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Le Christianisme
     Les racines de la foi chrétienne sont les mêmes que celle du judaïsme: Abraham, Isaac, Jacob, les prophètes. . . qui parlent au nom d'un Dieu unique, le Père Tout-Puissant, Dieu d'amour et de miséricorde. Mais alors que les juifs attendent toujours le Messie promis par les prophètes, les chrétiens l'ont déjà reconnu en la personne d'un homme apparu au cours de l'histoire, Jésus de Nazareth. Fils de Dieu, mis à mort cloué sur une croix et ressuscité comme il était annoncé dans les Écritures: tel est l'objet du " Credo " que proclament les chrétiens du monde entier. C'est de cette foi là que se réclame " Notre Vie ".     Les disciples, au soir de la mort de Jésus, désarçonnés par son échec apparent, se sont retrouvés réunis autour de Marie, sa mère. Alors Jésus, avec son corps de ressuscité, leur est apparu, a parlé avec eux, a mangé avec eux. Ces " apôtres " vont alors former le noyau central de la primitive Eglise qui se perpétue jusqu'à nos jours.
Jésus n'a rien écrit. Pas d'hagiographe, pas d'écrivain si ce n'est le témoignage de ses amis qui s'est transmis de génération en génération : ce sont les Évangiles. Ce Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité, est vivant aujourd'hui dans le cœur de tout homme. Il est vivant dans les sacrements et par sa Parole.
 
Le temps des divisions
      Mais, hélas, comme dans toute société humaine, de profondes divisions se sont produites au sein de cette Eglise au cours de l'histoire chrétienne. Elles donnèrent naissance à de puissants courants divergents.
      Au IVe siècle, des chrétiens orientaux se sont séparés à cause de conceptions intellectuelles et théologiques différentes à propos de la nature humaine et divine du Christ : ce sont les anciennes églises orientales qui rompirent avec Rome lors des conciles d'Ephèse et de Chalcédoine.
     Par la suite, en 1054, les Églises " orthodoxes " se sont séparées de Rome. Cela sanctionnait un refus de la prééminence de l'évêque de Rome ainsi qu'une querelle sur un ajout théologique dans le " Credo ".
        Au XVIe siècle naissaient les Églises de la Réforme. Ses principes (refus de l'autorité romaine, retour à l'EÉcriture et à la foi individuelle) ont conduit à la naissance de nombreuses églises à la suite de Luther, de Calvin, et à la crise entre le roi d'Angleterre et le pape qui donna naissance à l'Eglise anglicane. Plus proche de nous, des courants de Renouveau nombreux ont vu le jour (quakers, méthodistes, pentecôtistes, baptistes, évangélistes... etc) et sont répandus à travers le monde.
       Le catholicisme est le courant le plus important. Le nombre de catholiques dans le monde atteint le milliard. L'Église catholique romaine s'inscrit du fait de la succession apostolique et de ses évêques comme héritière de la première communauté chrétienne des apôtres réunis au Cénacle autour de Marie.
La recherche de l'unité
C'est au XXe siècle que se manifestent les premiers signes avant-coureur d'une unité qui se dessine autour d'un même point de convergence : le Christ, en fidélité à sa grande prière du Jeudi Saint, juste avant sa Passion ! " Qu'ils soient uns comme Toi et moi, Père, nous sommes un... ". Cette unité ne se fait pas sans efforts : c'est l'œcuménisme, travail inlassable de tous les chrétiens à la recherche de leur unité.
      En 1935 les catholiques instituent une semaine annuelle de prière pour l'unité. Les protestants créent un Conseil Œcuménique des Eglises, qui se réunit régulièrement. Jean XXIII dote l'Eglise catholique d'un Secrétariat pour l'unité. Le décret sur l'œcuménisme du Concile Vatican Il ouvre des voies d'un rapprochement dans le respect des différences.
      En 1965 le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras lèvent leurs excommunications réciproques. En 1995, Jean-Paul Il a des intuitions théologiques profondes en publiant son encyclique sur l'unité " Ut unum sint " (Qu'ils soient un.. .).
        Le 25 juin 1998, la fédération des Églises luthériennes et l'Eglise Catholique signent une déclaration commune accélérant le rapprochement de leurs points de vue théologiques. En avril 2001 une charte œcuménique européenne est élaborée par la Conférence des Eglises européennes, protestante, et le Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, catholique. L'unité est plus que jamais en marche et, au-delà de leurs différences qu'il ne faut pas nier, toutes les églises chrétiennes sont en accord sur la place centrale du Christ dans l'histoire du Salut, et sur l'existence d'un Dieu personnel trinitaire Père, Fils et Saint-Esprit
Sylvain de la Tourrasse