le 1er octobre 1999, Jean-Paul II à l’occasion de l’ouverture de la seconde assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Europe déclare : « Au seuil de l’an 2000, j’ai aujourd’hui la joie de proclamer trois nouvelles co-patronnes du continent européen : sainte Edith Stein, sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne. »   La fête de sainte Catherine est fixée au 29 avril.

Sylvain de la Tourrasse
 
 

Du climat et des hommes

      En ce début du XXIe siècle, le réchauffement climatique est une préoccupation majeure. L’élévation de la température a été bénéfique puisque l’homo sapiens
qui a fait son apparition il y a 30.000 ans occupe toute la planète avec ses 6 milliards d’individus. Cette élévation de la température ne fut pas continue. Des accidents dramatiques se sont produits. Le plus connu se situe  dans la première décennie du 18e siècle.

      Si les étés chauds de 1705, 1706, 1707 font du vin de très bonne qualité et des récoltes de céréales normales, la sécheresse va engendrer une épidémie meurtrière : la dysenterie, due à la concentration de germes pathogènes dans une eau raréfiée. Quatre cents mille morts. Cependant sur le plan économique, le vin bon marché, le pain pas cher, donnent un mieux-être à une population misérable.

Hiver 1708-1709, les corbeaux gèlent en plein vol

      Survient le grand hiver 1709. On a souligné la proximité de quatre éruptions volcaniques majeures : Vésuve, Santorin, Fuji-Yama, Fournaise à La Réunion, éruptions qui envoient dans l’atmosphère des poussières interceptant les rayons du soleil. L’été 1708 a été médiocre, mais l’hiver 1708-1709 est le pire enregistré en Europe depuis 300 ans. L’armée du roi Charles XII de Suède,  poursuivant les troupes de Pierre le Grand, trouva son tombeau dans les plaines russes. Même les corbeaux gelaient en plein vol !

      En France, le gel commence le 27 octobre. Suivent six ou sept épisodes de gel et dégel, - 20° en janvier à Paris. La Seine est en glace jusqu’à son embouchure. Le blé n’a pas résisté, les organismes humains non plus. On estime à 1.200.000 les décès par infections pulmonaires. Le déficit de la population s’accentuera avec le refus de la nuptialité, donc peu de naissances les années suivantes. En quelques années la population française est passée de 19 à 17 millions.

L’année sans été

      Deuxième épisode catastrophique mondialement connu : l’année sans été. 1815 voit la plus forte éruption volcanique des temps historiques. Le mont Tambora, 4300 mètres, situé à l’est de Java, dont on ne soupçonnait même pas qu’il fut un volcan, entre en éruption le 5 avril. Le paroxysme se situe le 19 avril. Trois colonnes de flammes fusionnent en haute altitude. Le haut de la montagne, qui se retrouvera à 2800 mètres de là, est projetée dans les airs.
       Dès le printemps 1816, la poussière « tamborienne » est dispersée sur toute la planète ; un écran cendreux bloque en partie l’irradiation solaire. Baisse générale de 0,7 degré.  En Europe, les vendanges sont retardées d’un mois, le blé, récolté en octobre est moisi. En Irlande, la saison humide s’en prend au blé, à l’avoine, à la pomme de terre. C’est la disette intense. Les organismes affaiblis sont la proie de la typhoïde, de la dysenterie, de la tuberculose.

      A l’heure actuelle, la terre se réchauffe  depuis la dernière glaciation : l’inquiétude vient de la rapidité du phénomène depuis un demi-siècle. On cherche des remèdes, des palliatifs. On énumère les conséquences catastrophiques, la plus radicale étant la disparition du genre humain. Peut-être…ou bien dans  deux cents ans un émule de Emmanuel Leroy-Ladurie, historien du climat, fera en toute sérénité, l’analyse du phénomène actuel. Peut-être…

M L Raulin

 
 
MRJC Loir et Cher


       Bour'r'geons nous pour le printemps présidentiel !
Vendredi 23 Mars dernier, une équi­pe de jeune du M.R.J.0 Loir et Cher (Mouvement Rural de Jeunesse Chré­tienne) a organisé un débat public sur les élections présidentielles et sur la pla­ce de l'Europe dans la campagne électorale.
       Cette manifestation a eu lieu à Marolles et a réuni une cinquantaine de personnes. Six représentants des par­tis politiques et de leurs mouvements de jeunesse étaient présents dont le P.C.F, l'U.M.P, la campagne de José Bové, le F.N, le P.S et la L.C.R.
       Au cours de la soirée, les participants ont débattu autour de quatre thèmes : Social, Environnement, Economie et l'Europe. Après deux heures de dis­cussions bien animées, tous ont par­tagés un petit verre pour continuer et clôturer les échanges.
       Pour finir cette action a été soutenue par le Conseil Général 41, la D.D.J.S et l'Europe.

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Stages de voiles en Vendée

L'association blésoise Les Catmarins organise des stages de voile avec hébergement, pour les jeunes de 8 à 17 ans, à L'Epine sur l'île de Noir-moutier.
Séjours
du 5 au 16 et du 17 au 31 juillet
du ter au 15 et du 16 au 28 août.

Tarifs suivant le quotient familial; bons et chèques vacances acceptés. Voyages organisés au départ de Paris-Montparnasse, Blois, Tours et Nantes.

Renseignements :
Siège social : 10, avenue de l'Arrou - 41000 Blois -
Tél. 02 54 43 38 97 -
Centre nautique Les Catmarins -
BP 12 - 85740 L'Epine - Tél. 02 51 39 11 12
mail : catmarins( wanadoo.fr -
site : vvww.les-catmarins.asso.fr

ÉCHOS
Pélerinages diocésains


Lourdes - 11 au 13 mai 2007

Alsace. Lundi 4 au samedi 9 juin (en car) Les hauts lieux de l'Est (Reims à l'aller - Nevers au retour).

Lourdes diocésain. Samedi 7 au jeudi 12 juillet. Présidé par Mgr de Germiny. TGV au départ de Blois.

Pellevoisin. Dimanche 26 août (en car).

Renseignements - inscriptions :
Service diocésain des pèlerinages, Maison diocésaine - 1, rue de Berry 41000 Blois.
Tél./fax/rép. 02 54 57 26 48.
pelerinage@a catholique-blois.net
Directeur : père Michel Lemaire - 0
6 83 54 05 69 ou 02 54 78 65 19 -
milemer@wanadoo.fr
Se renseigner n'engage à rien.

 

Colloque Saint-Jacques
en région Centre
Château de Blois - 13 avril 2007

Quelle est la place du pèlerinage dans la société du Moyen Age? De nombreux pélerins transitent au cours de cette période à travers le Val de Loire. Il en sera question tout au long de ce colloque animé par d'émi­nents spécialistes parmi lesquels nous avons relevé Pierre-Gilles Girault, Jean-Paul Sauvage, Marc Bouyssou, Nicolas Pelat, Martine Tis­sier de Mallerais, etc.
Entrée au colloque : 6 euros. Demi-tarif pour les associations organisa­trices, étudiants, chômeurs, RMlstes, etc.