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Le titre "Notre-Vie" est adhérent
de la Fédération nationale
de la presse locale chrétienne :
FNPLC

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ÉLECTIONS : le Vote des Chrétiens
         Nous sommes entrés, comme cela arrive régulièrement, dans une période électorale. Les moyens de communication nous le rappellent si nous avons tendance à l'oublier. Comment s'y re­ trouver ? Sur quels critères le chrétien peut-il baser sa réflexion ? La religion fait-elle « de la politique », comme on l'entend dire à chaque épisode électoral ?

         Le christianisme a un contenu, et en partant de ce contenu le chrétien peut faire des choix. La doctrine chrétienne n'est pas indifférente. Pour elle, la création a un sens; l'être humain, créé à l ' image de Dieu (« Homme et femme il le créa » Genèse 1 27), a une place éminente dans l'univers et est appelé à la vie éternelle. La mort n'est pas la chute dans le néant, mais l'accès à une autre existence.

         L'homme a un rôle à jouer dans la création. Il vit en société. L'Évangile ne cesse de nous rappeler l'amour du prochain qui ré ­ sume tout le décalogue : respect d'autrui et de soi-même, respect de la vie, relativité des biens matériels ou des honneurs, sou-tien aux défavorisés, sens du pardon, recherche de la paix... La pureté du coeur y est mise en avant. Parle-t-on d ' égalité? Rap­pelons saint Paul : il n'y a plus ni homme ni femme, ni juif ni grec, ni esclave ni homme libre. Tout cela est évidemment « po ­litique », ce mot étant entendu comme l'art de gérer la société.

         Nous allons être abreuvés, gavés de programmes ou de décla­rations en tenant lieu. On peut légitimement les replacer face aux données du christianisme. Comment, dans ces programmes, sont respectées nos exigences chrétiennes ? Quelles valeurs y sont mises en avant ? C'est à chacun, dans le secret de sa conscience, de se dé - terminer face à ces questions. Nous serons seuls dans l'isoloir.

         Nos pasteurs pourront, et c'est à leur honneur, nous rappeler ce que proclame la doctrine chrétienne. Mais -et ce n'est ni une clause de style ni une échappatoire- le choix des personnes reste celui de chacun. Et c'est pourquoi il est légitime que des chré­ tiens, dans leur diversité et leur sensibilité propre, puissent se re ­trouver dans des choix différents. Certains penseront, se basant sur ce qu'ils connaissent, sur leur expérience vécue, sur la crédi ­bilité qu'ils accordent aux discours, que tel candidat est plus à même de faire évoluer notre société dans le sens qu'ils estiment le plus proche de leurs conceptions. D'autres, sur les mêmes cri ­ tères, opteront pour un autre, d'autres encore se demanderont si leur candidat aura la volonté ou la possibilité de progresser dans le sens qu'il prétend.

         Nos pasteurs pourront nous rappeler ce que dit l'Évangile. Ils ne nous diront pas : « Votez pour X ou Y ». Cela, ce serait leur choix personnel, qui les regarde.

Claude Beaulande

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Il y a vingt ans : ASSISE

Les leaders des grandes religions lançaient un appel pour la paix du monde

Le 27 octobre 1986, Jean-Paul Il réunissait à Assise, dans la cité de Saint-François, cent trente chefs religieux de toutes confes ­sions, venus du monde entier afin de prier, chacun dans sa tra­dition religieuse respective, pour la paix du monde. Ayant échangé un geste de fraternité ils lançaient un appel à tous les croyants pour être des artisans de paix ainsi que saint Fran­çois le demandait à Dieu dans sa prière.

L'appel d'Assise
« La paix est un bien auquel on ne peut renoncer même quand l'atteindre semble une entreprise difficile ou désespérée. Nous voulons aider chaque homme et chaque femme, les respon­sables des gouvernements à se détourner du pessimisme et dé-couvrir que l'espérance est tout proche si l'on sait vivre l'art du dialogue. Les religions habituent les croyants à vivre des valeurs de grande envergure jugées par beaucoup difficiles à mettre en pratique. Nous ne pouvons par renoncer à chercher la paix par tous les moyens. Tel est l'espoir que nous vous proposons ici, depuis la colline d'Assise, en demandant aux fidèles de nos com­munautés de prier et d'oeuvrer pour la paix ».
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Le prophétisme de Jean-Paul Il
Dans une lettre adressée à l'évêque d'Assise à l'occasion de la manifestation marquant le 20 ème anniversaire les 3 et 4 sep­tembre derniers Benoît XVI a tenu a souligné le caractère pro­phétique du geste de Jean-Paul II, alors que lui-même encore cardinal Ratzinger n'avait pas voulu se joindre à cette réunion, il y a vingt ans.

La Communauté Sant'Egidio
Immédiatement après la réunion d'Assise de 1987, la Com­munauté italienne romaine Sant'Egidio a pris la relève de ce que l'on appelle « l'Esprit d'Assise » en organisant chaque année dans des grandes villes européennes des réunions inter-reli­gieuses de prières pour la paix. Longtemps la France a atten­du son tour et c'est l'an dernier, au début du mois de septembre, que ce pèlerinage pour la paix a fait halte à Lyon. Cette année Sant'Egidio se devait de choisir Assise pour célébrer ce ving­tième anniversaire.

Sylvain de la Tourrasse.


Seigneur fais de moi un ouvrier de paix

Là où est la haine, que je mette l'amour
Là où est l'offense, que je mette le pardon
Là où est la discorde, que je mette l'union
Là où est l'erreur, que je mette la vérité

Là où est le doute, que je mette la foi

Là où est le désespoir, que je mette l'espérance
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Seigneur, faites que je ne cherche pas tant
d'être consolé que de consoler,
d'être compris que de comprendre,
d'être aimé que d'aimer,

parce que c'est en donnant que l'on reçoit,
c'est en s'oubliant soi-même que l'on se trouve,
c'est en pardonnant que l'on obtient le pardon,
c'est en mourant
que l'on ressuscite à la vie éternelle.

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ÉVÉNEMENTS
et FOI
 Les racines chrétiennes de l'Europe... toujours
     La chancelière allemande a rencontré Benoît XVI. À l'issue de l'entrevue la chancelière a confié à la presse qu'elle avait évoqué avec le pape la liberté religieuse et le rôle de l'Europe. Fille de pasteur, Madame Merkel a déclaré : «Je suis d'avis que nous avons besoin d'une « identité européenne » sous la forme d'un « contrat » de constitution et, selon moi, ce contrat devrait être lié au christianisme et à Dieu, parce que le christianisme a formé l'Europe de façon décisive ».
Une nouvelle cathédrale en Russie

       Le président russe Vladimir Poutine a souligné le 10 septembre la « renaissance » de la religion orthodoxe « de la mer Baltique à l'océan Pacifique » en découvrant la toute nouvelle cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Kaliningrad, ville proche de la Pologne et la Lituanie. Il ajoutait, avant que le chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Alexis Il, ne bénisse la nouvelle cathédrale : « C'est un grand événement pour toute la Russie, c'est un pas de plus vers la renaissance de notre culture religieuse nationale de la mer Baltique à l'océan Pacifique ». La première pierre de la cathédrale du Christ Saint-Sauveur a été posée en 1996.

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Reporters sans frontières...
mais avec risques.

      Le théâtre des guerres modernes ne se cantonne pas à l'utilisation des armes. Il déborde largement la scène médiatique. La ligne de front se situe aussi au niveau des images et des sons! Là où les journaux français envoient une équipe de trois ou quatre personnes (journalistes, cameraman, preneur de son, chauffeur), les Américains débarquent 80 personnes : journalistes, cameramen, preneurs de sons, interprètes, chauffeurs et gardes du corps ! La guerre a désor­mais un « front médiatique » qui coûte cher et en argent et en hommes : en Irak, depuis trois ans - chiffre inégalé jusqu ' alors - 103 journalistes ont été tués.

Un footballeur sanctionné
pour avoir fait un signe de croix

     Le gardien de but, polonais, de l'équipe de foot de Glasgow (les Celtics, traditionnellement catholiques) avait fait un signe de croix, ce qui a entraîné la colère de supporters de l'équipe adverse anti-catholiques (les Rangers, traditionnellement protestants). La justice saisie a rendu son verdict : un avertissement inscrit au casier judiciaire du gardien de but. Le porte-parole des évêques d'Ecosse a protesté : « Il est regrettable que l'Écosse semble se ranger parmi les rares pays du monde où faire ce signe simplement religieux est considéré comme une infraction ».

Diocèse de Paris
campagne pour le catéchisme

     Le diocèse de Paris recrute pour le catéchisme en cette rentrée par voie d'affiches. « Le catéchisme, un autre éclairage pour la vie » telle est l'accroche de l'affiche. «Aujourd'hui, entre le violon, le foot, les jeux vidéo, il n'est pas évident de caser le caté ! » constate l'archevêque de Paris. La campagne, avec un budget de 200 000 euros, vise les familles qui ne vont pas spontanément à l'Eglise. Selon son concepteur, elle mise sur « la soif spirituelle et la capacité d'émerveillement des enfants ». II est plus vital pour les enfants de choisir le Christ et son message d'amour plutôt qu'Harry Potier.

« Touchez pas au dimanche! »

     Sous ce titre le quotidien « Le Monde » du 7 septembre 2006 publie une lettre du père Michel Viot, le curé de St-Pierre de Cabochon à Blois, appelle à la « résistance » les chrétiens et les laïques contre la tentation de certains députés et sénateurs d'ôter au di -manche son caractère de jour chômé. « Il importe donc que se mobilisent tous les hommes ettoutes les femmes qui refusent d'être réduits à des bêtes économiques comme le voudrait l'ultralibéralisme » conclut le curé de Saint-Pierre.

Internet, quand tu nous tiens...

      Selon l'enquête semestrielle de l'institut Ipsos-Mé­ dias, plus d'un Français sur deux âgés de plus de 14 ans naviguent sur internet. Ils sont 27 millions. En un an, de juin 2005 à juin 2006, le taux de pénétration a augmenté de 10 points, passant de 44,1% à 54,6%. La facilité des jeunes à avoir accès à internet n'est pas sans poser quelques problèmes lorsque l'on sait qu'il y a plusieurs centaines de milliers de sites érotiques et pornographiques qui inondent le web. Il existe des moyens mis à la disposition des parents par les four­ nisseurs d'accès pour exercer un contrôle sur les sites visités par leurs enfants et leur en interdire l'accès si nécessaire. Un site vous renseignera :
http://www. linternaute.com/internetpratique/controle_pare n ta l

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http://www.notre-vie41.net
 
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QUARANTE ANS au CAMBODGE

Le jeudi 26 octobre, à la salle des fêtes de Vineuil, François Ponchaud, prêtre des Missions étrangères de Paris, viendra témoigner de ses quarante années de présence au Cambodge. Vous êtes tous invités à venir écouter cet ami de longue date. L'entrée est libre, venez avec vos amis. Votre présence sera votre forme, modeste, de soutien à ceux qui vont porter l'Evangile au loin.

      Avril 1975. François Ponchaud (mep), missionnaire français au Cambodge depuis plus de 10 ans assiste à l'évacuation totale et forcée de Phnom Penh par les Khmers Rouges. Nul ne sait ce que donnera la « révolution radicale » annoncée par les vainqueurs mais elle est considérée avec une certaine sympathie par l'opi­nion publique occidentale.
      Aussi, quelques mois plus tard, lorsque François Ponchaud rendra pu­ blics ses témoignages inouïs, il se heurtera à l'incrédulité générale. Ce n'est qu'au terme d'une lutte acharnée qu'il parviendra à faire entendre l'incroyable vérité dans la presse française, puis internationale : il s'agit d'un génocide dont les victimes se comptent déjà par centaines de milliers. Enfermé à l'Ambassade de France, il sera le dernier à être expulsé en Thaïlande.
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     Destin hors du commun de cet homme d'Église qui a choisi de plonger dans une culture khmère toute imprégnée de Bouddhisme. Depuis son retour au Cambodge, François Ponchaud a traduit la Bible en khmer. Travail gigantesque.

     Dans le pays tout le monde le connaît. II recueille les confidences, analyses, condense et écrit.

     Il ne cesse de dénoncer les scandales, comme les détournements de l'aide hu ­manitaire ou la mise à sac du pays par les puissances militaires mafieuses. Il a surtout entrepris avec les pauvres, un énorme travail de reconstruction spirituelle et des travaux de grande importance dans les domaines de l'irrigation, de la santé et de l'ins ­truction dans des secteurs où les ONG sont absentes, afin de lutter contre le désespoir d'un peuple martyrisé.

      Après sa conférence et après examen de quelques documents sonores le conférencier se prêtera à une série de questions-réponses. Un verre de l'amitié partagé avec les cambod­ giens du Loir et Cher suivra. Le père François Ponchaud repartira ensuite les jours suivants entamer sa 41 èm, année de mission en Extrê­me-orient.

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Au cœur de la FOI

II est descendu aux enfers

        Au temps du Christ les enfers, à ne pas confondre avec l'enfer, c'était le « séjour des morts ». Des dolmens aux pyramides en passant par les tombeaux de l'Est à Pékin on voit bien que le tombeau n'était pas seulement le lieu de l'ensevelissement, il était en même temps la porte vers un autre monde. Le monde de la mort.

     

      L'ensevelissement a toujours été vécu comme l'expression d'une certitude : l'homme est plus grand que son corps mortel... Malgré les apparences il est fait pour résister à la mort. L'imagination pouvait se donner libre cours dans la représentation de cet autre monde où étaient entrés les défunts. Le pauvre Lazare était dans le « sein d'Abraham ». Le mauvais riche dans « la géhenne ». Orphée allait chercher son Eurydice dans l'Hadès. Mais pour la foi chrétienne tous étaient privés de ce qui est l'essentiel : la vision de Dieu.
      Affirmer que Jésus est descendu aux enfers c'est affirmer que le Dieu fait homme va chercher l'humanité au lieu symbolique de sa plus grande séparation. La bonne nouvelle de l'Évangile ne vaut pas seulement pour les vivants, elle vaut aussi pour les morts de tous les siècles. Le chemin vers Dieu est ouvert pour tous.

C.P.
 
Aujourd'hui l'ÉVANGILE

Il bondit vers Jésus
Marc 10, 46-52

Évangile du dimanche 29 octobre
(30e dimanche du temps ordinaire).

      « Un mendiant aveugle appelé Bartimée (le fils de Timée) était assis au bord du chemin »... Cet homme porte tout le poids du handicap : personne ne le remarque, personne pour l'aider: une quasi malédiction pèse sur lui.
        Bartimée est aveugle, c'est la fatalité, on ne peut rien pour lui. Sachant que Jésus passait par là, il l'appelle à plusieurs reprises. On lui demande de se taire : il dérange!

      Jésus l'entendant dit : «Appelez-le ». Revi­ rement de situation : Jésus, lui, s'intéresse à Bartimée. «Rejetant son manteau, il bondit et vintà Jésus »; Bartimée aussitôt jette le manteau de sa pauvre vie, tellement lourd. On a l'impression que l'aveugle reçoit la force de se débarrasser de cette médiocrité qui le plonge dans l'obscurité chaque jour un peu plus.

      Enfin quelqu'un qui ne pose pas de question sur son handicap mais qui au contraire demande ce qu'il peut faire pour lui. La réponse ne se fait pas attendre : « Fais que je voie de nouveau». Avait-il perdu la foi? Etait-ce cela le poids de son manteau ? Jésus rassure : « Vas, ta foi t'a sauvé ». Cette rencontre provoque chez l'aveugle une conversion radicale : il voit ; c'est la lumière après la nuit. Bartimée suivra Jésus, sur cette route où il s'était arrêté de marcher.

     C'est le miracle opéré chaque fois que l'on permet à ses semblables d'enlever le manteau de la solitude. Celui qui vit renfermé sur lui-même, a forcément les yeux fermés.

Gaby Leymarie.
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GROUPE de PRIÈRE : AUMÔNERIE d'ENTREPRISE
Témoignage

« Le monde n'est pas toujours un obstacle à prier pour le monde.
Si certains le quittent pour le soulever vers le ciel,
d'autres s'enfoncent en lui pour le hisser, avec lui, au même ciel
»
(Madeleine Delbrêl).

      Depuis plus d'un an maintenant, nous nous retrouvons tous les premiers vendredis de chaque mois en la paroisse de Saint-Pierre de Cabochon, pour prendre un temps de prière d'une demi-heure à l'heure du repas.
     Notre démarche répond à un souhait de faire vivre l'Amour de Dieu au coeur de notre vie professionnelle, quelle que soit la nature de notre travail (salarié, profession libérale, entreprise, institution privée et public...). Nous prions ensemble pour simplement apprendre à aimer : être attentif à ceux que nous côtoyons au travail, prendre des décisions avec discernement, vivre jusqu'au bout nos convictions, reconnaître nos limites et demander la grâce de Dieu. Nous prions ensemble pour simplement confier à Dieu ceux avec qui nous travaillons : collègues, responsables, collaborateurs, clients; pour confier à Dieu ces petits bouts de vie humaine dont nous sommes témoins : maladie d'un collègue ou de son proche, incompréhensions des uns, conflits des autres, rancoeurs, inquiétudes professionnelles,...

     Nous prions ensemble pour simplement repartir dans notre travail avec le plein d'Amour, prêt à vivre Dieu dans l'épaisseur de notre vie profes­sionnelle.

     Après chant, lecture du jour, temps de silence et intentions libres, notre prière s'achève par la prière de saint François d'Assise : « Seigneur fais de nous un instrument» (voir en page 1) pour que notre lieu de travail soit un lieu d'Amour.

 

Le premier vendredi de chaque mois
12 h 45 - 13 h 15, St-Pierre de Cabochon.
Renseignement :
Fabien Rouillon (02 54 79 31 54),
Thierry Lemoine (06 86 80 92 32).

 

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Une JEUNE CHORALE DIOCÉSAINE
pour les 15-25 ans

L'association EVAD vient de créer une chorale départementale jeune afin d'animer des messes dans le diocèse. Le répertoire de cette chorale sera très large, afin de pouvoir s'adapter plus aisément aux paroisses. Cette expérience permet, en l'occurrence de pouvoir faire des rencontres entre aumôneries qui ne se contactent que très rarement, à part pour des voyages tels que Taizé.
Les répétitions ont déjà commencé pour le point d'appui de Romorantin. Les jeunes de cette paroisse serviront de piliers dans cette chorale diocésaine.

Le désir de pouvoir attirer plus de jeunes à la messe est grand. C'est pourquoi nous avons fondé cette association à but caritatif, mais qui nous espérons permettra de financer les frais occasionnés par les déplacements et les représentations de la chorale.

Maintenant nous allons démarrer cette action en espérant de tout coeur votre aide et votre soutien ; et que grâce à vous, beaucoup de jeunes de vos paroisses participeront à ce projet.
À partir du samedi 7 octobre, notre chorale répétera à Blois, à l'église Saint-Pierre, 76, rue de Cabochon afin de pouvoir regrouper des jeunes venant de tout le diocèse.

Les répétitions auront lieu un samedi sur deux, de 9 heures à midi.

Mathieu Bonnin, président de l'association.
Contact : Association EVAD 23, rue Lucien Gigaud - 41200 Romorantin.
Mathieu Bonnin 06 84 55 17 47
ou Matthieu Portevin 06 68 56 70 55 - http://evad4l.ifrance.com

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La Famille jusqu'au bout

      En l'an 2000, un article de « La Vie - hebdomadaire chrétien d'actualités » relatait le choix d'une famille corrézienne terriblement marquée par le handicap en série. Après le décès de leurs parents, Urbain, en accord avec Yvette son épouse, avait décidé de prendre en charge à domicile ses quatre frères handicapés mentaux et moteurs depuis leur naissance. Ses trois soeurs et lui-même étaient les seuls bien-portants de cette famille de huit.
      Autrefois, avant que les parents ne meurent, on n'en parlait guère. En fait on le cachait... et celle qui écrit ce papier est née à 5 km de là et l'ignorait! C'est dire combien la famille d'Urbain portait sa croix dou­loureusement et dans le plus grand secret. Je connais des mamans qui se sont sacrifiées à vie sans l'aide de personne, hors de la vue des biens- portants, ne sortant jamais avec leur enfant.

     Mais voilà qu'Urbain et Yvette ont décidé de vivre autrement et au grand jour, prenant les grands moyens, se faisant aider par les soignantes plusieurs fois par jour, sortant leurs frères aux premiers rayons du soleil, s'organisant pour les repas qu'ils leur donnaient avant de prendre le leur, les gardant toujours près d'eux dans tous les repas de famille... J'affirme - je les ai vus sourire - que ces handicapés vivent dignement leur handicap parce qu'Urbain et Yvette ont su eux-mêmes garder le sourire. Impossible au milieu d'eux tous d'être tristes ! Ici, on ne parle pas de tout ce qui va mal dans le monde. Un quotidien arrive dans cette maison mais on ne s'attarde pas sur la nécrologie... En les quittant, je les trouvais moins handicapés qu'en entrant chez eux, peut-être parce que j'ai la chance inouïe de pouvoir dialoguer avec eux en langue d'Oc ; c'est une porte ouverte pour échanger spontanément quelques mots ! Un cadeau : ils avaient changé mon regard !

      Quel grand coeur a-t-il fallu à Urbain et Yvette pour décider de se marier, de porter jusqu'au bout cette croix et d'oser eux-mêmes avoir deux enfants heureusement bien portants! Leur maison est propre, coquette. Il s'en dégage un certain luxe pour ce petit village rural. S'ils n'ont jamais de vacances, ils s'offrent au moins toutes les commodités offertes par le système de « l'aide aux aidants » (un hôpital à domicile bien conçu et à taille humaine). Ils sont bien dans leur tête, solides comme le chêne de cette région et fiers de dire : nos frères sont bien chez nous, n'est-ce pas ?

      À noter que les soeurs et leurs maris viennent tous les week-ends les aider. C'est cela le véritable esprit de famille qui n'abandonne jamais celui dont le poids de la vie est très lourd au quotidien... Quand il fait beau, les valides jouent aux boules et les autres se réjouissent de leurs exploits. Non, on n'est pas triste chez Ur-bain et Yvette.

Gaby Leymarie

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Débats ou monologues ?

      La mode est aux remises en cause. Il y a dans ces exposés successifs -qu'il s'agisse de l'esclavage, de la colonisation, ou plus près de nous de la guer­re d'Algérie- des aspects irritants. D'une part, on se contente d'affirmations unilatérales sans nuances (les nuances sont incompatibles avec les slogans); d'autre part, il manque à tout cela un minimum de recul historique qui de­vrait guider la réflexion; et enfin, on voudrait que la génération actuelle assume les erreurs du passé comme si c'était de sa propre responsabilité. Tout cela n'est pas très sain, même s'il est normal, avec nos yeux du XXI e siècle, de juger à notre façon les actions d'autrefois.
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      Oui, l'esclavage est une horreur, et chacun en convient. Encore faudrait-il l'étudier en son temps, en tous lieux, voire aujourd'hui. Oui, la traite négrière fut un fléau, mais commencé bien avant l'arrivée des Européens, et elle se poursuivit longtemps après eux (peut-être même encore aujourd'hui...). Les explorateurs de la fin du XIX e siècle racontent leur rencontre avec des cara­vanes d'esclaves à destination de Zanzibar et du Moyen-Orient. On sait que les rois africains guerroyaient pour alimenter ce trafic à leur profit. Et la chose n'est pas si ancienne au Soudan, où l'on razzie le Sud au profit du Nord... Il y eut plus de transferts vers l'Orient que vers les Américains. On oublie dans l'exposé les exactions des pirates barbaresques qui fournissaient en esclaves européens la « Sublime Porte » ottomane. Cela n'excuse en rien la traite négrière atlantique, mais le moins qu'on puisse dire c'est que toutes les puis­sances pratiquèrent l'esclavage à un moment plus ou moins long de leur histoire. Le savoir, c'est bien; le condamner aujourd'hui, c'est normal, mais partout, en tous temps et en tous lieux.

      Les colonisations (car il y en eut de diverses sortes) illustrent le même manichéisme. Oui, avec nos yeux d'aujourd'hui, elles paraissent pour le moins injustes. Mais l'instituteur, le médecin, le missionnaire, le docteur Schweitzer et le cardinal Lavigerie étaient-ils d'affreux colonialistes ? Oui, des populations ont été soumises, parfois maltraitées, et cela est inadmissible. Mais dira-t-on au petit garçon d'aujourd'hui que son arrière grand-père, médecin en brousse et qui sauvait des vies, était un malfaiteur ? Jules Ferry ou Léon Blum ne furent-ils que d'affreux coloniaux ? Et qui ne s'est distrait en son temps en lisant «Tintin au Congo » ?

       Que pensaient les hommes au temps de l'esclavage ou des colonies? Qu'aurions-nous pensé à leur place, dans leur cadre de vie, avec leurs informations? Montaigne, Las Casas, Montesquieu ont été des précurseurs dignes d'éloges, mais combien pensaient comme eux? II ne faut jamais juger les hommes d'autrefois avec nos regards actuels. Porter un jugement sur les actes, oui, mais sur les hommes?

       D'aucuns voudraient que la génération actuelle se considère comme cou­ pable et responsable du passé. Or, cette idée même est néfaste. Ezéchiel, déjà, luttait contre ce proverbe qui disait : « Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants ont été agacées ». Non, disait-il, chacun est respon­ sable de ses propres actes. Quoi qu'on pense de Papon, en quoi sa petite fille en est-elle responsable?

      Étudier l'histoire, en comprendre les évolutions, condamner ce qui nous paraît aujourd'hui mauvais, soit. Mais pour en tirer des leçons pour mainte­nant, et non pour vouer à la malédiction des gens qui n'y sont pour rien.

Claude Beaulande

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Météo et climatologie

      L'émission de télévision la plus regardée, la météo, dit tout de suite tout sur la température, la direction du vent, le soleil, la pluie, aujourd'hui, demain. Tout sur les phénomènes atmosphériques en un temps donné, en un lieu donné. Ce n'est pas là l'étude du climat. Dans la climatologie"' entrent en ligne de compte les mêmes éléments, mais dans la durée : température, pluie, vent, neige selon les saisons. Il y a la force calo ­ rifique du soleil, l'inclinaison de l'axe de la terre qui est la cause de l'inversion entre les deux hémisphères, et la rotation de la terre sur elle-même qui amène la dé­viation des vents et des courants marins. Et les variations dues au relief et à la nature des terrains.

      L'étude courante se fait à partir de la France : latitude 45°c à Bordeaux. Tout en climatologie, avec des différences de 1°c entre petit âge glaciaire (XVIIIe siècle) et optimum chaud (XIIIe siècle), se définit en moyennes. Les masses d'air plus chaudes venant des régions tropicales, ou plus froides venant du nord, déterminent des temps très variables, hivers doux et pluvieux, ou froids et secs, printemps capricieux, été chauds et orageux, ou frais et sec, ou frais et pluvieux. L'observation de ces phénomènes définit le climat. II est dit maritime à l'ouest, devenant plus continental vers l'est : étés plus chauds, hivers plus froids.

      Au sud du 30e parallèle dans l'hémisphère nord, au nord, ou dans l'hémisphère sud, se trouve une grande région caractérisée par de grandes sécheresses; on y trouve les grands déserts du globe. Par places, autour de la Méditerranée, et au sud de l'Afrique, règne le climat dit méditerranéen : hivers doux, étés chauds et secs, pluies violentes à l'automne et au printemps. Mention doit êtes faite de phénomènes : moussons en Asie du sud-ouest, vents alizés sur l'Atlantique nord. Récurrence des ouragans, dus à un abaissement anormal de la pression atmosphérique sur le Golfe du Mexique.

Le climat équatorial, qui couvre les bassins de l'Amazone, du Congo, Iles de la Sonde, constamment chaud de 26 à 28° c, avec 3 à 4 mètres de pluie, génère la fo ­rêt dense qui elle-même entretient un taux élevé d'hy­grométrie.

Le climat polaire, très défavorable à l'homme : froid toute l'année; le réchauffement climatique estival ne pouvant dégeler que quelques centimètres de terre. On a relevé en Sibérie les extrêmes absolus de températures : - 76°c en hiver, + 31°c l'été (moyenne : - 51°c et 15° c). L'air est sec et le vent souvent violent soulè ­ve des tempêtes meurtrières.

      À cette description succincte et classique des climats s'ajoute de nos jours des polémiques sur le réchauffement de la planète et l'effet de serre. La température moyenne s'est élevée de 0,5°c depuis 1850. L 'effet de serre est naturel et bénéfique : vapeur d'eau, gaz carbonique, méthane retiennent les infra-rouges émis par la terre et réduisent le flux d'énergie solaire : c'est heureux pour la vie terrestre. Mais le réchauffement climatique s'accélère depuis un siècle avec des conséquences néfastes : les glaces fondant, les niveaux des océans s'élève menaçant les villes littorales. Les tornades se multiplient. L'avenir est sombre.

D'autres études avancent des explications. L'activité solaire se renforce depuis 1720. Il n'y a pas d'éruptions

volcaniques répétées sauf en 1815 où l'explosion du volcan indonésien Tambora induisit en 1816 l 'année sans été. D'un avis plus général, le grand coupable serait la combustion du carbone fossile, charbon et hydrocarbures, l'accélération du réchauffement depuis une quinzaine d'années est bien en parallèle à la multiplication d'activités industrielles grandes consomma­trices de pétrole.

Les risques encourus par les sociétés humaines né­cessitent d'élaborer des mesures préventives : la plu- part des états adhérent au protocole de Rio en 1992, de Kyoto en 1997, d'Exeter en 2004, afin de réduire la part de l'humanité dans ce problème qui met en cause l'écosystème et, peut-être à terme, la survie de l'homme.

  M.L.Raulin

(1) On pourra lire avec intérêt le livre de Leroy-Ladurie :
Histoire humaine et comparée du climat du Xlll
e au XVlll e siècle, Fayard. (750 pages).

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ÉCHOS
Journée des chrétiens du monde
La Coopération Missionnaire avec la Pastorale des Migrants invite tous les chrétiens d'origine étrangère vivant dans le Loir-et-Cher à se retrouver le dimanche 15 octobre à Blois, à l'église Saint-Pier­ re de Cabochon :
• messe à 10 h 45 présidée par Mgr de Germiny, préparée et animée par les re­présentants des différentes commu­nautés;
• après la messe, verre de l ' amitié puis déjeuner-partage des différentes spé­cialités culinaires;
• après-midi récréative - fin de la jour-née, 16 h 30.
      Ce dimanche « lancera » la semaine missionnaire 2006 dont les temps forts seront la journée de prière pour la mission et pour le monde le mercredi 18 oc­ tobre et le dimanche mondial des missions le dimanche 22 octobre.
Secours Catholique Les Montils

L'antenne Cellettes - Les Montils - Cour-Cheverny vous invite à sa traditionnelle braderie d'hiver les 7 et 8 octobre de 9 h à 18 h, salle Bel-Air des Montils (vêtements adultes, adolescents, bébés - chaussures - jouets - brocante).

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Ensemble vocal Antoine Boësset
Concerts d'automne
      Après sa prestation au château de Chambord, lors de la Fête de la Musique, le 21 juin dernier, suivi d'un concert en l'église de Millançay, l'Ensemble vocal blésois Antoine Boésset, dirigé par Fran­ çoise Thauré, prépare ses concerts d'au ­tomne qui auront lieu :
•  le mardi 21 novembre, à 20 h 30,
en l'église de La Madeleine, à Vendôme
•  et le samedi 25 novembre suivant, à 20 h 30
en l'église St-Pierre de Cabochon, à Blois.
•  et le samedi 25 novembre suivant, à 20 h 30
en l'église St-Pierre de Cabochon, à Blois.

      Le progrmme de ces deux soirées, entièrement religieux, sera consacré en première partie à des choeurs polyphoniques anglais, accompagnés au piano par Séverine Le Jannou.
      En deuxième partie, la chorale inter­prétera, pour la première fois dans la région, le très beau Requiem de Butter, accompagnée par un groupe orchestral de 7 musiciens, avec la participation d'une jeune soprano de notre région blésoise : Adelie Cartier-Panot.

Le Centre de
documentation chrétienne :
une bibliothèque pour aujourd'hui

      Le Centre de documentation chrétienne (CDC) vient de rouvrir ses portes à la « Maison diocésaine » 1, rue de Berry, tous les mercredis de 15 h à 19 h. Cette bibliothèque est ouverte gratuitement pour consultation sur place ou (moyen­nant un chèque de caution) pour prêt à domicile.

      Sur les 7 000 ouvrages présentés dans les rayons, 90% ont été écrits après la libération, 50% après le concile de Vatican II et 25% depuis l'an 2000 ! L 'actualité est suivie grâce aux principales revues de spiritualité et de théologie auxquelles nous sommes abonnés.

      Au printemps dernier, le CDC a reçu près de 250 livres de la grande collection « Sources Chrétienne » qui met à notre disposition le dernier cri des recherches sur les Pères de l'Église et les auteurs anciens.

      La vocation de cette bibliothèque est essentiellement de mettre à la disposition des chrétiens d'aujourd'hui tous les ouvrages qui peuvent les aider à ré-pondre à leurs questions et à exercer leurs responsabilités, notamment dans les domaines de la transmission de la foi, du dialogue interreligieux et de l'action sociale. Destinée aux chercheurs? Oui, à tous les hommes qui, d'une ma­nière ou d'une autre, cherchent Dieu.
Jean Housset, responsable du CDC.
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