NOTRE-VIE Janvier 2006   Page 3 Morée & Oucques
Voir les pages entières : survoler la page désirée : Page 1       Page 2       Page 4
 
La page 3
de chaque édition locale
est à voir sur le site du secteur correspondant (s'il est en ligne)
Consulter la carte
Mais d'où vient
cette violence ?
 
Bonne Année ! . . . Voisin
« A mon voisin ! …Et moi, et moi, et moi ? »
Attendez un peu. Chaque chose en son temps. D'abord, précisons ce qu'on entend par voisin.
Le voisin - ou la voisine - c'est une personne, comme vous, qui n'est pas loin.
- «La belle trouvaille!- Oui mais, pas loin, ce n'est pas seulement à une ou cinq minutes à pied.
C'est aussi « à portée de cœur ». Important ça.
Quel voisin?
Il y a des voisins - des voisines - tout proches. Parfois on les appelle, « les proches ». Quand on est enfant, par exemple, c'est souvent la maman. le papa, les frères et sœurs. Si on a décidé de vivre la vie à deux, le premier voisin c'est « l'autre »
Il y a aussi les voisins de palier, d'escalier, d'immeuble, de la rue, d'atelier, de chantier, de bureau (même le chef !), d'école (même le prof !), d'autobus, d'embouteillage (avance eh... !), de cinéma (lui et ses pop corns !), et même, en faisant la queue, devant soi, et de l'autre côté du comptoir ou du guichet.
Mais il y a aussi celui ou celle qui ne fait pas de bruit, qu'on ne remarque pas, mais qui est bien là, pas bien loin des yeux ou du cœur, et qui aimerait bien sentir que pour vous il est un voisin - ou une voisine - qui existe vraiment.
Peut-être même qu'il n'ose pas vous dire qu'il aimerait bien que vous veniez lui faire une petite visite, chez lui, ou à l'hôpital, ou même en prison (ça arrive... ). Ces voisins-là, c'est discret vous savez. Il faut bien reconnaître aussi que parfois certains « voisins » ne sont pas discrets, voire désagréables, mais ils sont quand même vos voisins.
Eh bien, à tous ces voisins-là que vous avez, souhaitons un peu de bonheur en plus pour l'année 2007 !
«Et moi, et moi... - Un peu de patience ! Nous y venons. D'ailleurs, à nous deux cher voisin!... Mais si ! nous sommes devenus voisins, puisque nous bavardons ensemble. Donc, cher voisin, souhaitons un peu de bonheur en plus à vos voisins pour 2007.

Un cadeau précieux... doublement gratuit !
« Comment ça va se faire... ? »  Vous allez voir, ce n'est pas bien compliqué. Tout d'abord ouvrez bien vos yeux, vos oreilles, et surtout votre cœur. Alors vous allez découvrir autour de vous, à toute heure, des tas de voisins. Vous allez découvrir aussi qu'ils attendent d'abord un regard, une écoute. Et tous, oui tous, ils attendent un sourire. Un sourire, ça ne coûte rien. Mais avec ça, le « voisin » il a un petit peu de bonheur en plus. Et vouus savez quoi ? Votre sourire, votre regard, votre écoute, il va peut-être vous les rendre ! Ça ne vous aura donc doublement rien coûté.

Et vous, vous aurez reçu aussi un petit peu de bonheur en plus. Et si vous répétez ça tout au long de l'année 2007, ça vous fera, à vous, un bon morceau de bonheur en plus.
Mais alors, c'est un calcul égoïste ! » - Qui sait ? En tout cas, cet égoïsme-là, il est vivement recommandé.
Vous voyez bien que j'avais pensé à vous aussi. Normal d'ailleurs, puisque vous êtes mon voisin. Bonne et heureuse année, voisin !

Bernard Maréchal

 

Vous avez dit "addiction"

        Les addictions(*1) restent, en France comme dans beaucoup d'autres pays européens, un problème de santé publique majeur, dont les impacts sont multiples : sanitaires, médicaux et sociaux. Les conduites addictives, en particulier les consommations de tabac, les abus d'alcool et dans une moindre mesure, de substances psycho actives, interviennent ainsi dans 30% de la mortalité précoce (soit avant 65 ans) et évitable.

        C'est le constat exposé en liminaire du « plan addictions 2007-2011 » rendu public en novembre dernier(*2). Ce nouveau coup de projecteur de l'actualité m'a poussé à rédi­ger quelques réflexions inspirées par mon expérience de médecin engagé dans le soin aux toxicomanes, mais aussi d'animateur auprès d'adolescents depuis plus de 30 ans.

Les comportements addictifs ne sont pas des comportements« exotiques »
        S'ils se développent (en particulier chez les jeunes) d'une façon aussi importante à notre époque, c'est lié à un état de notre culture. D'une fa­çon certes caricaturale et dramatique, les « toxicomanes » nous renvoient une image de notre situation sociale : nous croyons peu ou prou que le bien-être, le bonheur, est lié à une consommation adéquate (voir les res­sorts de la publicité quels que soient les pro-duits à vendre). Le citoyen contemporain (celui qui est « en crise » !) est d'abord un consommateur...
haut de page
Les addictions ne sont pas des problèmes de produits consommés, mais de comportement
       
        Et le soin ne sera vraiment efficace que s'il permet de changer de comporte-ment de fond. C'est un programme bien plus vaste que simplement d'arrêter de boire ou de fumer. Et les comportements à problèmes des toxicomanes (dont les alcoolo-dépendants) n'ont pas leur origine dans leurs produits (même si ceux-là n'arrangent rien !). Les comportements addictifs sont des révélateurs de « problèmes » plus profonds.
haut de page
En consommateurs avertis nous voudrions pouvoir classer les produits en bons, moins bons et pas bons du tout
        C'est souvent une fausse piste. Tout peut dépendre de l'usage qu'on en fait, du comportement qu'on a. Vouloir faire des classements de drogues ne peut mener qu'à une impasse. Aucun message soit disant de préven­tion qui ne porterait que sur une connaissance des produits ne peut avoir d'autre efficacité que celle de persuader ceux... qui n'en avaient pas besoin.
Cela ne veut pas dire que les produits in­criminés dans ces comportements soient finalement peu dangereux
le tabac tue un fumeur de plus de 30 ans de pratique sur deux. Les boissons alcoolisées prises pendant la grossesse, même de façon très modérée(*3), peuvent entraîner un « syndrome d'alcoolisation fœtale ». Nous le savons maintenant de façon formelle, d'où la consigne nouvelle : pas même une goutte pendant la grossesse!
La situation d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle des années 1970
        Je ne connais pas aujourd'hui de consommateurs de « drogues »qui se revendiquent d'un « hédonisme », d'un mode de vie basé sur une idéologie etc... Ce que je connais par contre, et en grand nombre, ce sont des gens qui ont trouvé là de quoi gérer (très mal!) une situation de mal-être.
Le discours standard sur l'adolescence et le nécessaire goût pour les conduites à risque est « à côté de la plaque »
       Si des ados (et pas seu­lement eux) se mettent dans des conduites ris­quées, ce n'est pas pour le risque, mais pour le bénéfice tiré de ces situations de saturations sen­sorielles (exemples : la sono à fond, le scooter plein pot et sans casque, les ivresses...) : dans ces situations l'instant est cristallisé, l'angoisse du temps qui m'échappe disparaît, je ne « cogi­te » plus (comme ils disent). Derrière les (et pas à cause des) addictions on trouve très souvent une incapacité à se situer dans le temps.
La meilleure prévention contre les addictions s'ignore et ne peut pas être comptabilisée dans des lignes budgétaires
       ad hoc : c'est tout ce qui permet de rendre capable de mener des projets, de se situer dans le temps et l'espace, dans une généalogie et une histoire, de rendre apte à la relation avec des tiers. Vaste program­me où nos traditions éducatives (familiales, sco­laires, sportives, religieuses, des mouvements de jeunes et centres de loisirs) ne sont pas si dé-munies que cela pour peu qu'on y prête atten­tion et qu'on lève le nez de l'ambiance générale du goût pour le prêt à consommer et le « fun ».
François Cordier

(*1) Ce mot se répand dans la littérature technique et/ou officielle depuis le premier plan gouvernemental de lutte contre « les drogues et les toxicomanies » en 1999. Il vient du verbe s'adonner et désigne un com­portement dont on ne peut pas se passer comme consommer une substance capable de provoquer une ivresse; mais on parle d'addictions aux jeux de hasard, d'addictions alimentaires (boulimie ou au contraire anorexie), d'addictions au sport (quand ça devient un besoin qui passe avant tout) etc.

(*2) Disponible sur le site officiel :
www.drogues.gouv.fr

(*3) Les risques pour le développement mental ou neu­rologique de l'enfant ont été observés à partir de deux verres par jour (sources sur :
http://www.senat.fr/commission/femmes/fem040625.html)

.
Événéments et Foi
Reconstruction religieuse au Kosovo ?

        Malgré les soldats des forces de l'OTAN (KFOR) chargés de protéger les enclaves serbes du Kosovo, des violences contre les Serbes s'étaient déclenchées en 2004. Le bilan a été lourd : 19 morts, 900 blessés et 35 églises et monastères orthodoxes détruits ou endommagés. Certains de ces édifices avaient plusieurs siècles attestant de la présence des Serbes au Kosovo depuis fort longtemps.
Une Commission pour la mise en œuvre de la reconstruction (RIC) avait été alors créée. Elle a permis qu'en 2006, huit de ces églises soient reconstruites pour un coût total de 2,3 millions d'euros. Les travaux prévus en 2007 s'élèveront à 2,9 millions d'euros. Le but final est de tout restaurer.
haut de page

Benoît XVI et Bartolomée 1er :
même combat

        Le pape et le Patriarche orthodoxe de Constantinople se sont rencontrés début décembre. Ils ont fait une déclaration commune: « Actuellement, devant les grands dangers concernant l'environnement naturel, nous voulons exprimer notre souci face aux conséquences négatives pour l'humanité et pour la création tout entière qui peuvent résulter d'un progrès économique et technologique qui ne reconnaît pas ses limites. En tant que chefs religieux, nous considérons comme un de nos devoirs d'encourager et de soutenir tous les efforts qui sont faits pour protéger la création de Dieu et pour laisser aux générations futures une terre dans laquelle elles pourront vivre. » Le 10 juin 2002, déjà, avec Jean-Paul Il, Bartolomée 1er avait signé une déclaration commune dite « déclaration de Venise » pour la sauvegarde de l'environnement. Le ton du document était alarmant : l'homme détruit l'harmonie originale de la création.

« Assez de sang et de larmes
au Proche-Orient ! »

        C'est l'appel que viennent de lancer les présidents et responsables de mouvements interconfessionnels (Acat, Cimade, CCFD, Justice et Paix France, MIR, Secours-Catholique, etc.) aux dirigeants des grandes nations à propos de la situation au Proche-Orient : « Nous demandons que soit réunie dans les plus brefs délais une Conférence internationale qui aurait pour objectif de mettre fin à ce conflit en rendant effective l'existence des deux États d'Israël et de Palestine ». Vous pouvez, vous aussi, témoigner votre soutien à cet appel en vous connectant sur internet
au site paxchristi.cef.fr

Le blog : un nouveau média

        Un blog est un mini-site internet personnel, journal de bord ou journal intime. Il est très prisé en ce moment des hommes politiques qui en font une véritable arme électorale. Le blog va devenir dans les années à venir un média comme les autres avec lequel il faudra compter affirme Alexis Helcmanocki, Directeur du pôle Technologies de l'information chez Ipsos. Fin septembre 2006, il y avait de par le monde 60 millions de blogs ! La France est très bien placée en Europe avec 7% d'internautes ayant un blog, la moyenne européenne étant de 3%.

Clercs et footballeurs

        Prêtres et séminaristes de Rome vont troquer leurs habits par des survêtements et des chaussures à crampons pour disputer en 2007 la Clericus Cup. Il s'agit d'un championnat de foot entre équipes de religieux. Selon une note publiée par le journal sportif italien « La Gazzetta dello Sport» c'est une idée du secrétaire d'État au Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone. Le cardinal, fin connaisseur et grand passionné de football, lorsqu'il était archevêque de Gênes, avait coutume de commenter les matches du Genoa et de la Sampdoria à l'antenne d'une chaîne de télévision locale. Le cardinal a toutefois démenti l'idée qui lui avait été prêtée de vouloir créer une équipe de foot de l'État du Vatican !

 

Mais d'où nous vient
cette violence . . .

      En ce début d'année, le service de for­mation du diocèse de Blois entame un cycle en organisant trois journées centrées sur la violence.

Le 20 janvier

La première aura lieu le 20 janvier avec la présence de Jean-Marie Petitclerc.
       
II s'agit de la violence telle que nous entendons parler dans les media et aussi celle que chacun peut vivre ou faire vivre.
      Jean-Marie Petitclerc est prêtre et éducateur. II a écrit de nombreux livres sur le sujet dont les deux plus récents sont : « Mon combat contre la violence », Bayard, 2005 et « Les nouvelles délinquances. Violences urbaines et réponses éducatives », Dunod, 2005. Il est également chroniqueur à la revue « Panorama ».
      Spécialiste de l'univers des banlieues, il s'est investi notamment à Chanteloup les Vignes, puis à Argenteuil. II sait que l'agressivité est tapie en chacun de nous, et que la convivialité et la paix ne sont pas naturelles. II se propose de distinguer trois types de violence : le cri d'explosion émotive, le besoin d'être reconnu, la violence pensée (mode d'action) pour intimider ou pour racketter. II nous rappelle aussi que le contraire de la violence, c'est le respect. II indique les trois endroits où il faut combattre cette violence : la famille, l'école et la rue. Le jeune est façonné et in­fluencé par ces trois cultures.
      Il constate : « Le combat contre la violence, tellement inscrite dans le comportement humain, est un combat sans fin. L'important est de ne pas se laisser envahir par elle, il faut donc la combattre ».

      Le 20 janvier est au coeur de la Semaine pour l'Unité des chrétiens. Au terme de la réflexion sur la violence, un temps oecuménique est proposé (dans le même lieu) de 18hà21 h: 18 h - 19 h : échange et partage - 19 h : célébration oecuménique -19 h 30 : repas.

Les 10 et 11 février

      Une formation avec l'ACAT adressée à des adultes qui encadrent des jeunes.
       Le thème : Vivre et faire vivre les droits de l'homme ».
       L'objectif de cette session est de découvrir que le respect des droits de l'homme est une exigence de la vie chrétienne. II s'agit de proposer des idées d'animation " à ceux qui encadrent des jeunes pour leur permettre de découvrir leur responsabilité dans ce domaine.
       Cette session concerne toute personne chargée de mettre en œuvre l'animation de groupes de jeunes (aumôneries, catéchèse, animateurs en milieu scolaire et extra-scolaire, scoutisme,...)
       L'A.C.A.T., association œcuménique, souhaite vivement que les sessions s'enrichissent de la présence de participants des différentes confessions chrétiennes.

Le 6 février

         Enfin le 6 février se tiendra une matinée de réflexion réservée aux prêtres sur la façon de parler du péché dans les homélies.
Pour participer à l'une ou à plusieurs de ces sessions il faut contacter de toute urgence le Service diocésain de formation permanente 5, rue d'Artois - 41000 Blois - tél/fax 02 54 57 26 67 - mèl : formation@catholique-blois.net

 

Au COEUR de la FOI
Il est ressuscité des morts - 3/3
Faisant suite à celle du mois dernier, voici une nouvelle méditation sur le thème de la Résurrection

      A ces mots de «résurrection des morts », les uns se moquaient, d'autres déclarèrent : « Nous t'entendrons là-dessus une autre fois ».

      Il ne s'agit pas de la dernière émission de Thierry Ardisson ou de Marc-Olivier Faugiel. Nous sommes dans les années 50, pas 1950 mais 0050 ! Paul, le disciple de Jésus de Nazareth, vient de quitter l'agora, la grande place publique d'Athènes, « où les habitants et les étrangers en résidence dans la ville passaient le plus clair de leur temps à raconter ou à écouter les dernières nouveautés. » En moins pressé on se croirait aux Champs Élysées. C'est dans ce cadre que Paul vient d'annoncer «Jésus et la Résurrection ». Alors on l'a entraîné devant le grand conseil, l'aréopage, une sorte de conseil « universitaire » car on voudrait bien savoir ce que veulent dire « ces propos étranges ». Paul commence en leur parlant de Dieu. Ils sont habitués. D'innombrables statues des dieux décorent leur ville. Il leur parle aussi de Jésus. Pas de problèmes jusqu'au moment où, une nouvelle fois, jaillit le mot tabou « Dieu a accrédité Jésus en le ressuscitant d'entre les morts ». Actes 17/31. C'est alors un beau chahut. La conviction du témoin n'en est pas ébranlée. Quelques mois plus tard il écrira sur la « folie « de Dieu » dont il ajoutera qu'elle est plus sage que la sagesse des sages.
C.P.

Aujourd'hui l' Évangile

      Le vin des noces était épuisé. Marie glisse à l'oreille de Jésus : « ils n'ont plus de vin » Jésus lui rétorque un peu sèchement: « Que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore arrivée ». Marie sans se décourager dit à ceux qui servaient: « Tout ce qu'il vous dira, faites-le. »

Récit de l'Évangile du dimanche 14 janvier : les noces de Cana
-Jean 2,1-11

      Étonnant dialogue entre Jésus et sa mère et malgré ses réticences Jésus va céder à Marie, sa mère. Elle sait, toute intuitive, qu'il va se passer quelque chose. En effet, Jésus change l'eau en vin, et à profusion... six cuves emplies à ras bord ! C'est le premier miracle de Jésus, le premier acte de sa vie publique. D'emblée Jésus donne là toute la signification de sa mission sur cette terre : au-delà de Cana, le vin c'est le vin de fête,... et le meilleur. Il va le faire couler à flots, car ces noces, ce sont celles de l'Alliance, les noces de Dieu avec son peuple scellées sur la Croix. Dieu nous a envoyé son fils pour nous réconcilier avec lui.
      Marie en prononçant son « oui » à l'annonciation a engagé l'humanité derrière elle. Elle a enfanté Jésus dans la vie des hommes. C'est sur son injonction que Jésus va faire son premier miracle, elle va « enfanter » Jésus dans la manifestation publique de sa divinité.
      La puissance d'intercession de la mère de Jésus nous est démontrée là. Lorsque nous la prions, elle, la première en chemin, ce n'est pas en vain. Et notre confiance s'en trouve confortée et renouvelée.

François Guignard.
 
 

Une journée pour les soignants

 

       Le dimanche 11 février 2007, fête de Notre-Dame de Lourdes et journée des malades, l'Église de France met l'accent sur les soignants. « Il est important que le diocèse de Blois s'inscrive dans ce mouvement » indique le Père DESAUNAY, dé-légué diocésain à la Pastorale de la santé, « et que toutes les messes dominicales des différentes paroisses du diocèse mettent la pastorale de la santé au cœur de la célébration ».

       D'une manière particulière, Monseigneur de Germiny présidera la messe de 11 heures à la cathédrale de Blois, et tous les soignants du diocèse y sont spécialement invités.

       Elle sera suivie pour ceux qui le désirent d'un temps de rencontre et de réflexion à la maison diocésaine, sur notre approche des malades et de la maladie.

        Toutes les personnes du diocèse qui œuvrent professionnellement au service des malades sont chaleureusement invitées à participer à cette journée.

Renseignements complémentaires
auprès des Docteurs Jean-Marc et Lucienne Beaufils
8, av. des tilleuls, 41260 La Chaussée-Saint-Victor.
Courriel : jean.marc.beaufils@libertysurf.fr - Tél. 06 80 01 48 46

 
 

Témoignage

Un regard sur « une boîte en plus »

         L'opération « Boîte en plus » est organisée au début de chaque hiver par les Banques alimentaires. C'est une collecte qui a lieu à la sortie des super-marchés destinée à recevoir des clients un don de denrées alimentaires en faveur des plus démunis. Voici le témoignage d'un «collecteur» bénévole.
         C'est la première fois que je participais en tant que bénévole à cette opération. Ala suite de circonstances personnelles, je suis très sensible aux regards que l'on reçoit et cela m'oblige à essayer de vivre de la manière dont le Christ portait son regard tel que nous le révèle les Evangiles. J'avais peur que mon sourire et mes remerciements aient un style « commercial », mais j’ai été vite pris par cette ambiance de fraternité.
         Le rapport des chrétiens à l'argent n'est pas facile : comment rester raisonnable ? En pensant au regard d'amour qu'avait eu le Christ vis-à-vis du jeune homme riche j'ai réussi aussi à l'avoir pour les personnes qui s'esquivaient en faisant semblant de ne pas nous voir. J'ai failli juger cette personne qui m'a donné un petit paquet de pâtes acheté dans la catégorie la moins chère.

         Au début j'ai été très étonné que les donateurs attendent un geste, une parole de notre part mais en fait c'est un signe de solidarité, on a besoin d'être encouragé, reconnu. Un homme n'était pas au courant, il n'avait pas fait attention à l'entrée. II m'a demandé des explications et il m'a proposé que je prenne dans son caddie ce qui me paraissait le plus utile. Je lui ai dit que c'était un « don » et que c'était à lui que revenait de faire ce geste. II me remit une bouteille de bon vin.
         C'était émouvant aussi de voir ces personnes, qui, ayant acheté quelque chose pour le donner, l'avaient oublié. En nous voyant elles étaient obligées de plonger dans le caddy car évidemment c'était au fond ! Des parents faisaient faire le geste par leurs enfants pour les habituer à être généreux.
         Auparavant, je me demandais quelque fois si le message du Christ était encore entendu. Je n'en doute plus avec ce que j'ai vu et récolté !

M.R.

 

Réformer le Bac

       Le baccalauréat est toujours d'actualité et dès qu'on semble y toucher, les tollés explosent. Ne peut-on rien améliorer ?
       Le baccalauréat remonte au XlXème siècle. Il sanctionnait la fin des études secondaires. Pendant très longtemps, le pourcentage de bacheliers resta très bas et les filles n'y eurent accès que bien plus tard. Encore en 1960, on comptait environ 10% de bacheliers par année.


Un diplôme de bachelier ès-Lettres de 1851
Le bac se passait en deux parties

       Un « bac 1ère partie » se passait en fin de première. II comprenait l'ensemble des disciplines (4 ou 5 à l'écrit, les autres à l'oral si l'on était admis à l'écrit) et donnait lieu à des mentions comme le bac actuel. Certains élèves s'arrêtaient là. Les autres passaient en terminale et se présentaient au bac « 2e partie », selon des modalités semblables. Pour chaque partie une session de rattrapage avait lieu en septembre, selon les mêmes modalités (*1).
      Ce bac ouvrait certaines portes, et sa relative rareté lui donnait une valeur certaine. Il permettait d'entrer à l'université, où la première année (propédeutique) était probatoire pour la suite des études. Il était aussi un « brevet de capacité » pour enseigner en primaire. Il permettait aussi de s'intégrer dans la vie active.
haut de page
      Tout cela correspondait à une société différente de la nôtre. Les lycéens passaient moins (ou pas !) de temps devant la télévision, les sorties étaient plus rares, et nombreux étaient ceux qui lisaient beaucoup pour se distraire. Les études étaient un long parcours, mais on y évoluait avec sérénité.
        II y avait trois bacs :
Philosophie-Mathématiques ;
Elémentaires-Mathématiques
et Technique, auxquels s'ajouta dans les années 1950 le bac
Sciences Expérimentales.
      Quatre sortes de bac, assez peu de candidats : l'organisation des deux sessions restait assez facile à gérer (écrit groupé sur deux jours, trois au plus).
haut de page

Le premier changement

constaté aujourd'hui est d'abord quantitatif : nombre de candidats (environ 750 000), nombre de bacs (plus de trente, et encore démultiplié par un vaste choix d'options). Le problème posé est très concret : comment organiser l'examen ? Très vite, on supprima la deuxième session (septembre) sauf cas de force majeure (santé...). La « première partie » a été supprimée, seule, l'épreuve de français « anticipée » en est un vague souvenir. L'oral est devenu un oral de rattrapage.
haut de page
On a étalé dans le temps : certaines épreuves sont passées très tôt (mai), la philo début juin (délais de correction obligent). Une imposante équipe prépare les sujets six mois à l'avance. Il faut mobiliser les lycées Centres d'examen début juin; les autres classes sont alors en congé. D'ailleurs leurs enseignants sont aussi mobilisés pour l’examen, écrit et oral…
        On comprend que l’ensemble est devenu très complexe… et très coûteux. (Il y a quelques années, un roman fiction s'intitulait « le baccalauréat n'aura pas lieu », et imaginait que l'énorme machine se grippait...

Un second changement

        Un second changement sensible est celui de la société qui influe directement sur les lycéens. Les sollicitations extérieures se sont multipliées, et les facilités d'accès aux loisirs, sorties, jeux, vidéos, sont grandes. On ne fait plus ses études secondaires de façon quasi monacale ! De plus, la scolarité est jalonnée de paliers, tous décisifs : passages, choix d'options, orientations... qui génèrent à chaque fois une tension nouvelle. La population lycéenne s'est multipliée aussi, et beaucoup d'élèves, il faut bien le dire, n'auraient pas eu accès au lycée en 1960. On ne saurait se plaindre de ce plus vaste accès aux études, mais l'hétérogénéité qui en découle ne facilite pas les choses.
      Quant aux « portes » ouvertes, il n'y a plus guère que l'université. Seuls les bacs techniques ou professionnels permettent un passage dans la vie active. Bon nombre d'écoles ne recrutent que sur dossier, ou avec mention au bac.

Difficultés d'évolution

       On comprend facilement que chaque tentative de changement est difficile, et chaque ministre s'y est heurté depuis des années. On voudrait éviter la fermeture précoce des établissements (d'où l'idée de limiter le nombre d'épreuves finales, et l'idée du contrôle continu) ; on craint alors les disparités entre lycées, les pressions sur les enseignants ; peut-être même y en a-t-il qui craignent de ne plus percevoir les indemnités d'examen (pourtant modestes et souvent bien tardives). Les lycéens craignent de ne plus s'y retrouver (et peut-être que les plus paresseux redoutent d'être obligés à plus d'assiduité...). On voudrait assurer pour tous des acquis fondamentaux, mais on craint l'établissement d'un « smic » culturel. Il y aurait tant à dire...
À l'étranger

       Un regard vers l'étranger peut-il nous éclairer ? Les uns ont généralisé le contrôle continu ; d'autres ont mitigé les deux formules ; les uns ont un système très décentralisé, souvent même au niveau des établissements ; d'autres ont un modèle proche du nôtre. Quel que soit le pays, leurs étudiants ne nous sont pas inférieurs, et les disparités régionales ou locales qu'on redoute sont les mêmes que chez nous...

Réforme possible ? Jusqu'à quand ?

 

Claude Beaulande

 

(*1) De bons élèves ont ainsi pu passer deux bacs la même année = 1er en juin, l'autre en septembre !

 
 

Ces saints qui ont jalonné
l'histoire de l'Europe

Saint Benoît

       Au moment où l'on parle des racines chrétiennes de l'Europe, il me semble bon d'aller à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui nous ont précédés au cours des siècles et qui ont, par leur foi, façonné notre histoire. Ils ont pour nom : Benoît, Cyrille et Méthode, Brigitte de Suède, Catherine de Sienne, Élisabeth de la Trinité, Édith Stein. L'Europe a été placée sous leur patronage par les papes qui se sont succédés depuis une cinquantaine d'années. A tout Seigneur, tout honneur, nous allons parler ce mois de Saint Benoît, le plus ancien d'ailleurs.

Benoît, le patriarche des moines d'occident

       Benoît naît en 490 à Nursie en Ombrie, une province de l'Italie centrale. Ses parents le destinent à une carrière administrative. Mais Benoît est un mystique. Il abandonne ses études et se retire dans une grotte près de la ville actuelle de Subiaco pour prier Dieu. II y reste 3 ans. Sa renommée d'homme de Dieu lui attire de nombreux disciples. Benoît les regroupe en douze petites communautés qu'il dirige... Vers 530, avec un groupe de jeunes disciples il s'établit entre Rome et Naples sur le mont Cassin et y fonde un monastère. II y rédige sa célèbre « règle monastique » qui encadre la vie spirituelle et matérielle des moines.
haut de page

       Nous allons donc fonder une école où l'on apprenne le service du Seigneur. En l'instituant, nous espérons n’y rien établir de rigoureux ni rien de trop pénible.
       Si toutefois nous allons jusqu'à un peu de rigueur, garde-toi de fuir, sous l'effet d'une crainte subite, la voie du salut dont l'entrée est toujours étroite; car à mesure que l'on avance dans la bonne vie et dans la foi, le cœur se dilate et l'on se met à courir la voie des préceptes de Dieu avec une ineffable douceur d'amour.

Règle de saint Benoît, extrait du Prologue

Benoît, l'Europe et la France

       Benoît est considéré comme le « Patriarche des moines de l'Occident ». Après sa mort, vers 547, son nom donne naissance à l'ordre des « Bénédictins ». S'y rattachent les moines de Cluny et ceux de Cîteaux. Le pape Grégoire le Grand, grand admirateur de la sagesse de Benoît, s'emploie à diffuser sa règle ce qui va contribuer au développement des abbayes bénédictines dans toute l'Europe. Charlemagne n'aura de cesse de promouvoir cette règle ; et son fils Louis le Pieux l'imposera à tous les monastères d'occident.
       L'abbaye de Fleury, sur les bords de Loire, au sud d'Orléans, fondée vers 630, adopte très vite la règle bénédictine. Mais, non contents d'avoir adopté cette règle, les moines vont en expédition chercher les restes de Benoît abandonnés au Mont-Cassin et les rapportent à Fleury en 672. Son tombeau est érigé sous le chœur actuel de l'abbaye, dans une crypte. La présence à Fleury de ses reliques, accompagnées de miracles, est à l'origine de nombreux pèlerinages ; et a donné à l'abbaye sa notoriété. Le village adopte par la suite le nom de Saint-Benoit-sur-Loire. En 1958, Saint Benoît de Nursie a été proclamé père de l'Europe et saint patron de la Chrétienté occidentale.

Sylvain de la Tourrasse
PS - Dans le prochain numéro, nous parlerons de saints Cyrille et Méthode.
 
 

La séparation de l'Église et de l'État

Votée en décembre 1905 par tous les parlementaires du Loir-et-Cher, appliquée à partir de 1906, la loi s'est traduite en Vendômois par : 

Un contexte local tendu

        Depuis les années 1880 les fermetures d'écoles congréganistes s'étaient multipliées et 30 écoles comptant quelques 3 000 élèves avaient disparu ou été laïcisées. II en fut de même des hôpitaux tenus par des religieuses. En 1904 « l'affaire des fiches », dénonciations d'officiers pour leurs opinions religieuses, concernant quatre militaires du 20e Chasseurs en garnison à Vendôme, fit scandale et donna lieu à une violente polémique.

Une application visible
        Les fameux inventaires des églises et de leur mobilier donnèrent lieu à des protestations nombreuses, voire à des violences : telle l'ouverture par la force de l'église de La Madeleine à Vendôme. Les églises furent finalement laissées gratuitement à la disposition des prêtres. Mais tous les biens des paroisses furent confisqués : rentes venant de fondations et de dons, lopins de terres louées, argent en caisse ; soit 545 000 F de l'époque, 1 850 000 € de nos jours.
        Le traitement des prêtres fut supprimé. Les presbytères, propriétés des communes, furent, pour environ la moitié, repris et leurs curés expulsés. Les autres presbytères furent loués aux curés qui ne purent tous supporter les loyers.Enfin quelques mesures contraignantes furent prises par des maires : interdictions de processions, autorisations obligatoires pour dire la messe.

Des conséquences durables

        L'Église réagit par l'instauration du Denier de l'Église qui demeure de nos jours. L'État et les communes assument la totalité des travaux d'entretien et réfection des églises, soit environ 250 000 € par an en Vendômois.

        Une étude complète et illustrée, réalisée par Michel de Sachy, sera publiée dans le Bulletin 2007 de la Société Archéologique du Vendômois.
 
Salon Religio

Du samedi 13 au lundi 15 janvier 2007, de 10h à 18h, Espace Champerret – 75017-Paris.
Ce salon s’adresse : à tout chrétien qui a besoin d'outils pour approfondir et mieux vivre sa foi (édition, médias, formation...);

  • à tous les laïcs engagés dans leur paroisse ou diocèse, dans l'enseignement catholique ou dans une association caritative;
  • à des professionnels : libraires, journalistes...
  • aux membres du clergé.
    haut de page
Mal - Violence - Péché

Le service de formation du diocèse entame un cycle en organisant trois journées centrées sur la violence.

  • La première aura lieu le 20 janvier avec la présence de Jean-Marie Petit-clerc. (Lire en page 2 de ce numéro). Il s'agit de la violence ordinaire, telle que nous entendons parler dans les media et celle que chacun peut vivre ou faire vivre. Le 20 janvier est au coeur de la Semaine pour l'Unité des chrétiens. A l'issue de cette réflexion, un temps oecuménique est proposé (dans le même lieu) de 18 h à 21 h.
  • Les 10 et 11 février une formation avec I'ACAT pour les adultes qui encadrent des jeunes. Le thème : « Vivre et faire vivre les droits de l'homme ». L'objectif de cette session est de découvrir que le respect des droits de l'homme est une exigence de la vie chrétienne.
  • Enfin le 6 février se tiendra une matinée de réflexion réservée aux prêtres sur la façon de parler du « péché » dans les homélies.

Pour participer à l'une ou à plusieurs de ces sessions il faut contacter de toute urgence le Service diocésain de formation permanente 5, rue d'Artois 41000 Blois
- tél/fax 02 54 57 26 67
- mèl : formation@catholique-blois.net

ÉCHOS
Cafés historiques en Région Centre
Janvier-février 2007
Centre Européen de Promotion de l'Histoire -3, quai abbé Grégoire 41000 Blois - Renseignement : Anne Piton-Guénéguès 02 54 56 85 27 ou
www.cafeshistoriques.com
Le Liber'thés - 21, avenue Wilson - 41000 Blois
Jeudi 25 janvier à 18 h 30 : Michèle RIOT-SARCEY, historienne, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 8 : Pouvoir et politique au féminin.
L'actualité nous incite à réfléchir sur le sens d'une ascension des femmes en politiques. Féminisme ou montée en puissance d'un « féminin » très singulier ?
Brasserie de la Halle - 18, place de la République - 41000 Blois.

Mercredi 14 février à 18 h 30 :

Frédéric AVAL, Maître de conférences en histoire contemporaine, École Normale Supérieure de Cachan – Italie : le spectre de la guerre civile de 1943 à nos jours.
L'opposition de deux blocs politiques, Démocratie Chrétienne et alliés vs Parti communiste et alliés, prend sous la République italienne des allures de guerre civile. La chute du Mur de Berlin met-elle fin à celle-ci ? Rien n'est moins sûr...
Ce café sera suivi de la projection, à 21 heures au cinéma Les Lobis, du film d'Ettore Scola Nous nous sommes tant aimés, avec la présence de Frédéric ATTAL.