| NOTRE-VIE Février 2006 Page 3 Morée & Oucques |
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Encore plus ... toujours plus |
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Il y a quelques années, un ouvrage à succès s’intitulait : « Toujours plus ! ». Il est certainement encore d’actualité. Nous sommes passés en effet, depuis ces années qu’on appelle les « trente glorieuses », d’une société aux besoins modérés à un monde occidental où le superflu est promu au rang de nécessaire. Le progrès technique a multiplié les outils facilitant la vie quotidienne.
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Réfrigérateur et machine à laver sont devenus essentiels, le lave-vaisselle le devient peu à peu ; quant aux loisirs, ils sont maintenant primordiaux. Le téléviseur s’est multiplié dans les maisons, la voiture se décline bien souvent en plusieurs exemplaires, le dépaysement des vacances est en passe de devenir une nécessité. Internet et le téléphone portable sont désormais aussi incontournables pour nous que la nourriture et le vêtement.
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Tout ce progrès, d’ordre technologique, est incontestable. Quelle mère de famille voudrait refaire sa lessive à l’ancienne, faisant bouillir son linge, frottant à la brosse sur le banc à laver, allant rincer au lavoir ? L’espace habitable ne s’est-il pas accru dans chaque logement ? Les maisonnettes des années trente laissent rêveurs quand on pense qu’elles étaient le bonheur pour une famille entière avec leur deux pièces-cuisine.
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Cette accélération du confort se poursuit. Elle n’est cependant pas sans ombres. Les moyens qu’elle exige laissent toujours plus de gens sur le bord du chemin, comme le montre en ce moment le dossier des mal-logés. La soif de posséder relègue au second plan la question du sens de l’existence, et tient lieu de projet de vie. La production de toutes ces nouveautés entraîne un pillage de la planète, au détriment des pays les moins avancés. Une part toujours plus grande des emplois dépend de cette surconsommation que l’on veut augmenter pour préserver ces mêmes emplois.
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Graeme Allwright chantait, il y a trente ou quarante ans :
« Ceux qui ont des frigidaires/ sont-ils plus avancés/ que ceux qui font leur marché/ rien que pour une seule journée,
« Les abonnés du téléphone/ sont-ils privilégiés ?/ Peut-être on peut communiquer/autrement qu’avec ces appareils ?
« Et la bagnole, notre Dieu/ va-t-elle nous transporter/ vers un pays merveilleux : où règnent l’amour et la paix ?
« On dit qu’il n’est jamais trop tard : pourvu que ça soit vrai /car si les arbres venaient à mourir /alors qu’est-ce qu’on ferait ?... »
Ses questions restent d’actualité. Nous allons entrer en Carême. Pour préparer Pâques, nous sommes invités au partage, mais aussi à la modération. Et si c’était l’occasion de réfléchir au sens de notre vie ?
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Claude Beaulande |
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Le Carême des chrétiens
Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui commémore la résurrection du Christ. Il dure quarante jours
Cette durée fait référence aux quarante ans passés dans le désert par les Hébreux entre leur sortie d’Égypte et leur entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert (Matthieu 4, 1-11).
Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements. C’est le temps de préparation des nouveaux convertis qui demandent le baptême. Il le reçoivent au cours de la nuit pascale.
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Un temps de conversion |
Le Carême commence le Mercredi des cendres – mercredi 21 février 2007- et s’achève le Samedi saint au soir, veille de Pâques – samedi 7 avril 2007. La Semaine sainte, la dernière semaine du Carême, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi saint au soir et le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.
Le Carême est un temps de conversion et de purification. Les efforts du chrétien portent sur la prière, la pénitence et le partage. La prière le tourne vers Dieu et le Christ ; la pénitence est recherche d’une plus grande disponibilité intérieure ; le partage détache le chrétien de lui-même et oriente son cœur vers les autres par la pratique du don.
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Jeûne, aumône et partage |
| Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. C’est certes un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l'aumône.
Le jeûne consiste à ne prendre qu’un seul repas dans la journée et une légère collation. L'abstinence (non consommation de viande) s'impose, en plus du mercredi des cendres, tous les vendredis de carême. De plus le chrétien est vivement invité si nécessaire à réduire sa consommation d'alcool et de tabac.
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Le Mercredi des cendres |
Le Mercredi des cendres le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. En le marquant, le prêtre dit au fidèle : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle". L’évangile du jour est un passage de l’évangile qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur : "Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret… Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret…Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret". (Matthieu, ch 6, versets 1 à 6- 16 à 18) |
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Au-delà des statistiques,
des chiffres |
La figure religieuse de la France se modifie. Il s’est créé en France métropolitaine au cours de ses 30 dernières années 2000 lieux de culte musulman et 1000 lieux de culte évangélique. En 1976, on recensait 150 salles de prière musulmanes. Aujourd’hui on comptabilise 2150 lieux de culte musulman.
Au cours des 5 dernières années, l’Église catholique a construit une vingtaine d’églises (notamment dans les diocèses de Paris, Pontoise ou Nice), mais en même temps, une soixantaine d’églises ont perdu officiellement leur vocation cultuelle par désaffectation
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Ouzouer-le-Marché
à l’honneur |
Surprise la nuit de Noël à Ouzouer, une équipe de TF 1 a filmé la dernière messe de minuit du Père Maupou. A 96 ans, il est le plus âgé des prêtres en exercice en France. Sa demande de mise à la retraite a été acceptée. C’était donc sa dernière messe. Aux informations de 13 heures, après Rome et Jérusalem, Ouzouer le Marché figurait en bonne place ! Tout le monde a eu droit aux honneurs du petit écran : le père Maupou, bien sûr, se démenant pour revêtir sa chasuble, les enfants de chœur alignant les bougies sur l ’autel, la foule dans la nef de l’Eglise, la chorale, le chef de chœur. Beau cadeau de Noël pour cette paroisse de la campagne beauceronne.
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Le Vatican
et le Paris-Dakar |
L’Observatore Romano, le quotidien du Vatican, titre à propos de cet évènement : « La course sanglante de l’irresponsabilité ». Et le journal de déplorer « Encore un mort dans le Paris-Dakar... Il s'agit de la 54ème victime de cette course, qui a aussi coûté la vie, au fil des ans, à huit enfants et deux femmes… La traînée de sang qui s'allonge d'année en année révèle la composante incontestable de violence qui sous-tend chaque tentative d'exporter les modèles "occidentaux" dans des milieux humains et des écosystèmes qui n’ont rien d'occidental … Ecologiquement elle est un modèle de saleté ». En effet , les pistes, au fil des ans, ne sont que pneus calcinés, bidons vides, pièces mécaniques et épaves abandonnées : « Monuments rouillés édifiés à la gloire de l'irresponsabilité » ajoute le quotidien.
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Le « Cristal rouge » |
Nouvel emblème humanitaire à côté de la Croix rouge et du Croissant rouge : le Cristal rouge. Il vient d’être reconnu officiellement par Genève. Il permet l’adhésion des Israéliens au mouvement international. L’accord approuvant sa création a été signé par 84 pays malgré l’opposition de certains pays musulmans.
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La Commission sur les sectes |
Le Pasteur J.A. de Clermont dénonce une dérive de la Commission sur les sectes : « Nous sentons bien qu’il existe à l’intérieur de cette commission une suspicion antireligieuse qui pousse à tout ce qui est cultuel soit soumis à un double contrôle… On ne peut pas avoir un esprit critique a priori. Il faut des éléments quantitatifs, justifiables et vérifiables pour porter des accusations. Ce travail n’a pas été fait par la commission dans sa mise en cause des Témoins de Jehovah. Je l’ai dit non par sympathie pour les Témoins de Jehovah dont je désapprouve complètement la philosophie et les orientations, mais parceque la liberté religieuse ne se divise pas. » |
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Le Grand Silence à l’Arlequin |
Succès exceptionnel du film Le Grand Silence, long documentaire de près de trois heures de Philipp Gröning sur la vie quotidienne des moines à la Grande Chartreuse. Ce film est programmé au cinéma l’Arlequin rue de Rennes à Paris. Depuis sa sortie en salle le 20 décembre, l’Arlequin a déjà enregistré plus de 86 000 entrées. Pour toute musique le film est rythmé par le bercement de la psalmodie des psaumes. "Nous avons un public très hétéroclite, composé à la fois de pratiquants, de nonnes, de prêtres en soutane, mais aussi des curieux, des jeunes qui s'intéressent à cet OVNI cinématographique", souligne Juliette Maynial, des Ecrans de Paris, le groupe auquel appartient L'Arlequin. |
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Les enfants et les médias
Un défi pour l'éducation
Le thème des journées de la communication qui se tiennent en ce début du mois de février était axé sur les enfants :
« Les enfants et les médias : un défi pour l'éducation ».
A l'occasion de ces journées, Mgr Di Falco, Président du Conseil pour la Communication au sein de la Conférence des évêques, a adressé un message aux parents et aux éducateurs... » En voici des extraits.
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« Qui tient la télécommande ?»
Quelques chiffres
• Les enfants passent autant de temps devant la télévision qu'à l'école.
• Les 4 - 14 ans regardent la télévision en moyenne 2 heures et 18 minutes par jour (1000 heures par an).
• Environs 30% des enfants ont une télévision dans leur chambre.
• 48% des 2-7 ans et 71% des 8 - 10 ans choisissent seuls leurs programmes le mercredi matin |
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Dans le foisonnement des messages émis quotidiennement, peut-il y avoir une place à la liberté, à la responsabilité, à la prise de conscience. Les médias et les outils de communication font partie de l'univers des jeunes et des moins jeunes. Ils ont une influence sur la manière de vivre, de penser, d'aimer, de croire, de travailler. La communication, la vraie, n'est pas l'outil, mais le message. Le défi est de créer des relations nouvelles entre éducation et médias pour permettre à tout enfant de grandir et non de subir. |
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Le bonheur de faire grandir |
La culture des jeunes est façonnée par les instruments de communication. Le champ de l'éducation est large et ne se réduit pas à celui de l'école. II y a aussi celui de la famille, des mouvements, des associations. Dans une société où la famille, l'école, la société sont en permanente mutation, les parents s'interrogent sur l'avenir de leurs enfants.
La commission épiscopale éducation, vie et foi des jeunes a publié un outil pour la réflexion et le débat : « Éduquer, le bonheur de faire grandir » Il rappelle que l'être humain est un et que chaque enfant est une per-sonne appelée à la liberté car il est reflet du visage de Dieu.
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Et si l'Évangile nous faisait voir
les choses autrement? |
L'enfant a besoin de rêves pour grandir. Passionné de films d'aventure ou d'action, l'image lui fait voir la vie autrement. Et si l'Évangile faisait aussi
voir les choses autrement. Oui, il y a des bonnes nouvelles dans le monde, des gestes de solidarité qui apportent la vie, le bon-heur. La Bonne Nouvelle que le Christ apporte à tous, c'est une Bonne Nouvelle qui donne en-vie de vivre heureux autrement. Pour cela, les apôtres ont fait un choix simple : écrire les évangiles pour que cette Bonne Nouvelle ne se perde pas, qu'elle soit annoncée, communiquée. « Ce que vous avez entendu dans le creux de l'oreille, dit Jésus, criez-le sur les toits! » « Regardez et ouvrez les yeux! Les aveugles voient, les sourds entendent, les boiteux marchent, et la Bonne Nouvelle
est annoncée aux pauvres! ».
Dans un extrait de L'Église dans le monde de ce temps (n°38), le concile Vatican Il rappelle que « Jésus apporte aux croyants la certitude que la voie de l'amour est ouverte à tous les hommes : l'effort pour que tous les hommes vivent en frères n'est pas condamné à l'échec ».
L'Autre et les autres existent-ils pour eux-mêmes? Qu'as-tu fait de ton frère est aussi un appel pour les enfants. |
Jean-Michel di Falco Léandri
Documents-Episcopat, N° 10-11, 2005 |
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Il est monté aux cieux
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Nous vivons dans un monde plat. Sa courbure n’est perceptible qu’au bord de la mer ou en avion. Notre vision du monde se construit avec notre tête plus qu’avec nos yeux. Un enfant de 8 ans peut penser que le Nord est vers le plafond de sa classe puisque la carte murale pointe la flèche dans cette direction. Il lui faudra du temps pour s’orienter avec une boussole. Sous la terre c’est le domaine des morts, sur la terre c’est celui des vivants et dans les cieux c’est la demeure de Dieu.
Comment échapper vraiment à ce que le bon sens bâtit à partir de ce que nous voyons ? On continue à lever les yeux au ciel, à se mettre plus bas que terre ou à connaître sa descente aux enfers. Le vocabulaire chrétien chante « gloire à Dieu dans les cieux » et célèbre l’Ascension du Christ. « Ils le virent s’élever et disparaître dans une nuée ». Actes 1/9.
Comment dire autrement que le Christ n’est plus dans notre univers visible quelle que soit la représentation que nous en avons. Il entre dans le non représentable, dans l’invisible, dans l’inaudible, dans l’intouchable. Donc « il n’existe plus », concluent beaucoup.
Bien avant le renard du petit prince, les chrétiens pensent que« L’essentiel est invisible pour les yeux ». Ce monde du Christ est finalement le seul autour duquel s’enroule le destin de toute vie.
C.P.
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Aimez ceux qui vous haïssent…
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« Jésus déclarait à la foule : «Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent… Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites le aussi pour eux…Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. »
Evangile du dimanche 18 février 2007 |
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C’est la révolution évangélique. Elle s’adresse à une société marquée par la loi de Moïse. Dans le livre de l’Exode, on peut lire : «vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent ». Pouvons nous dire, au XXIe siècle, deux mille ans après le message du Christ, que nous avons changé nos cœurs, que nous pouvons faire le bien sans rien espérer en retour ? C’est là pourtant le chemin qui nous est proposé et qui nous engage très loin. Il ne peut s’agir d’une passivité devant le mal et la violence, qui ferait accepter l’injustice à n’importe quel prix. Au contraire, il nous faut voir dans l’autre le fils aimé de Dieu. Ainsi, selon Saint Jean, vivants dans l’amour, nous vivons en Dieu.
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M.L. Raulin |
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Témoignage
Vous avez dit
"ADDICTIONS" |
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Lors du dernier pèlerinage diocésain à Lourdes, avec des jeunes d’une quinzaine d’année, j’ai rencontré dans leur maison des responsables de la communauté du Cénacle, une institution née en Italie en 1983 sous la houlette d’une religieuse, sœur Elvira, et qui possède maintenant 51 maisons en Italie et dans le monde, dont une à Lourdes. 51 maisons qui accueillent des toxicomanes qui acceptent un cadre communautaire très strict mais très fraternel et une proposition explicite de la foi en Jésus avec participation à une vie liturgique rythmant la journée. Ces responsables, eux-mêmes anciens toxicomanes, nous expliquaient très bien comment le cadre de la vie dans cette maison permettait une reconstruction intérieure, longue mais profonde. Un bon témoignage, sans pathos et avec quelques notations très fines comme : « au début je me suis jeté dans la prière avec fougue. Mais au bout d’un moment j’ai dû comprendre que ce n’était pas une vraie prière. C’était une drogue. Je cherchais à me shooter à la prière. Normal je ne vivais que comme cela, dans l’excès pour m’évader. J’ai, petit à petit, avec du temps, appris à prier vraiment, d’une prière qui m’ouvre au lieu de m’enfermer ». Et puis voilà qu’à la fin après avoir répondu à quelques questions, il a voulu bien faire en se posant à lui-même la question « et le cannabis, est-ce que c’est bon ? » |
Et de répondre avec le discours convenu sur le danger, « d’ailleurs tous ont commencé par là ». Cela m’agacé car l’argument est aussi nul que de dire que 100% des gagnants du loto ont acheté un billet, et que surtout, avec ce discours plaqué, il masquait le véritable intérêt de cette maison. Non pas produire un discours contre (contre l’alcool, contre le cannabis, contre les médicaments de substitution) mais indiquer que pour nous construire vraiment nous avons besoin de cadre, de structuration du temps, d'apprentissages vrais, d’intériorité, d’échange de confiance. Alors qu’ils vivaient la preuve que là n’était pas vraiment la question, ils étaient encore dépendants de représentations de la prévention centrée sur les produits.
Pourtant je suis sûr que l’Église pourrait non seulement susciter de belles œuvres comme celle-là, mais aussi tirer de la richesse de sa pratique de l’initiation (portée par la tradition catéchétique, par la tradition des mouvements de jeunes) un discours utile pour tout le corps social qui échappe au piège du formatage par la pensée centrée sur la consommation
François Cordier |
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Femmes en danger
La « Journée de la femme » est célébrée le 8 mars chaque année. A cette occasion, on parle beaucoup des droits des femmes et en particulier des femmes battues. C'est à la mode. En parler est une chose, faire avancer leur cause en est une autre. De bonnes lois existent mais elles sont difficiles à appliquer.
Dans le Loir-et-Cher, en ville ou à la campagne, il existe bien évidemment des femmes en difficulté. Le chômage et la précarité favorisent la violence. Le chômage entraîne perte de dignité d'où, parfois, l'alcoolisme et ... les coups en cascade. L'homme bat la femme, la femme bat ses enfants, et les enfants leurs copains. I1 y a aussi de grands violents « structurels » qui reproduisent souvent ce qu'ils ont pu vivre dans leur enfance. Et cela dans tous les milieux.
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Mme Yvonne Bernardeau-Métais
créatrice de l'Association Femme (AFE)
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Femmes ensemble |
L'Association « Femmes Ensemble » (AFE) a été créée en Loir-et-Cher en 1993 par Mme Daures alors « chargée de mission aux Droits des Femmes » au cabinet du Préfet. Dès cette création, Yvonne Bernardeau-Métais s'est impliquée à fond, bénévolement, dans cette structure gérée par des femmes pour protéger les femmes battues. Accueil d'abord, le suivi ensuite.
L'AFE, à vocation départementale, avait son siège à Blois, rue La Pérouse. Yvonne y assurait des permanences. L’AFE avait aussi des permanences à Romorantin, Vendôme et Montoire . Ces permanences étaient assurées par des bénévoles et, aussi, par quelques salariés. Une religieuse, Soeur Paulette, a fait équipe avec Yvonne pendant 8 ans.
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L'Association accompagnait les femmes vers la justice, les banques, les médecins. Elle les aidait, grâce à des ateliers divers, à se reconstruire ( atelier recherche d'emploi, sophrologie).
Il y a eu aussi un atelier de réflexion « hommes-femmes ». Mais les hommes ne se confient pas ou peu. Ils vont difficilement consulter un psychologue.
Le plus souvent, les femmes battues doivent quitter leur logement avec leurs enfants et le mari violent reste dans la maison. Il leur faudrait logement et travail pour qu’elles puissent se reconstruire et s’en sortir.
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et maintenant ? |
L'Association «Femmes Ensemble », par manque de moyens financiers, a été dissoute en 2004. Elle recevait 1 150 femmes par an. En mauvaise santé, Yvonne va quitter Blois pour rejoindre ses enfants.
Cette structure d'accueil, sans hébergement, était pourtant nécessaire car les capacités d'accueil pour les femmes, en Loir-et-Cher, sont notoirement insuffisantes. Il y avait là pour elles un lieu de rendez-vous : elles pouvaient y faire connaissance, parler de leur vécu à tout stade, s'encourager, s’entraider moralement et physiquement.
Le local est maintenant fermé mais il est toujours disponible. Il manque la personne, issue du terrain, qui puisse mener cette association et assurer, avec d'autres femmes, une proximité immédiate et constante. Il faudrait aussi un apport financier suffisant (subventions d'Etat et autres), la mairie ne pouvant seule assurer la pérennité de ce lieu si utile à la cause des femmes.
A l’heure actuelle un foyer d'hébergement pour femmes et enfants mineurs existe à Blois, rue Dumont d'Urville : l'Astrolabe. I1 existe aussi un foyer pour hommes, le Prieuré et son annexe.
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Janine Boret avec Yvonne Bernardeau –Métais |
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| N° de téléphone utiles : |
| AVEC : Association dAide aux Victimes 02 54 56 08 48 |
| SAUV : Service d'Aide d'Urgence aux Victimes 02 54 56 08 48 |
| Maison de la Justice et du Droit : 02 54 4516 16 |
Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des familles
CIDF 02 54 42 17 39 |
| Consulter la rubrique « UTILE » dans La Nouvelle République |
P.S.I1 existe aussi une association pour hommes, battus ou, surtout, victimes d'accusations mensongères et dénonciations calomnieuses.
C'est SOS Papa Centre : Tel 02 54 43 88 57 |
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Ces saints qui ont jalonné
l'histoire de l'Europe
Saints Cyrille et Méthode
Au moment où l'on parle des racines chrétiennes de l'Europe, il me semble bon d'aller à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui nous ont précédés au cours des siècles et qui ont, par leur foi, façonné notre histoire. Ils ont pour nom : Benoît, Cyrille et Méthode, Brigitte de Suède, Catherine de Sienne, Élisabeth de la Trinité, Édith Stein. L'Europe a été placée sous leur patronage par les papes qui se sont succédés depuis une cinquantaine d'années.
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Les deux frères |
Cyrille et Méthode sont deux frères. En fait Cyrille s’appelle Constantin. Il est né en 827, on l’a surnommé « le philosophe ». Renonçant à une carrière politique, il reçoit les ordres et exerce la charge de bibliothécaire à l’Eglise Ste Sophie à Byzance. Son frère aîné, Méthode, né en 815, choisit quant à lui la voie monastique.
En 862, le Patriarche Ignace de Constantinople les envoie en Grande Moravie pour évangéliser le peuple slave. Ils traduisent la Bible en slave. Constantin invente pour ce faire un alphabet qui va recevoir le nom d’alphabet « cyrillique ».
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Constantin devient Cyrille |
A Rome, leurs livres sont approuvés. C’est là que Constantin devint moine et reçoit le nom de « Cyrille ». Il meurt en 869. Son frère Méthode, sacré évêque, continue sa mission d’évangélisation. Emprisonné par le clergé franc à cause d’une querelle sur le « Credo »- on ne badinait pas ! -, il est libéré grâce à l’intervention du pape Jean VIII. Il consacre ses dernières années aux traductions des Écritures et à la liturgie slavonne. Il meurt en 885.
Jean Paul II les a nommés tous deux, indissolublement liés dans l’éternité, « patrons de l'Europe ». Leur fête est commémorée par les catholiques et les orthodoxes grecs le 14 février. Les orthodoxes slaves la célèbre le 5 juillet. |
Sylvain de la Tourrasse |
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L'histoire
Deux femmes, deux intellectuelles se rencontrent à Ravensbrück, camp de concentration pour femmes. L'une, Milena Jesenska, journaliste tchèque, fut jadis l'amie de Kafka. L'autre, Margarete Buber-Neumann, est allemande. Elle a fui le nazisme en 1937, s'est réfugiée à Moscou où elle sera arrêtée puis déportée en Sibérie et enfin livrée par Staline à Hitler.
Sur scène
Maragette parle de Milena, les mots, les silences, la musique disent que le temps à Ravensbrück, ne se compte plus en heures ni en minutes mais en battements de coeur.
Samedi 17 février 2007 à 20 h 30, dimanche 18 à 16 heures
Salle Bretagne de la Maison des Provinces,
8, rue du Lieutenant Godineau - Blois.
Plein tarif : 10 euros - scolaires : 8 euros. |
Théâtre

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Pour permettre à chacun
d'être acteur dans le débat démocratique
Lundi 19 février 2007 Année d'élections
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Nous sommes tous concernés !
Construire une cité plus fraternelle : tel est l'idéal républicain. C'est le devoir de tout citoyen et par conséquent de tout chrétien.
" Qu'as-tu fait de ton frère?"
Question des évêques de France
Vous êtes invités à une réflexion commune
lundi 19 février 2007 de 18 h 45 à 21 h,
à la Maison Diocésaine
7, rue d'Artois 41000 Blois.
Les mouvements d'Action Catholique Spécialisée Adultes :
Action Catholique en milieu Indépendant (ACI)
Action Catholique en Monde ouvrier (ACO)
Chrétiens en Monde Rural (CMR),
Mouvement Chrétien des Cadres (MCC)
Mouvement Chrétien des Retraités (MCR)
Mission Ouvrière
Apostolat des Laics
5, rue d'Artois 41000 Blois
tél./répondeur/fax : 02 54 57 26 58.
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Les temps forts
Vendredi 23 mars
Université catholique d'Angers |
Sous l'égide de la Pastorale du Tourisme et des Loisirs, un colloque va se tenir à l'Université catholique d'Angers le vendredi 23 mars 2007.
On y rendra compte des recherches du laboratoire de théologie de l'Université sur les chemins d'évangélisation par le « temps fort dans les temps libres » et des enjeux humains et spirituels de ces temps forts.
Contacts : Jean Lafont,
pastorale du Tourisme et des Loisirs 41,
5 rue d'Artois, 41000 Blois.
Tel/fax 02 54 78 67 38 ou 06 07 58 19 05
Courriels prtl4l @wanadoo.fr
jc.lafont@orange.fr
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ÉCHOS
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Dimanche 11 février 2007 |
| 9 h 30 - 17 h 00 à Villiers-sur-le-Loir, salle municipale polyvalente. |
Une journée de réflexion et de débats organisés par le CMR. En partenariat avec : UFC Que Choisir, CCFD, Artisans du Monde. Avec la participation de Jean AUBIN, auteur de « Croissance : l'impossible nécessaire ».
Le thème : « Choisir nos modes de vie, de production, de consommation ».
Pour tous renseignements :
Jean et Marie-Ange Coly,
42 rue de Montcellereux 41500 Mer,
tél. 02 54 81 31 80;
Théo et Jacqueline Spehar, Vauchalupeau, 41100 Mazange,
t. 02 54 72 14 12.
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« Bouge ta planète »
24 mars 2007- Blois |
Le CCFD (Comité Catholique contre la faim et pour le développement) organise le samedi 24 mars 2007 de 15 h à 21 h un "Bouge ta Planète" avec des animations tout au long de l'après-midi pour enfants, ados et adultes. |
Lieu: salle Dorgelès, rue Dorgelès à Blois (quartier Quinière). |
| Thème: « Roms, Gitans, Manouches, citoyens à part... entière? » |
| 15 h : spectacle « la vie des roms » avec NOMADS'LAND. |
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17 h : table ronde avec élus, associations, aumônier et représentant des gens du voyage
19 h : buffet froid, concert et théâtre.
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